L’Ange des projections lumineuses, 1902–1903: Complete French Transcription

L’Ange des projections lumineuses (The Angel of Luminous Projections) was a monthly journal published at Lyon for the Œuvre des projections catéchistiques of Champtercier (Basses-Alpes), and edited by the abbé Georges Aillaud. This page gives the complete French text of the ten surviving issues, October 1902 to September 1903 — 198 pages.

New here? Start with the introduction to L’Ange des projections lumineuses — what the journal was, who ran it, where its slides came from, and how it stands in relation to the arrival of cinema.

Transcription note: prepared from the Bibliothèque nationale de France’s page images, not from optical character recognition, and checked word by word against the BnF’s own OCR wherever a text layer exists. Spelling, accentuation, capitalisation and punctuation follow the page, including where the printing is inconsistent with itself — this journal accents some capitals and not others, and occasionally sets a grave accent where French has none. Line-end hyphenation is silently joined. Running heads and the library’s digitisation marks are omitted; printed page numbers appear in the margin as [page n]. Matter in square brackets and grey type is editorial: it describes illustrations, ornaments, stamps and manuscript annotations, and marks the one reading that could not be established. The February, March and April 1903 issues have no BnF text layer and rest on a single reading. The full method is set out in the note on this transcription at the foot of this page.

The journal text was published in 1902–03 and is in the public domain. This transcription and its editorial apparatus are mine.


The ten surviving issues

October 1902 · November 1902 · December 1902 · January 1903 · February 1903 · March 1903 · April 1903 · May 1903 · June 1903 · September 1903

Numbers 10 and 11 — July and August 1903 — were never held by the BnF and do not survive. Pagination is continuous across the run, so any passage can be cited by its printed page.


October 1902

première année, no. 1, 15 October 1902; pp. 1–16. Back to the list of issues

[tampon : DÉPOT LÉGAL — Rhône — N° 2261 — 1902]
[annotation manuscrite en haut à droite, illisible]
Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix.
[annotation manuscrite : Sh 878]
L’ANGE
DES
[tampon : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE — RF — IMPRIMÉS]
PROJECTIONS LUMINEUSES
REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE
Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques
et
SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION.
[gravure : ostensoir rayonnant au-dessus d’un calice, avec banderoles portant les mots]
VENEZ JÉSUS SEIGNEUR
Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique
PREMIÈRE ANNÉE
15 Octobre 1902 — N° 1
ABONNEMENT
FRANCE, un an, . . 1 50
ÉTRANGER, un an . 2 »
Le Numéro : 0, 15 cent.
RÉDACTION :
M. le Curé de Champtercier (près Digne)
(Basses-Alpes)
[gravure : un ange gardien guidant un enfant, statue sur socle]
ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON
[annotation manuscrite : D]
[annotation manuscrite : D 72022 bis]
[annotation manuscrite : 72940 (biffé)]

Association universelle des Enfants catholiques

Sous ce titre nous sommes heureux de louer ici et de recommander à nouveau la Croisade de prières des petits enfants de l’Église, qui a été fondée en ces dernières années par une noble et vaillante chrétienne, Mme la comtesse Clotilde de Hamel de Manin, afin d’obtenir de Dieu, par l’union de prières des enfants, des secours spirituels et temporels pour la sainte Église, pour la propagation de l’éducation chrétienne et pour la fondation ou l’entretien d’écoles catholiques. Cette œuvre apostolique compte aujourd’hui plus d’un demi-million d’enfants associés de diverses nations, et avec l’approbation et la bénédiction de Notre Saint Père le Pape, elle a celles de presque tous les Cardinaux, Archevêques et Evêques. La Croisade de prières des petits enfants de l’Église a déjà obtenu de grandes faveurs du ciel. — Courage et confiance ! — Mais pour répondre à l’appel de Jésus, il nous faut enrôler dans cette pieuse croisade tous les petits enfants de l’Église, et comme le dit très bien le Saint-Père, « les prières de ces petits innocents montrent tout droit au trône de Dieu », donc il compte sur ces prières pour obtenir de Dieu la paix de l’Église. N. B. — Prière d’envoyer toute la correspondance de l’Œuvre, les offrandes, souscriptions et dons à Mme la comtésse Clotilde de Hamel de Manin, fondatrice et présidente générale de l’Œuvre, au Château de Bel-Air, par Belleville-sur-Saône (Rhône), France. — Ou au T. R. Père Jules Le Cerf (mariste), secrétaire et Zclateur de l’Œuvre, via Cernaia, 14, Rome.

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[page 1]

[bandeau ornemental typographique : rosaces et fleurons]

L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle illustrée

[tampon : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE]

Ire ANNÉE No 1 OCTOBRE 1902 SOMMAIRE NOTRE RAISON D’ÊTRE. — 1. Bulletin et nouvelles de l’Œuvre des Projections catéchistiques. — L’Œuvre des Projections catéchistiques. — Communication de Belgique. — II. Renseignements utiles. — Conférences populaires avec projections. — Le Drapeau français. — III. Revue technique. — Nouveauté : Lampe R. et M. à incandescence par l’alcool. — Variété : Apostolat et Projections.

Notre raison d’être

ESQUISSE D’UN PROGRAMME

Voici une nouvelle Revue toute d’actualité qui sera — c’est notre douce espérance — favorablement accueillie pour son esprit, son caractère spécial et le but qu’elle se propose. Purement professionnelle, comme l’indique son titre, elle aura pour objet tout ce qui peut contribuer à l’enseignement par les projections lumineuses. Favoriser les apôtres, leur procurer tous les éléments nécessaires pour mener à bien leurs pieuses entreprises, les seconder dans leurs efforts, être le lien moral et matériel à la fois entre tous, telle est l’ambition de l’Ange des projections lumineuses. En premier lieu, organe de l’Œuvre des projections catéchistiques établie à Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). il s’en fera le propagateur ardent et dévoué. De cette Œuvre, dont le but et de vulgariser l’art projec-

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tionniste, nous n’en parlerons pas dans ce programme, l’Ange se chargera de la faire connaître et insèrera fidèlement ses communications. Mais désormais les projections qui n’étaient accessibles qu’aux favorisés de la fortune, deviendront l’auxiliaire précieux de tous ceux qui veulent répandre dans les masses la semence de la vérité. Ainsi le curé de village trouvera par elles un point de contact très sérieux avec ses paroissiens, et, à l’aide de ce nouveau mode d’enseignement, il fera un bien immense. En second lieu : revue pratique, l’unique préoccupation de l’Ange des projections lumineuses sera d’être utile à ses lecteurs ; nous ne négligerons rien pour cela. Chaque livraison contiendra : Résumés de conférences, avec indications de sources, conseils et procédés pratiques traités par les meilleurs écrivains professionnels et les plus éminents spécialistes, des échanges d’idées et de moyens, en un mot tous les renseignements dont on peut avoir besoin.

En outre, l’Ange des projections lumineuses fera connaître les nouveautés, les perfectionnements successifs et facilitera à ses lecteurs l’achat, la vente et échange de tout ce qui concerne la projection. — A ce propos une simple remarque, ou disons mieux une déclaration de principe. Indépendants de toute entreprise spéculative ou commerciale, nous réserverons toujours notre complète liberté d’observation, de critique et d’appréciation. tenant avant tout à renseigner exactement, nous refuserons tout ce qui pourrait enchaîner notre libre jugement. Notre Revue est essentiellement apostolique.

En résumé, l’Ange des projections lumineuses favorisera ses lecteurs ; par son intermédiaire ils réaliseront

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de sérieux bénéfices, ils auront dans leurs échanges une grande commodité. Economie de temps, économie de peine, économie d’argent. Tel est notre programme. — Sommairement élaboré, il suffit à montrer la grande mission de cette Revue et le bien qu’elle peut faire. Et si vous croyez, chers lecteurs et vénérés confrères, que l’Ange des projections lumineuses puisse vous intéresser, souscrivez à un abonnement. Vous le recevrez régulièrement le 15 de chaque mois, et bientôt, nous en sommes certains, vous ne regretterez pas la modique somme de votre souscription, (France, un franc cinquante, Etranger, deux francs), car les primes nombreuses et les grands avantages qui vous seront offerts compenseront amplement cette petite dépense. Enfin, daigne Notre-Seigneur bénir ces débuts ; daigne Marie-Immaculée protéger nos travaux apostoliques ; daigne l’Ange de notre belle Revue porter de toutes parts sur ses blanches ailes la semence féconde qui peut être un jour contribuera à la régénération de notre pauvre patrie! LA RÉDACTION.

[ornement typographique : fleuron entre deux filets]

[page 4]

Bulletin et Nouvelles de l’Œuvre des Projections Catéchistiques.

Œuvre des Projections Catéchistiques sous la présidence d’honneur de Mgr COMPANS. Prélat de la Maison de Sa Saintete et Missionnaire Apostolique, et sous le haut patronage de NN. SS. LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES, bénie et encouragée PAR SA GRANDEUR Mgr L’ÉVÊQUE DE DIGNE.

COMITÉ CENTRAL DE DIGNE : Président effectif : M. le Chanoine LAGUNE, directeur de la Semaine religieuse, à l’Evêché de Digne. Directeur : M. l’Abbé AILLAUD, curé de Champtercier, près Digne. Sous-Directeur : M. l’Abbé MOUNIER, aumônier du Patronage des Frères, à Digne. Secrétaire : M. l’Abbé MAUREL, curé de Dourbes, près Digne. Trésorier : M. l’Abbé ANDRAU, curé de Courbons, près Digne. Membres du Comité : MM. PORTAL, curé doyen des Sieyes-Digne. SAVORNIN. curé du Chaffaut, près Digne. BERNARD, curé de la Robine, près Digne.

[page 5]

Prêtres et catholiques, l’Œuvre des Projections Catéchistiques que nous avons l’honneur d’exposer ici, mérite d’attirer votre attention et vos efforts. Pour la faire connaitre, nous dirons brièvement et simplement son but, son utilité, ses moyens d’action, son organisation, ses avantages.

SON BUT ET SON UTILITÉ

L’Œuvre des Projections Catéchistiques a pour objet principal l’enseignement du Catéchisme, de l’Evangile, de l’Histoire Sainte, de l’Histoire de l’Eglise, et principalement de l’Eglise de France, avec projections, Nous avons retiré de si grands fruits, pour notre propre ministère, de l’emploi des projections lumineuses, que la pensée nous est venue de faciliter à nos confrères et aux maîtres chrétiens ce nouveau mode d’enseignement, « le plus rapide, le plus attrayant, et le plus vivant de tous. » L’accueil sympathique que nous avons rencontré partout sur notre chemin dit assez que nous avons été compris et fait présager d’heureux résultats pour l’avenir.

SES MOYENS D’ACTION.

Pour atteindre son but, l’Œuvre a établi entre tous ses associés une sorte d’appareillage roulant pour les vues avec projections, qu’elle prête à de bonnes conditions. Elle a des conférenciers ou professionnels, prêts à se rendre partout où ils seront appelés, emportant avec eux leurs boîtes de tableaux et appareils. En dehors des frais de voyage, il ne sera demandé qu’une faible rétribution pour l’usage de l’appareil, des tableaux, etc. Et même lorsque les ressources le permettront, l’Œuvre supportera tous les frais de séances dans les paroisses pauvres. (A suivre.)

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[bandeau décoratif : frise de motifs en volutes entre deux filets ondulés]

COMMUNICATION DE BELGIQUE
(De notre Correspondant particulier de Bruxelles).

Les âges antérieurs n’ont jamais assisté à un déploiement aussi considérable d’efforts tentés par les ennemis de Dieu pour ruiner dans les âmes les principes éternels des vérités chrétiennes et travailler par là même à la dépravation des mœurs. — Pour développer leur action dissolvante de propagande antireligieuse et antisociale et arriver à leurs infernales fins, nous les voyons user de tous les modes de publicité imaginés par le progrès des sciences modernes et emprunter les formes les plus attrayantes pour séduire plus aisément les esprits et captiver les cœurs. Nous constatons tous les jours, avec amertume et douleur, les conséquences désastreuses de cette guerre implacable : c’est la haine de Dieu et de ses ministres chez les uns, c’est l’affaiblissement du sentiment religieux dans un grand nombre d’âmes ignorantes des vérités chrétiennes et par là même, proie facile aux séductions de l’erreur.— L’ignorance en matière religieuse est la grande cause du mal dont souffre notre siècle ; si les esprits étaient mieux nourris de la substance des sublimes vérités chrétiennes, l’irréligion trouverait un terrain moins propice à la germination de ses erreurs, de ses mensonges, de ses calomnies, Pour s’opposer à ce flot montant de corruption et d’impiété, les catholiques n’ont reculé devant aucun moyen : ils ont imité leurs adversaires dans leur ardeur au mal et ont élevé école contre école. — Mais l’esprit de charité chrétienne est inventif quand il s’agit de découvrir des moyens plus puissants pour entraver la propagande du mal. — Bossuet a dit : « Etudiez-vous à prendre les sens, afin que par les sens, vous saisissiez l’esprit et le cœur. »

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— On n’a vraiment une connaissance exacte et précise des choses que lorsqu’on les a vues. — Les éducateurs de la seconde moitié du siècle dernier ont eu le mérite de comprendre toute l’importance de cette idée ; tous leurs efforts semblent tendre à rendre l’enseignement complet, c’est-à-dire à joindre autant que possible à la chose décrite la chose vue, en un mot à rendre l’enseignement vivant. C’est ainsi que les expériences qui viennent appuyer par une démonstration visible la leçon d’un professeur de physique ou de chimie donnent à ses paroles un caractère de vérité indiscutable et gravent mieux dans la mémoire de l’élève la définition d’une loi, parce qu’il a vu cette loi agir devant ses yeux. S’inspirant de ces pensées, des catholiques ont organisé en France et en Belgique l’Œuvre des projections lumineuses catéchistiques, en vue de la divulgation de l’enseignement de l’Evangile parmi les classes laborieuses et les enfants du peuple. Les membres du clergé sont tous invités à en faire partie ; c’est à eux surtout qu’incombent la défense et au besoin l’attaque, au point de vue religieux. Bienvenus sont les laïques intelligents et si nombreux, fidèles enfants de l’Eglise, qui veulent renforcer nos rangs pour les mêmes luttes et les mêmes victoires. Th.-M. VAN DE VIVERE.

Nous remercions notre honorable correspondant, puisse son appel être entendu ! puissent les prêtres et catholiques belges, si méritants dans les luttes de l’Eglise, nous donner une large part au trésor de leur expérience de l’enseignement de la jeunesse au point de vue qui nous intéresse particulièrement !

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[bandeau décoratif : frise de fleurons]

Renseignements Utiles

[gravure : la Nativité, la Vierge étendue sur une couche, saint Joseph endormi à gauche, deux anges à droite]

La Nativité, de Flandrin Vue spécimen en simili-gravure tirée des belles collections artistiques de l’Œuvre.

CONFÉRENCES POPULAIRES AVEC PROJECTIONS

Nous donnerons très prochainement ici-même la partie du rapport que M. Edouard Petit vient d’adresser au ministre de l’instruction publique, concernant les conférences avec projections. On verra par les chiffres les efforts que fait chaque année la Ligue de l’Enseignement pour répandre les idées et les doctrines qui lui sont chères, en vue de façonner une France nouvelle. -évidemment une France qui ne connaîtra plus Dieu que comme une curiosité scientifique, une nébuleuse placée bien loin dans les profondeurs du ciel. — Ces chiffres nous exciteront à multiplier nos efforts et à poursuivre avec plus d’ardeur et de courage nos œuvres de projections religieuses, qui peuvent faire beaucoup de bien et surtout empêcher beaucoup de mal.

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[bandeau ornemental]

Le Drapeau Français
SA SIGNIFICATION & SON HISTOIRE

Conférence religieuse et patriotique avec projections, pour le prochain départ de la classe

INTRODUCTION. — Le drapeau l’objet d’un culte ; on le retrouve partout ; il décore l’église et la caserne, le château et la chaumière, etc. ; partout il est respecté, aimé et servi, et quand il est fièrement déployé à la tête d’un régiment, sa vue fait battre tous les cœurs. I. SA SIGNIFICATION. — L’enseignement des trois couleurs : Le blanc par sa couleur immaculée nous rappelle Dieu, la Sainteté, même, le Souverain Maître qu’il faut toujours servir, le Père infiniment bon qu’il faut toujours aimer. Le bleu couleur tendre et douce par excellence, représente la tendresse maternelle. — Ah ! la pensée d’une mère, quel puissant préservatif contre les entraînements du vice, quand on a le cœur bien placé et qu’on veut à tout prix demeurer digne de son affection ! Le rouge, couleur du feu et du sang, semble prêcher cette vaillance qui fait dire au soldat agonisant sur le champ de bataille, baigné dans son sang. « Je meurs content, parce que je meurs pour l’honneur du drapeau et pour la défense de mon pays ! » II. SON HISTOIRE. — Tous les peuples ont eu leurs drapeaux, qu’ils ont aimés et défendus. — Peuples anciens : Les Mèdes, les Perses, les Asyriens. — Les Romains : Constantin et son Labarum. — Les Francs : Clovis et sa bannière bleue à la bataille de Vouillé. L’oriflamme à

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diverses époques : Charlemagne, Philippe-Auguste, S. Louis. — L’étendard de Jeanne-d’Arc. — Le drapeau tricolore de l’Assemblée nationale.—Les nouveaux drapeaux distribués par Napoléon Iᵉʳ.—La gloire du drapeau français.

CONCLUSION. — Aimons le drapeau français tel qu’il est ; il est riche de gloire, il est la France. — Mais la France catholique, la France bénie de Dieu, c’est la France consacrée au Sacré-Cœur. Le Christ, apparaissant à Marguerite-Marie, lui demandait que l’image de son Cœur fut peinte sur nos étendards. — Vienne le jour où nos trois couleurs seront rehaussées par ce signe sacré qui résume le souvenir des bontés du Christ qui aiment les Francs ! —

On verra alors se lever des jours de paix et de grandeur pour notre pays et nous pourrons redire une fois de plus la vieille parole inscrite sur nos étendards : Dieu protège la France !

SOURCES A CONSULTER :

Le Drapeau de la France, par A. Doal. — Conférences de la Bonne Presse, 1er septembre 1902. — Traité historique des anciennes enseignes de France, par Auguste Galland. — Le Petit Livre du soldat Français, par l’abbé Girard, de Nancy. — Histoire la Milice française, par le P. Daniel, S. J.

VUES POUR PROJECTIONS :

1. Le Labarum. — 2. L’oriflamme de Charlemagne. -3. Bataille de Bouvines. — 4. L’oriflamme bleue. — 5. L’étendard de Jeanne-d’Arc. — 6. Le drapeau blanc. — 7, Le drapeau tricolore. — 8. Bataille de Jemmapes. — 9. Bataille de Valmy. — 10. Bonaparte au pont d’Arcole. — 11. Bataille de Rivoli. — 12. La distribution des aigles. — 13. Une revue sous l’Empire. — 14, Louis-Philippe distribuant les drapeaux tricolores à la garde nationale. -15. Le bombardement d’Alger. — 16. La prise de Sébastopol. — 17. La grande victoire de Solférino. — 18. Le drapeau du Sacré-Cœur.

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REVUE TECHNIQUE

NOUVEAUTÉ !

LAMPE R. & M. à incandescence par l’alcool, spéciale pour nos appareils à projections

[gravure : lampe de projection à incandescence par l’alcool, avec cheminée et objectif]

Les savants constructeurs Radiguet et Massiot, de Paris, viennent de produire une nouvelle lampe à incandescence par l’alcool, dont nous sommes heureux d’offrir la primeur à nos lecteurs. Tous ceux qui ont employé les appareils ordinaires à projections ont pu reconnaître la défectuosité de l’éclairage obtenu par les lampes à pétrole à mèches multiples. Il était donc urgent d’opposer à ces appareils dont les inconvénients sans nombre peuvent se résumer en ces mots : fumée, odeur, éclairage insuffisant, une lampe simple, d’une hauteur telle que le point lumineux ne soit pas à plus de 12 ou 13 centimètres de la base, pour qu’elle puisse être immédiatement introduite introduite dans les appareils existants et ne donnant : NI FUMÉE, NI ODEUR, ÉCLAIRAGE BLANC, tout en fournissant un éclairage infiniment supérieur. — CETTE TEINTE BLANCHE AUGMENTE LA LISIBILITÉ sur l’écran. — Ce but a été atteint par notre lampe R. et M. à incandescence par l’alcool.

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Sans prétendre, comme on a pu le dire, que l’incandescence par l’alcool pourrait égaler, dans les lanternes à projections, la lumière oxhydrique ou électrique, nous avons la certitude que la lampe que nous présentons actuellement rendra de précieux services et remplacera bientôt radicalement toutes les lampes à pétrole et même l’acétylène. Voici d’ailleurs les rapports d’éclairement de l’écran qui ont été relevés en employant les différentes sources lumineuses en usage pour les projections. Ces chiffres ont été établis par M. Molteni et communiqués par lui à la Société de Photographie le 15 septembre 1898. L’éclairement de l’écran fourni par la lampe à pétrole à mèches multiples de modèle courant, avait été pris pour unité. Dans ces conditions, voici les résultats obtenus :

Le bec Auer donne le même éclairement . . . . , . . . . . . . 1 L’acétylène , suivant les brûleurs employés, éclaire l’écran . . . , . 3 ou 4 fois plus. La lumière à alcool et oxygène. . . 6 — La lumière oxhydrique et oxycalcique . 16 — Les lampes électriques à arc (suivant l’empèrage). . . . . . . , . . . 40 à 100 fois plus.

L’examen de ce tableau renseignera donc sur la nature de l’éclairage qu’on croira devoir adopter. Notre lampe à alcool R. et M. qui se vend dans le commerce 22 francs, nous la pouvons fournir à nos abonnés au prix réduit de 19 francs ; elle donne avec nos nouveaux manchons 85 bougies et peut fonctionner au moins deux heures, c’est-à-dire pour plus de temps que la durée normale d’une séance de projections. C’est tout-à-fait l’éclairage pratique et à la portée de tous les budgets. Nous en donnerons prochainement la description et le mode d’emploi. (A suivre)

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[bandeau décoratif : frise de feuilles dans des médaillons]

VARIÉTÉ

Apostolat et Projections

Puisque vous me demandez, cher Monsieur le Directeur, ma pauvre petite collaboration, j’accepte. Si elle n’est pas régulière, je la ferai aussi fréquente que possible et toujours de bon cœur, car j’aime beaucoup ce nouvel Ange que vous venez de fonder et j’aime aussi beaucoup les enfants pour qui on peut faire tant de bien. Veuillez me compter toujours parmi vos meilleurs et plus dévoués ami en N. S. Louis de KERLYS Directeur du Petit Courrier des Catéchismes. Rédacteur de l’Ange de la 1’· Communion.

Pour entrer en matière, les lecteurs de cette chère Revue me permettront de relater un entretien que j’eus l’an dernier avec un jeune apôtre. Le bien qu’il a opéré, chacun peut en faire autant, et je crois que si nous le faisions tout ne serait pas perdu en France.,… « Il y a sept ans que j’habite le village d’Y… Lorsque nous nous établîmes ici, la paroisse avait une bien mauvaise réputation et ma pauvre mère a beaucoup pleuré. Mais mon père, que des fonctions appelaient dans ce canton, ne put faire autrement. Bref, comme je me destinais au sacerdoce et que j’étais au petit séminaire, j’offris mes services à notre bon Curé qui partit d’un franc éclat de rire en me disant que dans la paroisse il n’y avait rien à faire. Mais j’avais mon plan derrière la tête et comme je suis un peu têtu, ce n’est pas une qualité, il a fallu que je mette mon projet en exécution.

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« Vous dire toutes les luttes que j’eus à soutenir et celles que je soutiens encore, tout cela serait trop long. M. le Curé venait souvent le soir, chez nous, je lui communiquais un jour mon idée de Catéchisme en plein air, une sorte de patronage pour réunir les enfants de tous ces ouvriers des mines voisines et les empêcher de courir les chemins ou faire des imprudences dans la rivière. Après trois années de sollicitations, M. le Curé m’a enfin donné carte blanche, un fermier m’a prêté son champ quand il fait beau et le frère du maire m’a autorisé à me servir de son vaste hangar pour les jours de pluie. Quant à moi, j’ai décidé ma famille à m’acheter une lanterne à projections ainsi qu’un jeu de vues que je renouvelle aussi souvent que le permettent mes ressources.

« Le catéchisme, je ne vous en parlerai pas, vous le connaissez, et savez aussi bien que moi ce qu’il en est en de telles fondations. Mais il nous fallait aussi régénérer cette paroisse à l’aide d’une forme populaire. Attirer les parents à l’église en dehors des solennités religieuses, c’est-à-dire deux ou trois fois par an, il ne fallait pas y songer du moins pour le moment.

« D’autre part leur parler religion était les sermonner, je vous avoue que nous étions bien perplexes et M. le Curé plus que jamais me disait :

« — Mon pauvre ami, quand je vous disais que dans cette paroisse il n’y avait rien à faire, que tous nos paroissiens s’éloignent insensiblement de l’église.

« Mais je sais bien aussi, dans ma pauvre ignorance, que le bon Dieu se sert de faibles moyens pour attirer à lui ses enfants prodigues, et je me disais chaque jour : « Il y a quelque chose à faire. »

« Ce quelque chose nous l’avons essayé. èt, s’il ne nous a pas encore donné tous les résultats attendus, il nous a montré que nous pouvons espérer quand même et ramener à Jésus les âmes égarées.

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« Il y a deux ans, c’était le 15 août, une fête magnifique réunissait tous les enfants et les parents de la paroisse. une soirée agréable était réservée. Après une belle petite pièce jouée par les enfants du Catéchisme, j’imaginais ici quelques projections qui émerveillèrent tout l’auditoire. J’annonçais alors que chaque quinzaine une séance pareille serait uniquement réservée aux parents et que nous leur donnerions outre des conseils pratiques des conférences qui les amuseraient beaucoup.

« Je ne vous cacherai pas que nous fûmes un peu dépité en voyant à la première séance une vingtaine de personnes seulement. La seconde fut presque décourageante, ils étaient dix-sept. Mon curé jubilait.

« — Voyez, voyez, me disait-il, il n’y a rien à faire.

« J’étais presque de son avis. Rien à faire, pensais-je en effet, et je le croyais. Cependant ne perdant pas courage confiant en l’aide d’en-haut, je fis une chose que vous ne soupçonnerez jamais… des affiches ! « Quatre feuilles de papier rose, un morceau de bois taillé en plume d’oie et voici ce que j’écrivis :

UNE GRANDE CONFÉRENCE
SERA FAITE JEUDI
SUR LES MOYENS D’ÊTRE HEUREUX
ET DE S’ENRICHIR
ENTRÉE GRATUITE
BELLES VUES NOUVELLES. — GRAND SUCCÈS ! !

« Charlatan me direz-vous, j’accepte l’épithète. Mais en pareille matière je ne le crois pas. Ma conférence eut tout le succès désiré, On se le dit, on se passa le mot. Bref, j’eus ce soir-là deux cents auditeurs. « Dieu aidant je me surpassai, M. le Maire m’adressa ses bien vives félicitations. il n’y eut que les cabaretiers qui formèrent un syndicat peur faire abollir (SIC) ces

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conférences. Car je lutte toujours contre l’alcoolisme et ses suppots. « Mais comme vous le savez, le séminaire est là pour moi, je ne pouvais laisser ce que j’avais eu tant de peine à établir, on me vint en aide. Un groupe de jeunes gens, sous la conduite de notre curé, a pris la direction de ces conférences qui continueront à faire du bien, car outre les sujets d’actualité que nous traitons, nous avons fréquemment des séances d’étude religieuse et c’est là surtout que je veux en venir. « Oui, Messieurs, une fois au moins chaque mois nous avons un cours de Catéchisme, et laissez-moi vous dire que ce n’est pas celui qui est le moins suivi. Ces séances ont une moyenne de quatre-vingt auditeurs. « Les projections lumineuses facilitent notre tache et attirent tout le monde. Chacun trouve qu’il est plus avantageux et plus agréable de venir chez nous qu’aller au cabaret et je vous garantis que M. le Curé est heureux ; au reste, allez le voir si vous ne m’en croyez. « La paroisse possède aujourd’hui un troupeau fidèle au pasteur aimé, et tous sont heureux. Voilà l’art d’être heureux de ma conférence d’antan. Oh ! n’est-ce pas que le bon Dieu sait bien inspirer les choses ? » Scrupuleusement respectueux de rapporter fidèlement les propres termes de mon interlocuteur, je n’ai rien voulu y changer ; bien que certaines réserves doivent être faites, il me semble que ce récit démontre à lui seul l’importance et mieux encore les ressources inespérées que ménage aux apôtres l’enseignement chrétien par les projections lumineuses. Louis DE KERLYS.

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 29 Septembre 1902. vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN.

Imp. Assistance par le Travail, 21, quai de l’Archevêché, Lyon

November 1902

première année, no. 2, 15 November 1902; pp. 17–32. Back to the list of issues

[ornement : bandeau décoratif de rosaces et fleurons]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle illustrée
1re ANNÉE No 2 NOVEMBRE 1902
SOMMAIRE
A nos chers abonnés. — Lettre de Mgr l’Evêque de Digne. —
I. Bulletin et Nouvelles de l’Œuvre : L’Œuvre des Projections
catéchistiques (Suite). — Nos illustrations. — II. Renseigne-
ments utiles : Le Rapport Edouard Petit. — Paroles d’Evêque.
— La Patrie, conférence avec projections. — III. Revue techni-
que : La Lampe R. et M. à incandescence par l’alcool (Suite).
— Variété : Une Pérégrination projectionniste.
A nos chers Abonnés
Sa Grandeur Monseigneur l’Evèque de Digne
nous a fait l’honneur de nous adresser la lettre sui-
vante, dont nous lui sommes profondément recon-
naissant, car elle est pour notre Revue un précieux
encouragement :
ÉVÊCHÉ « Digne, le 8 octobre 1902.
de
DIGNE

« CHER MONSIEUR LE CURÉ,
« J’ai parcouru avec le plus grand plaisir le premier
numéro de l’Ange des Projections Lumineuses, que vous
venez de publier. Je vous remercie bien sincèrement de
l’hommage que vous voulez m’en faire et vous félicite de
ce beau et utile travail. J’approuve et bénis de tout
cœur votre Revue naissante et lui souhaite longue vie
parce que je la crois appelée à faire beaucoup de bien.
« Votre tout dévoué en Notre-Seigneur.
« † JEAN. Evèque de Digne. »
[mention de numérisation : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France]

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Toute la sympathie de Sa Grandeur est donc acquise à notre œuvre : nous nous en réjouissons, et en retour nous prierons beaucoup, vénérés confrères et chers amis, pour notre bien-aimé Père et Protecteur : Monseigneur Hazera. Nous avons été vivement encouragé, aussi par d’intéressantes communications et par le nombre de nos abonnés de la première heure, qui sont venus à nous avec un empressement qui n’est pas sans mérite en ce siècle de réclame, où tant de publications sont condamnées à disputer la vogue aux « pilules Pink » ou aux « savons du Mikado ». Nous avons même reçu des lettres conçues en des termes si flatteurs qu’il nous en coûterait de les reproduire. A nos chers abonnés, à tous ceux qui veulent bien nous aider par leurs prières, leurs conseils, leurs encouragements, leurs travaux et leurs sacrifices, nous offrons donc ici la sincère expression de notre gratitude. Dieu fasse fructifier leur zèle et notre bel Ange rose verra bientôt l’aimable famille de ses lecteurs croître, se multiplier, et devenir Légion ! — Fiat ! Fiat ! LA DIRECTION [annotation manuscrite : signature tracée par-dessus « LA DIRECTION »]

[gravure : fleuron décoratif, rameau de lierre avec baies]

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[bandeau ornemental]

I. BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE

Œuvre des Projections Catéchistiques

(Suite).

SON ORGANISATION

La direction générale en est confiée à M. l’abbé AILLAUD, actuellement curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes), qui est seul autorisé à recueillir les offrandes aux fins indiquées dans les Statuts. — Un Comité central, qui a son siège à Digne, est chargé de pourvoir à tout ce qui intéresse le succès de l’Œuvre ; un Comité central le seconde dans chaque doyenné, il prend l’initiative du mouvement dans les paroisses où l’Œuvre n’existe pas encore. Mais pour fonctionner avantageusement une pareille Œuvre exige une organisation très nette et partant la parfaite observation du Règlement suivant :

Statuts

1° Pour constituer les fonds nécessaires au soutien et au développement de l’Œuvre, on fera une petite offrande en même temps qu’on s’inscrira sur le registre de l’Association. Tous ceux qui verseront une fois pour toutes une somme variant de 50 à 100 francs auront droit au titre de BIEN-FAITEUR. 2° Pour la simple location d’objets, afin de donner une séance entre soi, sans que l’Œuvre de Digne fournisse un conférencier, ou quelqu’un au courant de l’appareil, il sera payé pour lanterne 3 francs et pour écran 1 franc. Les tableaux seront livrés à raison de 0,05 centimes la vue photographique en noir et 0,15 centimes la vue photographique coloriée.

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Les vues chromolithographiques se louent par douzaines à la fois au prix de 1 fr. 20 la douzaine, et les vues vitrifiées Tol-Sim par série diverses dont les conditions sont indiquées dans notre Catalogue. 3° Les frais de port (aller et retour), l’emballage ainsi que la dégradation et la casse des tableaux sont à la charge du preneur, qui en demeure responsable jusqu’à la rentrée dans nos bureaux. 4° Les tableaux peuvent être gardés une semaine entière, y compris jours d’expédition et de rentrée ; mais ils ne doivent pas être retenus plus longtemps. 5° Les loueurs qui désireraient garder les tableaux plus d’une semaine pourront l’obtenir de la direction moyen nant possibilité et augmentation de prix. 6° Les factures restées impayées durant la quinzaine, se recouvreront à domicile, majorées des frais de recouvrement. 7° Tous les noms, ainsi que toutes les communications, offrandes, réclamations, etc., doivent être adressés exclusivement au directeur général de l’Œuvre : M. l’abbé AILLAUD, à Champtercier. N. B. — Comme l’Œuvre désire uniquement faire du bien, elle ne demande rien en surplus des dépenses précitées, cependant on s’efforcera de lui venir en aide en la faisant valoir, en lui donnant d’occasion quelques bons avis et renseignements, en lui envoyant des clichés négatifs et surtout des positifs, en lui adressant d’intéressantes conférences, en la recommandant aux personnes généreuses et fortunées, en lui envoyant quelques cotisations, en s’inscrivant comme membres fondateurs ou bienfaiteurs. Nous osons vous convier à le faire, très révérends confrères, car ce seront des aumônes placées à gros intérêts spirituels pour le profit même de vos paroisses. (A suivre).

[page 21]

[bandeau décoratif : frise de feuilles dans des cartouches]

NOS ILLUSTRATIONS

A toutes les époques de sa longue histoire, l’Eglise s’est appliquée à parler au peuple et à l’enseigner par les yeux. Qui n’a admiré, au moins dans les livres où elles sont reproduites, les peintures symboliques des Catacombes ? Elles nous redisent encore l’unité de la foi entre les chrétiens des premiers siècles et ceux d’aujourd’hui.

[gravure : la Vierge tenant l’Enfant Jésus dans ses bras]

[gravure : la Vierge tenant l’Enfant Jésus, partie inférieure d’une Madone]

Madona della Scala, par Le Corège Vue spécimen en simili-gravure tirée des belles collections artistiques de l’Œuvre

Quelle place la représentation des mystères de la Reli_ gion, des évènements de la Vie de Notre-Seigneur et des Saints, n’a-t-elle pas occupée au Moyen-Age ? Les sculptures et les vitraux de nos cathédrales, les enluminures des anciens manuscrits, en témoignent bien haut.

[page 22]

De nos jours, un élément nouveau vient s’ajouter aux précédents, qui rendra plus populaire encore et plus fécond, s’il est possible, ce mode d’enseignement par les yeux, que l’Eglise, dès l’origine, avait su mettre si puissamment en œuvre et défendre au prix du sang de ses martyrs contre la fureur des iconoclastes. Nous avons nommé l’art projectionniste qui, d’abord en son enfance, mais bientôt amené à sa perfection, va être mis à la portée de tous par l’Œuvre des Projections Catéchistiques. Dès lors, les vitraux et les bas-reliefs des cathédrales, les tableaux de maîtres ornant les autels ou conservés dans les châteaux ne seront plus seuls à redire les miracles de la Vie et de la Mort du Sauveur. Dans les paroisses les plus modestes, dans les plus humbles demeures, on pourra voir désormais les tableaux des plus grands artistes avec projections, représentant les mystères de la foi, tels que : la Nativité de Flandrin, la Présentation au Temple de Fra Bartholomeo, la Fuite en Egypte de Martin Schoen, les Noces de Cana de Véronèse, la Pèche miraculeuse de Raphael, la Cène de Fra Angelico, le Reniement de Pierre du Poussin, le Crucifiement de Lebrun, etc, Il y a là une œuvre d’encouragement et de propagande à laquelle les catholiques ne sauraient attacher trop d’importance, et nous la croyons appelée à une diffusion immense, par la charité de bonnes âmes, riches et généreuses. qui souhaitent que l’art projectionniste soit mis au service de ‘a Religion et vulgarisé le plus possible. C. M.

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

LE RAPPORT EDOUARD PETIT

Nous analysons aujourd’hui la partie du rapport que M. Edouard Petit a adressé dernièrement au Ministre de l’Instruction publique, concernant les conférences populaires avec projections. M, Petit présente annuellement au Ministre un semblable rapport qui paraît au Journal Officiel. Ce document nous a paru intéressant, parce qu’on y voit clairement la persévérance avec laquelle se suivent les efforts des sectes maçonniques pour s’emparer de l’esprit des générations nouvelles. Nous ne pouvons oublier en effet les paroles prononcées au Grand Convent de 1898 par le F.·. Adrien Duvand, un des orateurs les plus en vue parmi les chefs de la secte : « Vous pouvez connaître, disait-il, toute l’étendue et le progrès de ces œuvres (les œuvres postscolaires), en consultant le rapport que fait chaque année M. Edouard Petit ; ce rapport est très intéressant, des plus complets et des plus probants dans l’œuvre dont je vous parle (les œuvres sus-nommées) Ces documents devraient être dans toutes les loges, car si une question nous intéresse, c’est bien celle-là ; si nous voulons arracher la jeunesse Française aux idées cléricales, c’est en suivant le programme de la Ligue (la Ligue de l’Enseignement), que nous y arriverons. » Dans son rapport sur l’année 1901-02, M. Petit signale près de 75.000 conférences avec projections, faites pour la plupart par des instituteurs et institutrices laïques. Les départements où ces sortes de conférences sont le plus en faveur sont : l’Aisne, la Côte d’Or, le Finistère, a Marne. la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, le Nord,

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l’Oise, le Pas-de-Calais. la Seine-Inférieure, la Seine-et-Marne, la Seine-et-Oise, les Deux-Sèvres, la Somme, l’Yonne. La marche en avant ne cesse de s’accuser. M. Petit voit dans les projections un excellent moyen de remplacer par les visions du réel des erreurs parfois charmantes et de poétiques croyances, de mettre en déroute des préjugés et des superstitions qui ont attristé l’histoire de l’humanité. Il constate qu’il se fait un échange considérable de textes tout prêts et de vues. C’est ainsi que le Musée pédagogique a expédié en cette dernière année 31.104 collections de vues ; la Société nationale de de Conférences populaires, unie au Musée, a envoyé 100.000 conférences imprimées, prêté ou cèdé 268 appareils à projections. La Ligue de l’Enseignement possède 294 centres de vues, en province, qui ont fait circuler 42.350 unités. Elle en a prêté 50.679 empruntées au siège central. Une nouveauté sur laquelle il est bon d’appeler l’attention, ce sont les conférences à la troupe. Le Ministre de la Guerre encourage les instituteurs : grâce à lui. les officiers ont le bénéfice de la franchise postale pour la circulation des vues. Plus de cent soixante régiments sont atteints, et les conférences les plus variées attirent, pendant les veillées, un très grand nombre d’auditeurs. Ces œuvres préparent une rivalité dangereuse pour nos œuvres militaires. En face de ce vaste travail de la Ligne de l’Enseignement, quelle doit être notre attitude ? — Ne soyons ni adversaires, ni dupes (1). Il se fait là du bien assurément. Nous avons entre les mains le texte de plusieurs conférences ne renfermant

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(1) En nous déclarant de parti-pris les adversaires du mouvement post-scolaire officiel, nous laisserions croire au peuple que nous sommes aussi les adversaires de l’instruction sociale, ce qui n’est pas, et nous méconnaitrions le désintéressement et la bonne foi d’un grand nombre d’instituteurs. En acceptant les yeux fermés les belles tirades sur la neutralité et l’éducation démocratique des docteurs des Loges, nous ris-

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que des notions saines ; elle contiennent même des renseignements fort intéressants et nous pourrions les consulter avec profit : telles, certaines conférences agricoles ou économiques ; excellentes aussi les conférences sur l’hygiène et la salubrité publique et sur l’abus des boissons alcooliques et du tabac. — Mais, beaucoup d’autres, notamment celles qui touchent à l’histoire, à la philosophie ou à la Religion, portent les marques d’un esprit étroit, intolérant, sectaire : c’est le matérialisme, la négation de la vie future, la morale sans Dieu que nous découvrons. De telle sorte que, si nous envisageons dans son ensemble l’enseignement que là Ligue a la prétention de donner aux adultes, nous avons des raisons sérieuses de défiance. Oui, tenons-nous en garde ! Nous aussi, grâces à Dieu, nous avons nos œuvres de projections ; eh bien ! servonsnous en, prions et travaillons ! Efforçons-nous de neutraliser dans la plus large mesure possible les efforts de l’impiété sur ce nouveau terrain ! G. A.

PAROLES D’ÉVÊQUE

« Tout ce qui nous est confié à nous prêtres, et dont Dieu nous demandera compte un jour, est menacé ou déjà frappé. Les derniers efforts sont tentés par l’ennemi pour nous arracher les âmes à qui nous devons la vérité, la grâce, la vie. Deva t une télle conjuration toute défaillance dans le zèle toute vie molle ou dissipée serait une désertion et une sorte de trahison. Les œuvres qui ont pu sauver nos pères dans le sacerdoce, en des jours plus heureux et plus paisibles ne suffiraient pas à nous justifier devant Dieu, car les devoirs et les responsabilités grandissent avec les périls. » Mgr CHAPON.

querions d’encourager un mouvement qui, dans son ensemble, s’inspire de principes opposés aux doctrines catholiques. Clairvoyants et sincères, nous devons suivre toutes les manifestations de ce mouvement et relever impitoyablement les déclarations qui attestent la main-mise de l’intolérance maconnique sur une force qui devrait échapper à de pareilles influences. M. GONIN. (Chronique des Comités du Sud-Est)

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[bandeau décoratif : frise de feuilles de laurier]

LA PATRIE

Conférence avec projections pour nos œuvres militaires. Introduction : L’état militaire, carrière noble entre toutes et bien faite pour captiver les cœurs chrétiens ; le devoir et l’honneur de servir et de défendre sa patrie, dut-on aller pour cela jusqu’au sacrifice de sa liberté et de sa vie !..,

Mourir pour la patrie C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie ! (Chant de nos ancêtres).

I. LA PATRIE. — C’est le sol qui nous a vu naître, c’est le drapeau national, c’est la France…, c’est nous-mêmes avec ceux que nous aimons, c’est notre sang, nos aspirations, notre génie, notre langue, nos œuvres, notre foi, notre honneur, et cette sublime mission que nous tenons de notre baptême à Reims, et qui nous a constitués les auxiliaires et les soldats de Dieu, les sergents du Christ, comme disait le grand roi saint Louis, pour répandre et faire régner à travers le monde la justice et la vérité. — Gesta Dei per Francos ! II. L’AMOUR DE LA PATRIE. — L’amour de la patrie doit être plus grand que l’amour de sa propre personne et que l’amour de la famille puisqu’il les renferme luimême tous deux et qu’il en est l’extension. Il doit être le mobile principal de tous nos actes, Mais nulle part, l’amour de la patrie n’est plus ardent que dans le cœur du soldat chrétien, parce que la religion, loin d’inspirer l’égoïsme, le combat de toutes ses forces, et qu’elle est la source des plus héroïques dévouements, en offrant les plus puissants motifs de se dévouer : Dieu le veut ! Il me voit ! et Il me couronnera de lauriers immortels ! cela me suffit !…

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III. Les héros chrétiens. — Servir sa patrie, c’est succéder aux plus glorieux de tous les soldats qui étaient de si vaillants chrétiens : Charlemagne, — Godefroy de Bouillon. — Tancrède, — saint Louis. — Du Guesclin. — Bayard. — Turenne, — Napoléon. Et pour finir par un guerrier de notre temps. — Le général de Sonis. Conclusion.- Les meilleurs chrétiens sont les meilleurs soldats. Vous serez donc de vaillants soldats, parce que vous serez de vaillants chrétiens.

SOURCES A CONSULTER

Les auteurs cités dans la conférence sur le Drapeau français, numéro d’octobre 1902. — Le Patriotisme en action, par le commandant Grandin ; Tolra et Simonet, Paris. — Le général de Sonis, par Charles d’Hallencourt ; Paillart, Abbeville.

VUES POUR PROJECTIONS

1. Patrie. — 2. Charlemagne. — 3. Charlemagne, soumission des Saxons. — 4. Godefroy de Bouillon, prise de Jérusalem. — 5. Tancrède taille en pièce une bande de Sarrazins. — 6. Saint Louis. — 7. Saint Louis et le départ pour la Croisade. — 8. Saint Louis et les Croisés à Jérusalem. — 9. Mort de saint Louis. — 10. Du Guesclin. — 11. Prise de Châteauneuf de Randon et mort de du Guesclin. — 12. Bayard. — 13. Bayard au pont de Garigliano. — 14. Mort de Bayard. — 15. Turenne. — 16. Mort de Turenne. — 17. Napoléon Iᵉʳ. — Bataille d’Austerlitz. — 19. Bataille de Rivoli. — 20. Bataille d’Iéna. — 21. Bataille de Wagram — 22. Adieux de Napoléon à la garde impériale à Fontainebleau. — 23. Sépulcre de Napoléon à Sainte-Hélène. -24. Général de Sonis.

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REVUE TECHNIQUE

La Lampe R et M
A INCANDESCENCE PAR L’ALCOOL

[gravure : lampe à incandescence par l’alcool, avec poire de compression, brûleur et flacon] POYET

(Suite).

Le pouvoir éclairant de notre lampe R et M, mesuré à différentes reprises, équivaut généralement à celui de 80 à 90 bougies ; il est supérieur, avons-nous établi, à celui de l’acétylène dont les trois becs conjugués ne donnent que la lumière de 70 bougies. Les chiffres fantastiques annoncés dans plusieurs Catalogues demanderaient à être vérifiés. Ceux que nous donnons ici sont ceux de l’intensité utilisée dans un appareil à projections.

TARIF DE LA LAMPE R ET M
ET DE SES ACCESSOIRES

Lampe R et M seule en cuivre oxydé avec sa poire à air, un manchon et son crochet, fourchette à tampons d’amiante pour la mise en marche, avec instruction. . . . . . . . . . . , . . . . . Prix : 19 » Support de centrage à trois vis calantes » 3 60 Poire à air de rechange . . . . . . . » 2 30

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Fourchette à tampon d’amiante pour la mise en marche . . . . . . . . . » 0 75 Flacon à large col, avec la fourchette à tampons d’amiante et fixée au bouchon . » 1 20 Mêche de rechange . . . . . . . » » 40 Manchons R et M spéciaux pour la lampe . . . . . . . . . . . , . . » » 70 Crochet pour suspendre les manchons. » » 10 Clef pour le démontage complet de la lampe . . . . . . . . . . . . . . » 1 40

. . . . . . . . . . . . . . . .

NÉCESSAIRE DU CONFÉRENCIER

Nous ne saurions trop recommander ce nécessaire qui rassemble tout ce qui est utile quand on doit voyager, Il se compose de : Une lampe R et M en cuivre poli avec son support de centrage. Une poire à air. Quatre manchons de rechange et un crochet. Un flacon à large col contenant la fourchette à tampons. Une clef pour le démontage complet de la lampe, Une mèche de rechange. Une instruction. Le tout dans une boîte à compartiments Prix : 29 fr. REMARQUE : A défaut de nos manchons et pour qu’il soit possible d’utiliser la Lampe R et M, nous prevenons que l’on pourra prendre des manchons quelconques, correspondant à la dimension du bec Auer « Bébé », On aura alors eu soin de les couper de telle sorte qu’ils aient une hauteur totale de 45 millimètres. Nos manchons spécialement préparés pour notre Lampe donnent un pouvoir lumineux plus considérable. Ils sont aussi beaucoup plus solides qne les manchons ordinaires du commerce.

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[bandeau décoratif : frise de rosettes et de motifs ovales]

VARIÉTÉ

Une Pérégrination Projectionniste

J’ai toujours eu un faible pour les projections adaptées à l’enseignement religieux, aussi vais-je essayer de raconter aux lecteurs de cette jeune Revue, l’expédition hardie ou plutôt l’escapade que de concert avec un condisciple, aujourd’hui, prêtre distingué, nous fîmes il y a de cela fort longtemps. C’était en 18.. (mais qu’importe la date) nous étions en juin ; ravis des succès obtenus avec notre lanterne magique dans les conférences que nous avions données pendant les vacances de Pâques aux enfants de la paroisse, mon camarade forma le projet que voici : — Paul, me dit-il un jour d’un air sérieux, contraste frappant avec sa jovialité habituelle, je rumine une idée que je t’exposerai si tu veux me promettre deux choses : 1º que tu écouteras sérieusement et sans rire tout mon plan ; 2º que tu n’en parleras à d’autres personnes qu’au moment opportun. — Je te le promets, Jean, dis-je, sérieusement impressionné par l’air solennel qu’il prenait. — Eh bien! voici : Les vacances commencent en juillet prochain, nous rentrons dans nos familles, nous y passons quinze jours, nous préparons nos affaires et en route ! — Mais où ? — Laisse-moi causer que diantre !… Donc je te disais que nous préparons nos affaires, je fais faire une petite caisse pour la lanterne magique, j’achète une quantité de vues, puis durant ce temps je prépare des conférences, je te trace ta tâche, ton rôle et un beau matin en avant ! Nous allons jusqu’à Paray-le-Monial

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à pieds en faisant dans toutes les localités où nous passons un cours de catéchisme ou une conférence. Pour cela nous nous munissons de lettres de recommandations tions et nous faisons alors, un vrai pélerinage apostolique… comprends-tu ? — C’est bien ce que tu dis-là, mais tu n’a pas encore suffisamment mùri ton p’an, car laisse moi te dire que que tu résonnes comme un bébé. Ne t’attends-tu donc pas aux difficultés ? et les ressources ? et le mauvais temps ? et les curés qui ne voudront rien entendre ? — Mais tu ne m’apprends rien, j’ai tout prévu, et en outre, le professeur d’humanités ne nous enseignait-il pas que les difficultés sont faites pour être surmontées, les obstacles aplanis, et alors même que tout n’irait pas au gré de nos désirs, est ce une raison pour ne pas souffrir un peu et ne pas se sacrifier quand il y a du bien à faire ? La lanterne magique n’est pas ou peu connue dans nombre de villages, c’est là qu’il nous faut aller. — Du coup j’étais vaincu ! une forte poignée de mains fut la signature et la conclusion du pacte pendant que la cloche rappelait à l’étude l’essaim bourdonnant du séminaire. Ah ! qu’ils furent longs ces jours d’études, trop vite écoulés en temps ordinaires, ils nous paraissaient interminables. Enfin les vacances arrivèrent et le jour fixé pour le départ vint alors beaucoup plus rapidement. Peu chargés en bagages, nous l’étions surtout par notre lanterne, nos instruments et nos vues, ce qui nous déterminait à céder aux offres paternelles et d’accepter pour compagnons de pélerinage un joli petit âne…. Narrer en détail les péripéties de notre route serait entrer dans forces explications trop longues pour cette Revue. Mais voici où je veux en venir. En trois semaines, nous fîmes trente-deux conférences avec projections, nous eûmes quinze réunions d’adultes et dix-sept d’en-

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fants. Bien reçus d’une manière générale, nous avons fait plaisir à beaucoup de curés de Saòne-et-Loire et de l’Allier. Bien que refusant toute rémunération, nous n’avons eu aucun déficit budgétaire, bien au contraire, nous avons recueilli trente francs de gain pour établir une nouvelle série de vues. …… ais il y a si longtemps de cela, que les perfectionnements apportés aujourd’hui rendra’ent ridicule mon ancienne lanterne magique, que je conserve néanmoins comme le précieux auxiliaire de la plus belle campagne apostolique de ma vie et celle où nous avons fait le plus de bien. Ah ! si nous avions eu une œuvre telle que celle de Champtercier, quelle récolte immense pour le grenier du Père céleste ! Enfin qu’on me permette une conclusion pratique à la fin de ce pauvre petit souvenir ; c’est celle-ci : Puisque avec une simple lanterne magique nous avons fait tant de bien. Que ne peut-on faire avec les appareils modernes de projections, et les vues merveilleuses que l’on possède aujourd’hui ? Vous tous, chers lecteurs, essayez et vous serez bientôt très satisfaits car les résultats dépasseront vos espérances.

Paul ARDENNES.

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 8 Novembre 1902. vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN.

Imp. de l’Office d’Assistance par le Travail, 21, q. de l’Archevêché

December 1902

première année, no. 3, 15 December 1902; pp. 33–48. Back to the list of issues

L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
Ire ANNÉE No 3 DÉCEMBRE 1902
SOMMAIRE :
Lettre de Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Lyon. —
I. Bulletin et Nouvelles de l’Œuvre. : L’Œuvre des Projections
catéchistiques (Suite et Fin). — 1J. Renseignements utiles :
Projections de Noël ; le Mystère de Noël. — Rome païenne,
conférence avec projections. — IIJ. Revue technique : La
Lampe R et M à incandescence par l’alcool (Suite et Fin). —
Appareils adoptés et recommandés par l’Œuvre.
LETTRE
DE
Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Lyon
Nous sommes heureux de transmettre à nos chers lec-
teurs et vénérés confrères la lettre ci-après que nous
avons recue de son Eminence le Cardinal Archevêque
de Lyon. Cette lettre est bien eucourageante pour notre
bel Ange rose, et la lecture réveillera en tous une grande
estime pour notre chère Œuvre et un grand zèle pour la
propager.

ARCHEVÊCHÉ 15 novembre 1902.
de
LYON

Mon cher Directeur,
Je reçois le précieux envoi que vous m’adressez :
Almanach de la Première Communion, l’Ange des
projections lumineuses, frère du Petit Courrier
des Catéchismes.
[mention imprimée en bas de page : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France]

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Cette offrande inspirée par la piété filiale, mérite bien plus qu’un simple merci ! C’est la bénédiction de Dieu qui répondra à votre zèle et elle sera abondante, puisqu’en vous voyant si dévoué à l’Œuvre des Catéchismes, nous pouvons vous appliquer en toute vérité la parole de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Tout ce que vous faites au plus petit des miens, c’est à moi que vous le faites. » Et à l’heure présente est-il une œuvre plus importante pour les enfants que la préparation sérieuse à la Première Communion ! Courage donc et Confiance ! C’est le cri de ma respectueuse affection et de mon paternel dévouement. † PIERRE. Cardinal COULLIÉ, Archevêque de Lyon et de Vienne.

A ses louanges, Son Eminence ajoute ses encourage ments, désirant de nous voir persévérer, et perfectionner le bien qui est déjà le résultat de notre œuvre bénie. C’est en effet le désir qui presse notre âme, et nous ne voulons rien négliger pour le réaliser. Pour mieux réussir, nous faisons appel à la bonne volonté de tous : avec la volonté tout est gagné, selon la parole de St-Ignace : Volentibus nihil difficile maxime in his quœ fiunt propter amorem D. N. J. C. Que nos chers abonnés veuillent donc bien nous aider dans notre tâche, en nous faisant profiter de leur expérience, de leur zèle et de leur savoir ! Il ne faut pas laisser se rouiller une plume qui, plus souvent maniée, rendrait de réels services à l’Eglise !

[ornement typographique : filet décoratif à motif central]

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[bandeau décoratif : frise de feuilles et de points]

I, BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE

Œuvre des Projections Catéchistiques (Suite et fin.) SES AVANTAGES

Grâce à l’Œuvre, il sera aussi facile que peu coûteux de pouvoir de temps à autre organiser des séances d’où l’enfance et la jeunesse en particulier reviendront avec autant de plaisir que d’instruction et où, par conséquent, elles auront puisé un amour nouveau et plus fort de notre sainte religion. — Le Christ et sa sainte Mère seront mieux connus et plus aimés, l’Eglise plus honorée, un plus grand bien réalisé dans les âmes, et beaucoup de paroisses et d’œuvres aidées par son concours généreux, car les séances peuvent se donner pour l’établissement et le soutien de bonnes œuvres de patronages, etc., elles peuvent apporter de l’aide aux membres du clergé dans de nombreux villages privés de distractions, et où une séance ou conférence ferait du bien, à l’occasion d’une fête, par exemple : celle de Monsieur le Curé, d’un bienfaiteur, de l’instituteur de la paroisse, d’une première Communion, de la Confirmation, etc., pour la Sainte Enfance, pour la Propagation de la Foi, etc. Lorsqu’on donne une séance de projections mixte : religieuse et amusante, on peut, durant l’entracte, faire chanter un chœur par les enfants, ou une chansonnette comique (pas triviale ni grivoise, cela s’entend) donner une audition de phonographe, etc. A la fin de la partie religieuse, un entraînant cantique est fort apprécié. De cette façon il est aisé d’organiser à peu de frais et très vite une très agréable et utile soirée. Et maintenant, nous recueillant devant Dieu, pour la gloire duquel nous avons écrit cette notice, nous le prions

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avec ferveur de bénir cette Œuvre qui nous a paru utile pour protéger l’enfance et réveiller la foi, qui n’est qu’endormie au sein de nos populations. « Pauvres enfants, s’écriait Gerson, que je suis touché de votre sort ! Que d’écueils vous environnent de toutes parts ! Dans un âge où l’on est susceptible de toutes sortes d’impressions et surtout de celles qui favorisent la nature corrompue, que rencontrez-vous autour de vous ?… Que voyez-vous ?… Combien de mauvais exemples ?.,. Que deviendrez-vous ?… Vous avez un besoin pressant de quelqu’un qui vous nourrisse de la divine parole et qui se hâte d’opposer une digue au torrent d’iniquités qui va vous engloutir. » Ce quelqu’un, qui nourrira de la divine parole les jeunes âmes — et aussi les vieilles — et qui se hâtera d’opposer une digue au torrent dévastateur de l’impiété et du vice, ce quelqu’un, disons-le vite, ce sera nous, prêtres de Jésus-Christ. Nous pourrons réaliser ce double but au moyen des projections lumineuses. Et si nous croyons fermement à l’Evangile, notre récompense sera grande dans le Ciel ! Qui fecerit et docuerit, hic magnus vocabitur in regno cœlorum ! Le Directeur : G. AILLAUD, Curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes.)

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES Projections de Noël

[gravure : un ange aux ailes déployées annonçant la nativité à des bergers, sous une étoile rayonnante]

[gravure : des bergers agenouillés autour d’une crèche, signée DEBERNY et Jh. Beuzon]

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

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Voici le temps d’offrir le plaisir d’une petite représentation avec projections sur le Mystère de Noël, aux enfants de nos catéchismes et de nos écoles, à la jeunesse de nos patronages, à leurs parents et amis, aux familles de notre paroisse. L’église au besoin pourrait servir de local pour cette pieuse représentation artistique des scènes de l’Evangile, relatives aux circonstances diverses qui précédèrent, accompagnèrent et suivirent la naissance merveilleuse de Jésus. En ajoutant à ces touchantes projections quelques petits préludes ou intermèdes, cantiques ou chants de circonstance, avec musique, habilement exécutés. vous mettrez votre auditoire en compagnie des Anges et ce sera pour tous, petits et grands, une délicieuse soirée de Noël. Nous donnons ici, à titre d’indication, la liste des tableaux à projeter, avec quelques notes pour en mieux faire comprendre la suite et le sens, et permettre ainsi de les utiliser avec plus de profit.

Le Mystère de Noël

représenté en projections lumineuses, 15 scènes en 31 tableaux.

1°. BETHLÉEM

« Je te salue, Bethléem, Maison du pain. dans laquelle est né le Pain descendu du Ciel. (Ste Paule). » Bethléhem (hébr. : Beit-léhem, maison du pain) était une bourgade située à environ 2 heures au sud de Jérusalem. — David l’avait rendue célèbre ; le Messie devait l’illustrer bien davantage encore. — C’était au moyen âge une cité très florissante ; successivement détruite et relevée par les Arabes et les Croisés, elle est encore aujourd’hui une des villes les plus industrieuses de la Palestine. Elle compte actuellement près de 6,000 habitants. Trois vues de Bethléem (1).

(1) On trouvera ces tableaux et les suivants chez MAZO, 8, boulevard Magenta, Paris.

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2e MONTÉE DE BETHLÉEM

Les premières maisons, que nous apercevons à gauche. occupent l’emplacement de celle du pâtre devenu roi.

3e MAISONS ET TERRASSES

Aujourd’hui, comme aux temps bibliques, les maisons en Orient ont habituellement les toits construits en forme de terrasse ou solarium, sur laquelle se trouve une chambre appelée chambre haute. Elle sert à prendre le frais pendant la chaleur ; c’est pour cela qu’on l’appelle encore chambre d’été. — Cette disposition que vous avez sous les yeux permet de comprendre ce passage des Saints Evangiles : « Que celui qui est sur les toits ne descende pas pour prendre ce qui est dans la maison, mais qu’il s’élance en toute hâte par l’escalier extérieur qui donne sur la rue. — C’est ainsi que le paralytique dont parle saint Marc put être descendu par le toit.

4e HABITANTS DE BETHLÉEM

Les Bethléémites sont, paraît-il, les plus beaux hommes de la Judée : on attribue cette beauté native à la proximité de la vallée de Raphaïm, que peuplèrent les géants. Ils ont conservé fidèlement le costume traditionnel de de leurs aïeux, c’est-à-dire le large manteau qui forme la meilleure pièce de leur habillement. Plusieurs tableaux 1er Homme de Bethléem. — 2º Chamelier allant à Bethléem. — 3º Scène du marché à Bethléem. 5º FEMMES DE BETHLÉEM Quant aux femmes elles ont gardé, elles aussi, le costume des anciennes juives, qui leur sied à ravir ; les peintres du moyen-âge l’ont donné avec raison à la Mère de Jésus. Plusieurs tableaux : 1º Femmes de Bethléem devant leurs maisons. — 2º Femme de Bethléem et son enfant sous un olivier. — 3º Groupe de jeunes filles. — 4º Femme de Béthléem, marchande de fruits.

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6º CHAMP DE BOOZ

A l’orient de Bethléem s’étale une belle et vaste plaine ; c’est le champ de Booz ou des pasteurs. C’est dans ce champ que se tenaient les bergers lorsque les anges leur annoncèrent la Naissance du Sauveur.

7º DÉNOMBREMENT DE L’EMPIRE ROMAIN

Or la naissance du Christ arriva ainsi. En ces jours-là’ nous dit l’Evangile, César Auguste fit paraître un édit pour le dénombrement de tous les habitants de la terre. Ce premier dénombrement fut fait par Cyrinus, gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire chacun dans sa ville. Comme Marie et Joseph étaient de la petite ville de Bethléem, ils furent obligés pour obéir à l’empereur romain de se rendre de Nazareth à Bethléem.

8º LE VOYAGE — L’ARRIVÉE à BETHLEEM.

Eamus in Bethléem. — Ce voyage dans le massif des montagnes de la Judée fut long et pénible, pour Marie surtout. Plus de 30 lieues séparaient Nazareth de Bethléem. Il fallait passer dans ces rudes sentiers des montagnes, pendant la saison du froid et des pluies, puisqu’on était en hiver. C’était le soir quand Marie et Joseph arrivèrent à Bethléem. Mais comme ils étaient de pauvre apparence, on ne voulut les recevoir dans aucune hotellerie, et ils furent obligés de se réfugier dans une des grottes, voisines de Bethléem pour y passer la nuit. 2 tableaux : Joseph et Marie repoussés de l’hotellerie et se dirigeant vers la grotte. 9° LA NAISSANCE DE JÉSUS Ce fut là, dans cette grotte ou étable, où venaient quelquefois s’abriter les bergers avec leurs troupeaux, qu’arriva ce qui avait été attendu pendant 4000 ans. A minuit Jésus-Christ vint au monde. Il naquit de la Bienheureuse Vierge Marie.

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Quand l’Enfant fut né, Marie sa mère le prit dans ses bras l’enveloppa de langes qu’on avait emportés en partant de Nazareth, et le coucha sur un peu de paille dans une crêche. Et Marie et Joseph se prosternèrent dans l’adoration la plus religieuse et la plus profonde.

5 magnifiques tableaux de la Nativité, chefs-d’œuvre de Flandrin, G. Doré, Bigioli, Habert et Steinle.

10° L’ANGE ET LES BERGERS

Il y avait alors, aux environs, des bergers qui passaient la nuit dans les champs, gardant tour à tour leurs troupeaux. Et voici qu’une clarté divine les environna, et ils furent saisis d’une grande frayeur. Un ange leur apparut aussitôt et leur dit: « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur; vous le reconnaîtrez à ce signe : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crêche. » En même temps une multitude de saints anges firent retentir l’air de ce chant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! »

11º LES BERGERS A L’ÉTABLE DE BETHLÉEM

Lorsque les anges eurent fini leur cantique, ils retournèrent dans le Ciel. Mais lès bergers se dirent ls uns aux autres : « Allons à Bethléem voir ce que Dieu nous a fait annoncer. » Ils y vinrent en toute hâte et, selon une tradition ancienne, ils portèrent avec eux de petits présents, tels que leur pauvreté et la simplicité de leurs mœurs pouvaient en mettre à leur disposition, — Grande fut leur joie quand, pénétrant dans l’étable, ils trouvèrent Marie et Joseph avec le divin Enfant, qui était couché dans une crèche. — Et l’ayant vu, ils connurent la vérité de ce qui leur avait été dit de cet enfant, et se prosternant ils l’adorèrent.

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2 tableaux : 1º A l’aurore de Noël (les bergers). — 2º Adoration des bergers. 12º LES BERGERS ANNONÇANT LES PREMIERS L’ÉVANGILE Après cela, ils retournèrent bien joyeux à la garde de leurs troupeaux, louant et glorifiant Dieu, et racontèrent ensuite à d’autres personnes ce qu’ils avaient vu et entendu. 13º LES MAGES GUIDÉS PAR L’ÉTOILE Une lumière céleste avait enveloppé les bergers durant la nuit de Noël, une étoile brillante et miraculeuse apparut en même temps, très loin de Bethléem, à trois riches et savants prsonnages qu’on appelait des Mages. Ils régnaient en qualité de princes sur une partie de la Chaldée ou de l’Arabie. Et ayant vu l’étoile, ils se mirent en marche, bien assurés que le bon Dieu ne les tromperait pas et que l’étoile les conduirait au Messie nouveau-né; En effet, l’étoile marchait toujours devant eux et eux suivaient toujours l’étoile. 14º ADORATON DES MAGES L’étoile conduisit les Mages jusqu’à Bethléem ; elle s’arrêta bien au-dessus de la grotte,et ces saints personnages, ravis de joie, trouvèrent comme les bergers l’Enfant Jésus en compagnie de Marie et de Joseph, et s’agenouillant à leur tour, ils lui offrirent avec leurs adorations, de l’or, de l’encens et de la myrrhe, comme à leur Dieu, à leur Roi et à leur Sauveur. Puis ils s’en retournèrent dans leur pays, en bénissant le Seigneur. Quatre tableaux, d’après les grands Maîtres. 15ᵉ NOEL Que j’aime ce divin Enfant ! Qu’en cet état il est charmant ! Je l’aime, je l’aime ! Oh ! l’admirable Enfant ! C’est l’amour même. Tableau de Noël, tiré du beau catéchisme en images de la Bonne Presse.

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A CONSULTER : Les Evangiles selon S. Matthieu et S. Luc, commentés par Fillion. Letouzey et Ané, 17, rue du Vieux-Colombier, Paris. — Le Manuel biblique, par Bacuez et Vigouroux. Roger et Chernoviz. 7, rue des Grands-Augustins, Paris. — Notre voyage aux pays bibliques, prr Mgr Le Camus. Librairie Brunet, 5, rue Saint-Aubert, Arras.

Rome païenne. (Projections Molteni.) Sur le désir qui nous en a été exprimé par plusieurs de nos confrères, nous avons établi la collection suivante pour servir à une conférence sur Rome païenne (divinités, temples, palais, etc.) I. SOUVENIRS DE ROME RÉPUBLICAINE LE FORUM ROMAIN. — 1c Vue générale du Forum. — 2° Le temple de Saturne. — 3° Ruine de la Basilica Emilia. — 4° Le temple de Vespasien. — 5° Ruines du temple de Jules César. — 6° La colonne de Phocas. — 7° Arc de Septime-Sévère. — 8° Ruines du Palais des Vestales. — 9° Le temple de Romulus. — 10° Les Anaglipha Trajani. — 11° Le temple de Faustine. — 12° Le Capitole, vu de la Voie sacrée. — 13· L’Arc de Titus. — 14· Le temple des Dieux. — 15· La Voie sacrée. — 16· Ruines du temple de Vénus et Rome, — 17· Les nouvelles fouilles (tombeau de Romulus). II. ROME IMPÉRIALE LE PALATIN. — 18· Façade du Palais d’Auguste. — 19· Palais d’Auguste, façade du Pedagogium. — 20· Entrée du Palais de Septime-Sévère. — 21· Ruines du temple de Septime-Sévère. — 22· Le Forum de Trajan. — 23· Base de la colonne trajane. — 24· Temple de Jupiter Stator. III. LES GRANDS TRAVAUX D’UTILITÉ PUBLIQUE THERMES DE CARACALLA. — 25· Vue générale des Thermes, — 26· Entrée. — 27′ Le Frigidarium. — 28′ Le Caldarium. — 29′ Le Tepidarium.

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La Voie Appienne. — 20· Via Appia, ruines de l’Acqua Claudia. — 13· Via Appia au tombeau de Cecilia Metella,

IV. LE COLYSÉE

L’Extérieur. — 33· Vue générale du Colysée. — Vue d’ensemble. L’Intérieur. — 35· Vue générale. — 36· L’entrée. –37· Sous les galeries. — 30· Partie souterraine.

V. LES CÉSARS DIVINISÉS

Satues des Césars. — 39· Statue d’Auguste. — Tibère. 41· Néron. — 42· Trajan. — 43. Lucius Verus. Prix du Tableau : 1 franc. Pour l’explication des tableaux on s’aidera des ouvrages indiqués ci-après : Rome ancienne et moderne, conférence par Georges Toudouze, éditée par Mazo qui possède aussi sur Rome quantité de vues de premier choix. — Les Césars, par Champigny, Paris, Retaux.– La Civilisation païenne et la Religion, par Reynaud, Paris, Perrin. — Esquisse de Rome chrétienne, par Mgr Gerbet, librairie Brunet. Rome chrétienne, par Mgr Gerbet, libraire Brunet.

[fleuron typographique]

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III. — REVUE TECHNIQUE

La Lampe R et M

A INCONDESCENCE PAR L’ALCOOL

(Suite et Fin)

[gravure : schéma d’une lampe à alcool, avec socle A, réservoir B, tube H, manchon L, et, à droite, un flacon avec bouchon P et mèches T]

C
K
L
t
P
H
E
D
B
F
G
T
A

DESCRIPTION ET MODE D’EMPLOI

La lampe R et M à incandescence par l’alcool se com pose essentiellement d’un récipient cylindrique en cuivre A portant à sa surface supérieure : 1º Une presse étoupe maintenant un tube B dans lequel a été bourré une mèche. 2º Une pièce formant entonnoir D avec couvercle molleté servant à l’introduction de l’alcool ; Une tubulaire E permettant d’adapter un tube de caoutchouc avec poire d’insufflation pour donner la pression intérieure suffisante. Autour de cette tubulure, peut se mouvoir une manette qui règle l’échappement du gaz, et permet ainsi de mettre la lampe en veilleuse ou même de l’éteindre complètement. Le tube B est fermé à sa partie supérieure par une pièce C en cuivre rouge formant récupérateur de chaleur il

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communique latéralement avec un tube F qui conduit le gaz jusqu’à l’injecteur G coiffé d’un bec Bunsen H d’une disposition spéciale. Au lieu de disposer en forme convexe, comme à l’ordinaire, la grille metallique supérieure par laquelle s’échappent les vapeurs d’alcool, nous donnons de préférence une forme concave ; l’expérience nous a montré qu’on obtenait ainsi un résultat plus avantageux. Recommandation : Eviter de presser sur la poire lorsqu’on est sur le point d’allumer, on ferait en effet sortir de l’alcool liquide par l’injecteur. Cet alcool s’enflammerait et donnerait lieu à une flamme qui pourrait effrayer, quoiqu’elle soit sans danger. MISE EN MARCHE DE LA LAMPE Avant de mettre la lampe en marche, s’assurer qu’elle est remplie d’alcool. L’alcool employé sera : l’Alcool dénaturé de commerce avantage énorme puisque l’on trouvera partout cet alcool et qu’on pourra l’utiliser sans avoir à lui faire subir aucune préparation, telle que : carburation, etc. 1° Introduction de l’alcool : Pour que l’introduction se produise facilement à l’aide de l’entonnoir auquel on aura préalablement enlevé le couvercle D nous recommandons de laisser la tubulure E libre. 2º *Mise en place du manchon : Introduire le crochet K qu’on a momentanément retiré de l’encoche pratiquée en C, dans la boucle du manchon, coiffer ensuite le bec Bunsen du manchon, qu’il faut pour cela incliner légèrement, puis laisser reposer la partie supérieure du crochet sur la pièce C, comme le montre la figure. 3º Allumage de la lampe :* Il faut avant d’allumer, munir la tubulure E de sa poire à air et écarter la manette F de l’injecteur. Pour donner la pression et échauffer tout le système producteur de gaz, on place les tampons d’amiante en fourchette qui trempent dans un flacon contenant de l’alcool, de telle sorte qu’il y ait un tampon de chaque côté du bec G et du tube B. Ceci fait, on allume avec une allumette ; sous l’influence de la

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température, un sifflement ne tarde pas à se faire entendre c’est de la vapeur d’alcool qui, sortant, s’enflamme aussitôt et rend immédiatement le manchon incandescent. On enlève la fourchette qu’on remet dans son flacon après l’avoir éteint, Quelques coups de poire suffisent enfin à donner au manchon tout son éclat et la lampe est prête pour une séance de projection pouvant durer au moins 2 heures c’est-à-dire pour plus de temps que la durée normale d’une Conférence Veut-on mettre la lampe en veilleuse, on engage légèrement l’extremité de la manette F sur l’injecteur. Veut-on éteindre la lampe, on engage complètement l’extremité de la manette. Il n’a pas été nécessaire pour produire l’extinction de souffler sur la lampe, opération qui amène le plus généralement la perte du manchon, et de plus on est certain que la lampe une fois éteinte ne se rallumera plus ; comme cela pourrait arriver si les dernières traces de vapeur, se produisant encore, venaient à s’enflammer d’elles-mêmes au contact d’une pièce chaude ou à proximité d’un manchon encore rouge en certains points. La Lampe R. et M. par une modification dans la forme du bec peut également bien fontionner quand on la charge à l’alcool carburé ; ce liquide dégageant plus de chaleur donne évidemment plus de lumière, mais comme il est assez difficile de se procurer partout de l’alcool carburé au degré voulu, ou qu’il est désagréable de carburer soimême l’alcool dénaturé avec de la benzine par exemple, nous donnont ce mode de fonctionnement à titre de renseignement, préférant beaucoup la marche à l’alcool dénaturé ordinaire du commerce. A la lampe R. et M. nous avons adjoint un support à trois vis calantes, ce qui permettra de la placer indistinctement dans toutes les lanternes existantes sans qu’il soit nécessaire de leur faire subir aucune transformation. Par le jeu des trois vis du support, on arrivera à un cintrage parfait, chose toujours indispensable pour obtenir un bon rendement.

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Avant de mettre la lampe en pression, s’assurer qu’elle est bien remplie. Il pourrait en effet se produire que la mèche étant sèche se carbonise et la lampe ne fonctionne plus dans de bonnes conditions. On remédiera à cet inconvénient en remplaçant la mèche intérieure par une mèche neuve.

Appareils adoptés et recommandés Par l’OEUVRE

Modèle n° 1. — Lanterne simple, à prix réduit, objec tif double achromatique de premier choix, une lampe à pélrole à 3 mèches . . . . . . . . . Prix : 33 f. 50 Le même modèle avec lampe à 4 mèches. » 41 60 Modèle n° 2. — Lanterne perfectionnée, construction soignée, objectif double parfaitement achromatique et très lumineux, pouvant servir aussi bien pour les conférences que pour les démonstrations scientifiques, sans aucune lampe pour l’éclairage . . . . . . . 60 f. » Avec lampe à pétrole à 4 mèches . . . . . . . 74 » Avec lampe à incandescence par l’alcool . . , 90 » Modèle n° 3. — Grand appareil pour professionnels, montage très soigné et d’une solidité extrême, objectif supérieur projetant un disque lumineux d’un diamètre égal à la distance de l’appareil à l’écran, avec lampe à pétrole à 5 grandes mèches . . . . . . . . 170 fr. Chacun de ces appareils est muni de son chassis portevues et livré en boîte. On pourra utiliser n’importe quelle lumière, Les frais de port sont toujours à la charge de l’acheteur. Les prix indiqués ci-dessus sont nets, et il ne peut être accordé ni remise ni escompte. Adresser toutes les commandes à Champtercier.

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 8 décembre 1902. vic. gén.

L’Imprimeur-Gerant : Louis GROSJEAN.

Imprimerie de l’Assistance par le Travail, 21, q. de l’Archevêché.

January 1903

première année, no. 4, 15 January 1903; pp. 49–64. Back to the list of issues

[bandeau décoratif]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
1e ANNÉE No 4 JANVIER 1903
SOMMAIRE :
Bonne et sainte année! — I. Bulletin et Nouvelles de l’Œuvre :
Conférences et Projections. — Catéchisme et Projections. —
II. Renseignements utiles : Jésus-Enfant. — Huit scènes en
23 tableaux, représentées par l’Œuvre des Projections caté-
chistiques. — III. Revue technique : L’éclairage par l’alcool.
— Fabrication de vues sur verre pour projections lumineuses.
— Bibliographie.
[bandeau décoratif]
1903
Bonne et Sainte Année !
Quand paraîtra ce numéro, nos chers abonnés
auront déjà reçu les souhaits de bonheur de
tous ceux qui les aiment.
Nous sommes, nous aussi, les amis de nos lec-
teurs et nous les prions d’agréer ici avec nos vœux
de bonne et sainte année, la nouvelle assurance
de notre très cordial attachement.
Nous avons célébré pour eux et pour leurs famil-
les, une de nos trois messes de Noei ; c’est la meil-
leure étrenne que nous puissions leur offrir. En
retour, nous leur demandons instamment de nous
continuer « ce courant de prières » qui est la plus
puissante coopération qu’ils puissent nous donner.
[mention de numérisation : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France]

[page 50]

Nous croyons que notre chère Œuvre fait partie de cet ensemble d’œuvres providentielles dans lesquelles les maux dont nous souffrons trouveront leur remède et par lesquelles se préparera l’avenir.

Si donc les prêtres et les catholiques ne veulent pas laisser surtout la jeunesse française, qui est tout l’avenir, aller presque tout entière à leurs ennemis, ils doivent se hâter de créer partout et de rendre attrayantes des œuvres chrétiennes de persévérance et, comme les projections peuvent être merveilleusement utilisées dans ce but, à travailler activement avec nous à l’établissement, au développement, à la propagande de l’Œuvre des Projections Catéchistiques dans les paroisses.

Que le Seigneur daigne stimuler les volontés ! Et que notre belle Œuvre vive et prospère pour sa gloire et le bien des âmes !

Champtercier, le 1er Janvier 1903.
G. AILLAUD.

[gravure : la Nativité — la Vierge et saint Joseph auprès de l’Enfant Jésus couché, avec des anges à droite]

NOËL !

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I. BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE

Conférences et Projections

On nous communique la lettre suivante que nous nous empressons de reproduire après la Croisade la Presse.

Reims (Marne).

Il me semble qu’un point à traiter très important, c’est l’action sur les campagnes, malheureusement négligées presque entièrement jusqu’ici : les élections dernières ne l’ont que trop prouvé. On pourrait cependant les atteindre, ensemble, et très efficacement, par les syndicats et les caisses rurales, en même temps que par la propagande de la bonne presse, et les conférences ! On fait beaucoup de conférences dans les villes et presque pas dans les campagnes qui restent ainsi totalement à la merci des instituteurs socialistes ou librepenseurs. Nous n’usons pas assez non plus, surtout dans les campagnes, des projections, rendues si pratiques par les perfectionnements de la Bonne Presse, notamment par sa nouvelle lampe à alcool. A ce propros, l’œuvre de la Bonne Presse ne trouverait-elle pas un François Coppée pour composer une sorte de petit drame qui rendrait sensibles, palpables, les effets de la mauvaise presse par les journaux et les romans ; et, ensuite, un peintre intelligent et habile, qui sur ce drame pour thème, ferait une série de tableauxclichés pour projections : 20 à 30 clichés, ainsi qu’il a été fait pour l’alcoolisme par le petit drame: « Les enfants de l’ivrogne » en vente chez Barbré, 12, boulevard Saint-Martin ? Il me semble que ce sujet si grave et si intéressant serait digne de tenter la plume et le cœur de François Coppée lui-même et le pinceau d’un artiste de mérite.

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Ce premier résultat acquis, on ferait une campagne par conférences avec projections, contre la mauvaise presse ainsi que l’on fait contre l’alcoolisme. Après un entretien d’une demi-heure ou de trois quarts d’heure sur le sujet, on récite avec chaleur le petit drame, pendant que la projection met sous les yeux les scènes émouvantes dont le drame a donné le sujet. A. HAINE.

Nous partageons entièrement l’avis de l’honorable. auteur de cette lettre et nous faisons appel au talent de MM. les artistes et conférenciers pour nous donner une série de conférences avec projections contre la mauvaise presse qui cause tant de maux à la religion, à la société civile et à la famille chrétienne. Qui ne déplore en effet le mal produit chaque jour par les mauvais journaux jusque dans les moindres villages ? Nous publierons volontiers ici tout ce qu’on nous enverra d’interessant et d’utile sur cette ou ces questions qui arrivent fort à propos.

CATÉCHISME ET PROJECTIONS

M. l’Abbé R. HORNER, professeur de pédagogie à l’Université de Fribourg (Suisse), nous a fait le gracieux hommage d’une de ses récentes brochures sur l’Enseignement du Catéchisme. Ce cours de pédagogie au Catéchisme (1) nous a tellement ravi et paru pratique que nous voudrions le voir adopté et suivi par tous nos amis. Ce serait le moyen de donner aux enfants et aux adultes une instruction religieuse sérieuse et durable. La brochure est revêtue de l’Imprimatur de l’Ordinaire. Nous en donnerons dans le numéro de Février la partie qui a trait à l’enseignement par les images ou projections.

(1) Prix franco, payable d’avance, 0 fr. 50, à la librairie de N.-D. de Montligeon (Orne).

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JÉSUS ENFANT

[gravure : la Vierge assise sur un trône tenant l’Enfant Jésus, entourée de deux anges, dans un encadrement orné de rinceaux]

[gravure : partie inférieure d’une composition encadrée d’une bordure décorative ; une figure agenouillée devant un autel à degrés, entourée de personnages drapés ; en bas à droite de la gravure, signature illisible]

Projections sur la Sainte Enfance.

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

Jésus Enfant !

HUIT SCÈNES EN VINGT-TROIS TABLEAUX représentées par l’Œuvre des Projections catèchistiques. Expliquées aux petits enfants PAR UN CATÉCHISTE

Jésus est apparu pour la première fois au monde sous les traits d’un petit enfant et c’est tout d’abord à vous, chers enfants, qu’il est offert comme modèle. Avec quelle attention, avec quel amour ne devez-vous donc pas étudier les premières années du Sauveur ! Nous vous l’avons montré couché dans sa crèche, recevant les adorations de Marie et de Joseph, des bergers et des Mages. Mais le temps de sa vie qui s’écoula depuis Bethléem jusqu’au jour où ses parents le cherchèrent parmi les docteurs au Temple de Jérusalem, quand il avait douze ans, doit vous être particulièrement cher, et nous y trouverons aujourd’hui pour vous de bien précieux enseignements. Il vous a donné l’exemple afin que vous fassiez comme il a fait. Voyez donc et considérez :

TABLEAU : LE SAINT ENFANT JÉSUS

1º LA CIRCONCISION

Le huitième jour après sa naissance, l’Enfant-Dieu, à la cérémonie religieuse de la Circoncision prescrite par la loi de Moïse, reçut le nom de Jésus, que l’ange lui avait donné avant qu’il eût été conçu dans le sein de Marie. « Nul chant n’est plus suave, nulle parole n’est plus agréable, nulle pensée n’est plus douce que le nom de Jésus, Fils de Dieu. « Hymne de l’Eglise. »

2º PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE Pour obéir à la loi de Dieu qui ordonnait que tout enfant

[page 55]

premier-né fût offert au Seigneur, la Sainte Vierge et Saint Joseph portèrent l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem, le quarantième jour après sa naissance. Le saint vieillard Siméon prit lui-même Jésus dans ses bras et, bénissant le Seigneur, il l’appela : la lumière du monde et la gloire d’Israël. L’Enfant Jésus comprenait tout ce qui se passait et le conservait et méditait en son cœur. Mes enfants, quand vous étiez petits, on vous a aussi portés à l’Eglise. A votre baptême, on vous a consacrés à Dieu, N’oubliez jamais cela et conduisez-vous toujours comme un enfant de Dieu. 2 TABLEAUX DE LA PRÉSENTATION 3° LA FUITE EN EGYPTE Après les rois Mages, un autre roi voulait venir près de l’Enfant Jésus, mais, hélas ! ce n’était pas pour l’adorer. Ce roi, qui s’appelait Hérode, avait dans son esprit un projet horrible : il voulait venir à Bethléem pour tuer le petit Jésus. Mais l’Enfant Jésus échappa aux griffes de ce loup ravisseur : réjouissons-nous en ! Pendant la nuit, un Ange du Seigneur dit à Joseph : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa Mère, et fuyez en Egypte ! Le roi Hérode veut tuer l’Enfant. » Joseph se levant aussitôt, prit l’Enfant et la Mère, les plaça tous les deux sur un âne et suivit l’Ange. Mes enfants, votre Ange gardien veille également ainsi sur vous. Suivez-le toujours, obéissez à ses saintes inspirations, et les méchants ne pourront jamais vous nuire ; vous échapperez merveilleusement à leurs pièges, vous serez préservés de tout danger. 7 TABLEAUX DIVERS DE LA FUITE EN EGYPTE 4° MASSACRE DES INNOCENTS Entre temps, en Judée, à Bethléem, que se passa-t-il ? Le cruel Hérode fit massacrer les petits Innocents. O pitié ! Mais maintenant tous ces petits enfants sont bienheureux dans le Ciel !

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« Salut, premières fleurs du martyre, saints Innocents, petits témoins de l’Enfant Jésus, roses à peine entr’ouvertes et teintes déjà d’une pourpre glorieuse ! Chers petits enfants de Bethléem, patrons et protecteurs des enfants chrétiens, priez pour nous, afin que dès notre enfance nous rendions comme vous témoignage à notre Sauveur par une vie toute innocente et toute bonne et par un grand amour de l’Enfant Jésus, de la Sainte Vierge et de l’Eglise (Mgr de Ségur). »

5º LE RÉTOUR D’ÉGYPTE

La Sainte Famille demeura en Egypte pendant près de trois ans, et l’Ange de Dieu ayant de nouveau apparu à Joseph, celui-ci reprit avec Marie et Jésus le chemin de la Judée. Mais apprenant qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit d’y aller et, averti en songe, il se retira à Nazareth, en Galilée, là où s’était opéré le mystère de l’Incarnation.

Mes enfants, à l’exemple de l’Enfant Jésus, prenez la fuite, autant que vous le pourrez, lorsqu’on cherchera à vous faire du mal, à perdre votre âme.

3 TABLEAUX DIVERS
6° L’ENFANT JÉSUS A NAZARETH

Comment s’est passée l’enfance de Jésus à Nazareth ? Elle a été fort simple et habituellement sans éclat. Ainsi doivent se passer les années des enfants, sous les yeux de leurs parents, dans l’intérieur de la famille. Mais que faisait donc l’Enfant Jésus ?… Avant tout, il obéissait à ses parents. L’Evangile nous dit de Lui ces deux mots : il leur était soumis. Il faisait ce que ses parents lui commandaient. Il était laborieux, il s’exerçait à manier les outils de son père nourricier qui était charpentier. Sans doute, il aura arrosé son travail de ses sueurs, mais jamais il n’a poussé ni un murmure ni une plainte. Lorsqu’il rencontrait une difficulté ou une contrariété, jamais il ne se mettait en colère… Dieu contemple avec plaisir de tels ouvriers…

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Dans la Sainte Famille, on priait beaucoup. Jamais, le matin au lever, ni le soir au coucher, la prière ne fut oubliée. De même, la prière avant et après les repas, avant et après le travail était récitée avec exactitude et dévotion. Mais on ne saurait toujours prier et travailler : cela fatigue ; de temps en temps, l’on a besoin de se récréer un peu. Dans la récréation, on peut être gai et joyeux. On aime de voir les enfants gais et enjoués ; mais il ne faut pas être dissipé et sauvage. Ici encore, l’Enfant Jésus nous donne d’admirables exemples. Il restait volontiers à la maison, c’est vrai, mais il aimait aussi à se joindre parfois à d’autres petits enfants de Nazareth, et comme il était bon et aimable avec ces enfants ! Pour rien au monde il n’aurait insulté ou frappé le moindre de ses enfants ; non, il leur faisait toujours du bien. Ainsi, mes enfants, devez-vous faire ; fuyez les querelles et les disputes, soyez aimables et polis envers tout le monde.

5 TABLEAUX DIVERS DE L’ENFANCE DE JÉSUS A NAZARETH

7º JÉSUS PARMI LES DOCTEURS

L’Evangile nous a conservé un autre trait bien intéressant, Chaque année, à Pâques, Marie et Joseph se ren daient en pélerinage à Jérusalem. Lorsque l’Enfaut Jésus fut âgé de douze ans, il put les accompagner. Quelle joie ce fut pour son cœur ! Or, il arriva qu’une fois, la fête étant passée, il demeura à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçussent.Ils pensaient qu’il était avec quelqu’un de la compagnie. Quand ils eurent marché pendant un jour entier, ne le voyant pas, ils commencèrent à être inquiets ; ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs amis et personne ne put leur dire ce qu’il était devenu ; ce qui les obligea de retourner à Jérusalem et, après trois jours de recherches, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Mes enfants, Jésus est resté trois jours dans le temple, il ne savait se résoudre à en sortir. Et vous, aimez-vous

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bien à venir à l’Eglise ? Est-ce que vous ne sortez pas avant que la messe soit finie ? Est-ce que vous aimez de venir au Catéchisme ? 2 TABLEAUX 8° L’INNOCENCE MÊME Quelle belle fleur que le lys ! Ses feuilles sont blanches comme la neige fraîchement tombée. Il n’y a pas la plus petite tache noire. Dans l’intérieur du lis, il y a des fils d’or, et de ces fils d’or il tombe une poussière d’or sur les feuilles blanches. L’âme du Saint Enfant Jésus était encore bien plus belle, bien plus blanche que le lys dans toute sa beauté. dans toute sa blancheur ! L’Enfant Jésus était sans cesse absorbé en Dieu ; de là sa réserve et sa grande modestie. Jamais la moindre poussière d’une pensée mauvaise n’a souillé son esprit. Jamais il n’a pu souffrir des enfants impurs au cœur corrompu. Mes enfants, veillez donc sur la pureté de votre âme ! C’est un lys d’une blancheur éclatante, mais qu’un rien peut ternir ! Soyez toujours bien réservés et bien modestes. Ne jouez jamais avec des enfants pervers ! Si une mauvaise pensée se présente à votre esprit, chassez-la immédiatement en invoquant Marie la Reine de la pureté, en pensant à Jésus, qui a dit : Bienheureux les cœurs purs, parce qu’ils verront Dieu ! TABLEAU DE L’INNOCENCE L’Evangile, après avoir rapporté les divers traits de la vie de Jésus Enfant que nous venons de mettre sous vos yeux, ajoute ceci : « Et Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » Il en sera ainsi de vous, mes enfants, si vous pensez quelquefois au divin Modèle qui vous est proposé, si vous imitez l’Enfant Jésus dans son obéissance, dans son humilité, dans sa vie cachée, dans son assiduité au travail, dans son amour pour les choses de Dieu. Jésus Enfant, jetez les yeux sur nous et attirez-nous après vous !

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II. — REVUE TECHNIQUE

L’ÉCLAIRAGE par L’ALCOOL

Nous avons reçu de nos fabricants de Paris, MM. Ra_ diguet et Messiot, les notes complémentaires que voici sur la lampe R et M ; elles sont en même temps comme une sorte d’historique de l’éclairage par l’alcool et nos lecteurs nous sauront gré de les leur communiquer : Depuis longtemps, on fait usage de lampes à alcool qui brûlent à flamme bleue et qui sont spécialement destinées au chauffage. Lors de l’apparition du manchon à incandescence, on songea à utiliser ces lampes pour l’éclairage ; mais l’éclairage avec manchons à incandescence, soit par le gaz, soit par le pétrole, soit par l’alcool, ne donna vraiment de résultats avantageux et pratiques que grâce à la découverte de AUER relative à la composition du manchon. L’éclairage à incandescence par l’alcool a pris depuis et particulièrement dans ces dernières années un développement considérable, mais dans le plus grand nombre des lampes à alcool qui ont été livrées au commerce dans ce but, on s’est contenté d’une intensité lumineuse ordinaire, afin d’éviter autant que possible la détérioration trop rapide du manchon. Au contraire, dans les lampes qui sont destinées aux lanternes à projections, on se propose d’obtenir à un moment donné une très grande intensité lumineuse, et dans ces conditions, la durée du manchon devient une préoccupation secondaire. Pour obtenir ainsi la lumière intense que l’on cherche, deux conditions doivent être remplies : 1º On doit faire usage de manchons de petites dimensions pour obtenir la

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concentration du point lumineux. M. MOLTENI (1) l’avait fort bien remarqué depuis longtemps en conseillant de préférence à tous les autres numéros de becs Auer, le bec Bébé, quand on emploie le gaz. (Nous recommandons aujourd’hui le *Bec Baudesept* dont les dimensions sont aussi très restreintes). 2° Il est nécessaire d’arriver à une très grande intensité dc vaporisation de l’alcool. D’autre part, lorsque la chaleur communiquée à la chambre de vaporisation est trop grande par rapport à la quantité d’alcool arrivant dans cette chambre pour y être vaporisée, il se produit dans les vapeurs obtenues une dissociation qui rend le fonctionnement des lampes tout à fait défectueux. Il est donc indispensable, dans les lampes qui nous occupent, non seulement d’obtenir un chauffage intense de la chambre de vaporisation, mais encore de faire arriver dans cette chambre une quantité d’alcool convenable. La capillarité d’une mèche plongeant dans un réservoir d’alcool n’est plus alors suffisante, on a reconnu que pour arriver à la formation rapide et intense des vapeurs, il fallait aider dans une certaine mesure la capillarité de la mèche. L’on a alors eu l’idée d’activer l’ascension du liquide combustible à travers la mèche, en exerçant sur ce liquide une pression produite par l’air envoyé sous pression, par une poire en caoutchouc par exemple. On peut aussi affirmer que cette poire est une véritable soupape de sûreté. En utilisant toutes ces dispositions connues depuis longtemps et dont la combinaison se retrouve d’ailleurs dans le plus grand nombre des lampes à alcool existantes, nous sommes arrivés à réaliser la construction d’une lampe qui, par sa simplicité et son prix, sera, pensonsnous, très appréciée pour l’éclairage des lanternes à projections.

(1) Voir ses communications à la Société Française de photographie.

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La simplicité de construction de notre lampe nous a été principalement suggérée par les dispositions que nous avons trouvées dans toutes les lampes à alcool à flamme bleue employée depuis longtemps dans les laboratoires de chimie pour faire chauffer et fondre les échantillons soumis aux analyses. Ces lampes comprennent un réservoir sur lequel est fixé, à l’aide d’un écrou ad hoc, un tube dans lequel est bourrée la mèche. Dans le tube même qui contient la mèche se trouve ménagé un espace formant chambre de vaporisation ; les vapeur d’alcool s’échappent de cette chambre et viennent déboucher à la partie inférieure d’un autre tube qui constitue le brûleur et qui est disposé parallèlement à celui contenant la mèche. La chaleur produite par le brûleur se transmet par conductibilité jusqu’aux parois de la chambre de vaporisation, assurant ainsi la production continue des vapeurs d’alcool. Pour adopter ce dispositif à l’éclairage, nous avons conservé les dispositions essentielles, et il nous a suffi d’y adapter un manchon à incandescence.

Essais photométriques comparés en prenant pour unité une bougie de l’Etoile

Bougie de l’Etoile………………………… soit 1 Lampe à pétrole à bec rond…………………. » 14 Lampe à pétrole à mèches multiples ………….. » 50 Bec Auer ” Bébé “…………………………. » 50 Acétylène 3 becs conjugués ……………….. » 70 Bec Paudesept ……………………………. » 75 Lampe R. et M., à incandescence par l’alcool ……. » 80

N.-B. : Les chiffres fantastiques annoncés d’autre part et différents de ceux que nous donnons ci-dessus demanderaient à être vérifiés.

En publiant ces notes, nous tenons à dire que la maison Radiguet et Massiot est la première à avoir donné ces

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renseignements généraux et cela dans le but de bien mettre ‘au point les soi-disant nouvelles découvertes que quelques maisons n’ont pas craint de faire valoir comme étant leur propriété. Nous devons ajouter que nous avons renseigné bien exactement nos lecteurs sur les avantages que présente la lampe à alcool R. et M., que nous leur avons recommandée. Elle donne 80 à 100 bougies ; c’est le maximum de lumière qu’il soit possible d’utiliser dans un manchon· Il est certain qu’on fait des lampes dont le manchon est beaucoup plus gros et qui, pour l’emploi domestique donnent plus de lumière, mais certainement dans un appareil à projections on n’en tire pas meilleur parti que de notre petit manchon, puisque les lumières trop larges nuisent plutôt, étant donné qu’il n’y a que les rayons marginaux qui sont pris par le condensateur. Une des supériorités de la lampe R. et M. est certainement la possibilité que l’on a de régler l’intensité lumineuse au moyen de la poire d’insufflation. Grâce aux perfectionnements des manchons actuels elle sera bientôt d’un usage courant et pratique.

Fabrication de Vues sur Verre pour Projections lumineuses

On a proposé bien des moyens d’obtenir des dessins ur verre ou sur toute autre substance transparente. En voici un facile pour reporter sur verre un egravure, un dessin quelconque, imprimés à l’encre typographique et se procurer ainsi un nombre illimité de vues à bon marché:. 1· Le verre étant bien propre, on le recouvre à sa surface d’une couche de vernis à tableau, qu’on laisse sécher. 2· On trempe la gravure dans de l’alcool, puis on la fait sécher imparfaitement entre deux feuilles de papier buvard. 3· La gravure étant encore humide on la pose sur la couche de vernis qui recouvre le verre, on la presse bien

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en tous sens, de façon à chasser l’air qui pourrait se trouver interposé entre le papier et le vernis, et à les appliquer l’un contre l’autre aussi intimement que possible, et on laisse sécher parfaitement. 4· On mouille ensuite le papier et on frotte avec le doigt. On l’enlève presque complètement, de manière qu’il n’en reste plus qu’une pellicule extrêmement mince qu’il faut ménager, attendu qu’on abîmerait la gravure. 5· Enfin, pour achever de donner au tableau la transparence voulue, on verse dessus une certaine quantité de vernis à l’esprit de vin ; on le répand sur toute la surface du papier, puis on égoutte avec soin.

*

Si l’on veut confectionner des tableaux en couleurs ou colorier des tableaux déjà existants, des photographies par exemple, il y a plusieurs manières de procéder. Le procédé le plus simple consiste à peindre avec des couleurs à l’eau, comme on fait dans l’aquarelle. Seulement, pour leur donner de la transparence, il faut passer une couche de vernis blanc à l’esprit de vin par dessus, et, cette couche une fois sèche, on applique de nouvelles couleurs que l’on vernit comme précédemment. On peut encore utiliser les couleurs au vernis que l’on trouve toutes préparées dans le commerce; mais leur emploi, vu leur grande fluidité et leur évaporation rapide présente quelques difficultés. Il ne faut pas se dissimuler que, dans la pratique, on rencontre une foule de difficultés dont on ne triomphe qu’à force de patience et de temps. Une grande expérience peut seule, dans les travaux de ce genre, permettre d’éviter les écueils que l’on rencontre au début. Quelque soit la méthode suivie, il est une chose qu’il faut éviter par tous les moyens possibles, c’est la poussière, qui peut tomber sur la peinture encore fraîche et y laisser des dépôts imperceptibles, qui, une fois agrandis. font très mauvais effet sur l’écran. Il y aurait donc

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lieu de s’assurer que la plus exquise propreté règne dans la pièce où l’on travaille. On évitera les tentures inutiles et on supprimera tout ce dont il peut se détacher des peluches voltigeant dans l’air. Les vêtements surtout sont cause de bien des insuccès. Tels sont les procédés employés par les peintres qui produisent habituellement ce genre de tableaux, Nous les avons relevés dans l’excellent ouvrage de M. Molteni, signalé à la Bibliographie dans le présent numéro.

[gravure : une boîte de couleurs ouverte contenant des tubes, une bouteille, une palette et des pinceaux]

COULEURS POUR VUES SUR VERRE. BOITE en métal verni, contenant 10 tubes de couleur auvernis, une bouteille de vernis, palette et pinceaux……6,75. BIBLIOGRAPHIE INSTRUCTIONS PRATIQUES SUR L’EMPLOI DES APPAREILS DE PROJECTION, par MOLTENI. 1 vol. broch. 330 p. illustré. Envoi franco contre 3 fr. 50 en un mandat-poste adressé à nos bureaux, à Champtercier. Le but de ces instructions est de permettre aux person nes qui achètent des appareils à projections d’en tirer tout le parti dont ces instruments sont susceptibles, lorsqu’ils sont bien construits. C’est un livre que tout amateur de projections doit avoir sous la main. IMPRIMATUR : BONNEFOY, Digne, le 8 janvier 1903. vic. gén. L’Imprimeur-Gerant : Louis GROSJEAN. Imprimerie de l’Assistance par le Travail, 21, q. de l’Archevêché.

February 1903

première année, no. 5, 15 February 1903; pp. 65–80. Built from the BnF’s IIIF images; this issue has no BnF text layer and rests on a single reading. Back to the list of issues

[bandeau décoratif]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
1re ANNÉE No 5 FÉVRIER 1903.
SOMMAIRE :
La Lutte. — I. Bulletin et Nouvelles de l’Œuvre : Le Mystère
de Noël avec Projections. — Bravo ! la Jeunesse catholique
de Tours. — Encourageants exemples. — L’enseignement du
catéchisme au moyen d’images ou projections. — Renseigne-
ments utiles : Conférences avec Projections. — Contribution
aux Conférences de Projection sur « l’anti-alcoolisme. — III.
Revue technique : L’Eclairage des appareils de projection. —
Pour faire servir les négatifs anx verres de projection.
[bandeau décoratif : double filet ondulé]
LA LUTTE
La lutte entre le bien et le mal. entre l’Eglise et Satan,
devient de plus en plus acharnée… Il importe grande-
ment de nous tenir au courant des efforts, des entre-
treprises, de l’action de nos adversaires : en examinant
leur armement, en étudiant leurs méthodes, nous nous
mettrons à même de les combattre plus efficacement. Il
n’est point de ville, point de village où ils ne cherchent
d’une façon ou d’une autre à attaquer les croyances reli-
gieuses ; leur but est détestable : Nolumus hunc regnare
super nos,
Ils ont constaté que, grâce à l’emploi des projections,
on réussit souvent à attirer et retenir un public qui ne
goûterait que médiocrement, le soir surtout et après une

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journée de travail aux champs ou à l’atelier, une conférence trop abstraite. Et alors ils ont imaginé d’adopter cette nouvelle méthode de conférences par les projections pour répandre plus aisément et plus vite aux quatre points cardinaux de la France l’Evangile des temps nouveaux. Toutes les dispositions sont prises pour assurer le succès de leur campagne. Ils obtiennent une salle de bal… Ils font à la mairie la déclaration prescrite par la loi. Pour réunir des auditeurs en nombre suffisant le conférencier invite de vive voix ou par écrit les personnes influentes de la localité ; il charge les enfants des écoles de transmettre à leurs parents l’avis de la conférence ; il affiche aussi un placard dans les rues les plus fréquentées, il fait tambouriner, etc, etc. Il utilise au besoin les veillées d’hiver qui forment un groupement initial tout trouvé. Et puis, tous les sujets leur sont bons pourvu qu’ils arrivent à ces deux fins : pour leurs auditeurs, la ruine de toute conviction religieuse ; et pour eux le produit de la pêche en eau trouble. Nous pourrions citer tel conférencier, qui parlant sur les guerres religieuses au XVI· siècle, montre l’intolérance cléricale et le despotisme des rois, qui faisaient de la guerre leur apanage, et livraient les peuples l’un contre l’autre, en fomentant la discorde. Les projections lumineuses aidant, il fait voir l’état de barbarie et les cruautés qui en dérivent ; ah ! le régime actuel, bien que n’étant pas parfait, fait de l’homme l’égal de son semblable ! Tel autre, faisant un peu d’astronomie avec magnifiques projections à l’appui de sa thèse, nous laisse voir clairement qu’il ne croit pas à une vie d’outre-tombe. Ici, c’est une conférencière qui a consacré sa conférence à Jeanne d’Arc ; à propos des apparitions qui semblent revivre avec les projections, elle se pose cette question : « A notre époque où les miracles sont devenus si rares,

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qu’on n’en voit plus jamais, nous n’y croyons plus guère et nous avons peine à croire que Jeanne ait véritablement entendu des voix du ciel. Ce qui est probable, c’est que son esprit exalté la trompait elle-même et qu’elle prenait ces rêves pour des réalités. Au reste, en ces époques reculées, la fable se mêle à l’histoire et il est fort possible que Jeanne n’ait entendu ni cru entendre de voix, et que la prédiction de l’enchanteur Merlin, jointe peut-être à quelque circonstance extraordinaire. l’ait seule poussée à son rôle héroïque », Là, on montre avec force projections encore, l’ouvrier d’autrefois et l’ouvrier d’aujourd’hui. Rien de plus beau, nous assure-t-on, que ces projections qui donnent à l’auditoire le moyen de comparer les bienfaits de la Révolution Française. Ailleurs, c’est sur les congrégations religieuses qu’on pérore, pour dire que le mal actuel vient de la fausse éducation donnée à la démocratie par l’enseignement congréganiste, et reprocher aux Congrégations d’avoir tenu la France sous le joug du Pape et de la royauté pendant onze siècles !. .. Et les projections viennent toujours à la rescousse. Nous sommes en présence d’une vaste conspiration d’un grand mouvement contre la vérité religieuse. Ce mouvement, cette vie d’efforts provoqués et dirigés par la franc-maçonnerie, il faut s’y attendre, se fera sentir jusque dans nos moindres bourgades, et il importe d’être prêts. Nous avons à combattre, à faire face à l’ennemi ; Certat bonus miles Christi ! Nos adversaires apprécient la puissance de l’appareil à projections puisqu’ils l’emploient : ils s’en servent comme d’un merveilleux engin de guerre pour attaquer la vérité et propager l’erreur ; de notre côté, servons nous en pour démasquer l’erreur et propager la vérité. Organisons nous sans plus de retard ; formons une grande Ligue de défense religieuse par les projections.

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On l’a déjà dit, ce qui serait pratique, ce serait d’avoir dans chaque canton ou doyenné un très bon appareil avec toutes ses vues et son petit magasin. Cet arsenal mobile irait de paroisse en paroisse, acoompagné d’un conférencier bien préparé, autant que possible gai et spirituel, qui mettrait de la vie et de l’entrain dans chaque séance. Les paroissiens attirés par la nouveauté de la chose ne manqueraient pas d’accourir en foule. Dans certaines localités, il serait facile de trouver un laïque, habitué à la parole, médecin. avocat, étudiant, industriel, quelque catholique dévoué, qui tiendrait volontiers et avec succès le rôle de conférencier.

A l’œuvre donc ! c’est pour l’Eglise ! e’est pour la France !

I. BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRF

Le Mystère de Noël avec Projections

Nous apprenons avec la plus vive satisfaction que dans plusieurs paroisses et œuvres de jeunesse on a donné la représentation du Mystère de Noel avec projections, et que partout, l’assistance a paru charmée. Il n’y avait pas que les enfants ; les grandes personnes aussi y avaient été attirees, et la vue de tant de belles et pieuses choses aura été sans doute la meilleure et la plus comprise de toutes les prédications.

Bravo ! la Jeunesse catholique de Tours

Voici, chers associés, une bonne nouvelle qui sera pour vous tous le sujet d’une grande joie : Il vient d’être fondé à Tours, sur l’initiative de la « Jeunesse Catholique», un service de prêt gratuit de vues à projections, dans le but de venir en aide aux directeurs de patronages,

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d’écoles,’etc., qui désireraient multiplier les conférences populaires et les séances récréatives. Le Comité loue gratuitement des vues à projections pour une durée de huit jours. Les frais de port seuls sont à la charge du demandeur. Près de 4.000 vues seront mises en circulation dans le courant de l’année. Chaque série de vues sera accompagnée d’un livret explicatif. Nous donnerons dans les numéros suivants de plus amples renseignements au sujet de l’organisation, du règlement et de la liste des vues, en attendant on peut, d’ores et déjà, s’adresser à M. L. CARRÉ, 13, rue J.-J. Noirmand, à Tours (Indre et Loire),

Encourageants exemples

Voici, d’après la Semaine religieuse d’Angoulême, ce que fait un de nos amis « le petit curé d’une modeste paroisse perdue au fond des terres, dans une des régions de la Charente les moins favorisées au point de vue religieux. » Il s’est procuré les 70 tableaux du catéchisme en images de la Bonne-Presse, avec tout l’appareil afférant aux projections lumineuses, la vie de Jeanne-d’Arc, en 30 vues et quelques sujets humoristiques. « Vous croyez peut-être, dit la Semaine religieuse que, de temps en temps, mon curé convoque quelques enfants ou quelques grandes personnes triées sur le volet, pour leur faire admirer platoniquement son trésor? Pas le moins du monde. Il se transporte le soir des dimanches, dans les quartiers de sa paroisse, ou dans les villages où il a pu trouver un appartement suffisamment spacieux pour contenir une ou plusieurs centaines de personnes. Son bulletin paroissial a annoncé, au préalable, que tel jour, à telle heure, il se trouvera dans telle localité. A l’heure dite, M. le curé arrive, escorté de

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quatre ou cinq jeunes gens qui portent les différentes pièces de son outillage, sans oublier le distrayant phonographe. Le local est bondé de monde. La séance retient deux ou trois heures un public ravi et édifié. Le dimanche suivant ce sera le tour d’un autre village. Voici, d’autre part, ce que fait M. l’abbé Leroux, doyen d’Airvault (Deux-Sèvres), cité par la Revue. « Les Conférences ». — M. Leroux a créé, l’année dernière des conférence d’un genre particulier. Dans une salle, il réunit alternativement les hommes et les femmes et donne ou fait donner à chaque catégorie un enseignement spécial : aux femmes une conférence sur l’évangile avec projections, et chant de cantiques. C’est d’un caractère évelé, vivant, didactique sans aridité et très suivi. Aux hommes, des conférenciers du pays même donnent des conférences sur des sujets économiques ou d’études sociales. Moyenne de 150 hommes à chaque séance. Le dimanche 18 janvier, M. Leroux a eu 220 hommes à une conférence donnée par M. Brougniart, de Poitiers, sur l’Instruction populaire avant la Révolution. M, le curé de Jumeaux, l’abbé Coudrain, a également inauguré des conférences avec un plein succès dans sa petite campagne. Il a, lui aussi, chaque dimanche soir, plus d’auditeurs que la salle n’en peut contenir. Voilà ce qui peut s’appeler de la bonne besogne, et nos zélés confrères trouveront certainement ici quelque exemple à imiter.

L’ENSEIGNEMENT DU CATÉCHISME
au moyen d’images ou projections

Nous conseillons à tous nos lecteurs de suivre les indications précises et d’appliquer les procédés pédagogiques énumérés dans la brochure de M. l’abbé Horner,

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que nous avons signalée dans notre précédent numéro et dont nous donnons aujourd’hui quelques extraits, ce sera le moyen de rendre nos leçons de catéchisme plus intéressantes et plus profitables aux enfants et aux adultes. Aujourd’hui surtout que l’œuvre de l’éducation chrétienne de l’enfance et de la jeunesse devient de plus en plus difficile, nous emploierons cette nouvelle méthode avec le plus grand succès. Quelle est donc cette méthode, en quoi consiste-t-elle ? Voici pour ce qui regarde les images ou projections, le raisonnement de M. Horner : « Dans l’enseignement des vérités religieuses, je suivrai la même méthode que dans l’enseignement des autres branches et je tiendrai compte de cette science psychologique : Nihil est in intellectu quin prius fuerit in sensu. En conséquence, j’aviserai aux moyens de rendre toute vérité sensible et concrète pour m’élever peu à peu aux abstractions et aux vérités générales. « Les images, les tableaux (1), sont les meilleurs instruments pour arriver à leur intelligence par leurs sens. Je leur ferai voir ainsi un tableau représentant les trois personnes de la Sainte Trinité, pour l’Incarnation, je leur présenterai une image de l’ange Gabriel annonçant ce mystère, puis les diverses images de Jésus-Christ me serviront à compléter ces premières notions ». Mais comment procéder dans l’enseignement du catéchisme à l’aide d’images ou projections ? M. l’abbé Horner répond à cette question de la façon suivante : « a) Il ne faut pas faire voir l’image d’avance, pour ménager l’intérêt ; b) Il est préférable de commencer par un examen sommaire de ce que représente le tableau. c) Ce n’est qu’après cela que l’on montrera l’image en faisant retrouver par les enfants les personnages et les

(1) Projections et tous objets d’intuition.

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actes expliqués d’avance. On les interroge individuellement sur l’ensemble du tableau, puis sur chaque détail ; si la question est difficile, on s’adressera à tous à la fois. « C’est là le corps proprement dit de la leçon. On insistera sur toutes les particularités propres à bien faire comprendre les vérités qui sont le thème de la leçon, « Si le sujet était complexe et les personnages mis en scène inconnus, on pourrait, avant d’interroger les enfants, faire une explication succincte de l’exposé préalable sur l’image. Cependant, si cela n’est pas nécessaire, il vaut mieux laisser aux enfants le plaisir dedécouvrir par eux-mêmes dans l’image le sujet que nous leur avons expliqué préalablement. « d) Il y a divers degrés dans cet enseignement. On peut se contenter de faire connaître strictement les objets représentés dans le tableau ou en prendre occasion pour entrer dans des développements plus élevés, plus étendus. Avec les commençants, on se bornera à expliqner le tableau, conformément au but que l’on s’est assigné. Avec les élèves du cours moyen, on ira beaucoup plus loin. « e) En général, ne faire voir qu’un tableau par leçon, mais s’assurer que les élèves le comprennent. Comme contrôle, faire raconter librement par quelques-uns d’entre eux l’objet de l’image. « f) Revenir à plusieurs reprises sur les images étudiées de façon à les graver profondément dans leur mémoire », Effectivement, l’instruction devient plus facile, quand on possède les instruments capables de mettre, en quelque sorte sous les yeux de l’enfant, les choses dont elle parle. La pédagogie profane a créé, sous ce rapport, en vue de l’enseignement des sciences naturelles, un outillage abondant et merveilleux. Pourquoi n’en ferions-nous pas autant pour l’enseignement de la science religieuse?

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Déjà sur plusieurs points, on a fait en ce sens des efforts sérieux. Avec M. l’abbé Horner, nous voudrions voir dans toute salle de catéchisme, avec les Bancs, Autel, Crucifix. Image de la Sainte-Vierge, Bénitier, etc., un Appareil à projections lumineuses, avec clichés d’Histoire Sainte, etc. Voir le catalogue de l’Œuvre des Projections catéchistiques. Un catéchisme pourvu d’un mobilier pédagogique ainsi composé offrirait certainement aux maîtres et aux élèves de grandes ressources. Peut-être pourrionsnous détourner de ce côté quelque chose des générosités catholiques et monter peu à peu notre mobilier du catéchisme ? Jamais sacrifice d’argent ne serait plus opportun ni plus profitable.

II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

Contribution aux Conférences de

projection sur ” l’Alcoolisme “

On objecte quelquefois : c’est assurément une fort bonne chose que les conférences anti-alcooliques, mais elles ne convertissent personne. D’abord, les alcooliques invétérés ont besoin, croyez-le, de révulsifs autrement énergiques que la plus passionnante de vos conférences. Et c’est le régime de la douche qu’il lenr faut. Les autres que la pente fatale entraîne, et que vos belles paroles devraient pouvoir retenir, ne voient souvent rien qui s’adresse à eux ni dans les vastes images que vous projetez à leurs yeux’ ni dans les explications que vous en donnez, Et à la sortie de notre

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conférence, Monsieur X… qui ne doit qu’à l’alcoolisme le précoce tremblement de main par suite duquel sa signature autrefois correcte n’est plus sur les registres communaux qu’une indéchiffrable énigme, Monsieur X…, donc, dira à un gamin, dans le patois du pays : « T’as compris ce que dit M. le Curé ? Ben, mon garçon, c’est vrai, tout çà ! le voisin R… qui était ivrogne à ruiné sa maison, et est mort fou. Ah ! faut pas boire de ces façons-là ! Faut faire comme moi, jamais on ne m’a vu pris, même aux jours de vogue. » Car le paysan n’aperçoit pas de différence entre l’alcoolisme et l’ivrognerie ; pour lui, c’est tout un, et, comme les auditeurs de M. le Curé sont généralement de bons pères de famille très à leur devoir, ou des jeunes gens corrects qu’on n’a jamais ramassés en état d’ébriété sur la voie publique, ils se figurent que tout ce qui paraît là-bas, sur l’écran, en des proportions effrayantes, le foie cirrhotique, le cœur chargé de graisse, les artères sclérosées, tout cela, c’est bon évidemment pour un tel qui chaque dimanche met en joie par ses folies le caboulot du coin, mais ce ne saurait être un jour leur propre lot. Voilà précisément l’erreur que nos conférences, — quelles qne soient les vues projetées, —- s’attacheront à dissiper, sous peine d’être inutiles. Car l’alcoolisme, ce n’est pas l’ivrognerie. Un homme imodérément en fête s’enivre ; il peut bien n’être pas du tout alcoolique, tandis qu’un autre, son voisin, le regarde avec mépris, il est alcoolique sans jamais s’être enivré. Il est alcoolique parce que depuis longtemps il ne saurait dîner s’il n’a pris une heure avant son cher apéritif; il est alcoolique parce qu’il ne va point aux champs le matin sans prendre le petit fond de verre à jeun, qui, selon lui, dissipe merveilleusement la torpeur du lit et du sommeil. Et voilà comment peu à peu, sans scandale d’ivresse sans qu’il s’en doute même, le brave homme se fait cette affreuse chose qu’on appelle un tempérament d’alcoolique. L’individu le plus retiré, qui fréquente le moins les

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Jésus bénissant les Enfants

[gravure : Jésus assis sous un grand arbre, entouré d’enfants et de femmes voilées, un village au fond]

[gravure : scène biblique en plein air, une foule de femmes et d’enfants drapés entourant un personnage assis ; signature gravée en bas à droite « P. Beuzon » et, en bas à gauche, une signature illisible]

Un Tableau des Projections de l’Œuvre

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cabarets, qui est le plus fidèle aux devoirs de famille, qui quitte le moins possible son foyer, sa femme, ses enfants, peut-être un alcoolique en voie de formation, un alcoolique déjà très avancé, s’il a pris chez lui la malheureuse habitude des ingestions d’alcool qui ne l’ont jamais le moins du monde ravalé au niveau méprisable d’un ivrogne, mais peu à peu par leur nocivité persistante, ont changé sa robuste constitution de jadis en un tempéramment morbide dont il ne soupçonne pas la cause. Et ce tempérament équivaut à un brevet d’aptitude pour une foule de maladies, peut-être à un billet de départ pour l’autre monde à voie plus rapide. Il n’est pas raisonnable de proscrire absolument et perpétuellement tout usage de tout alcool. Mais la science aussi enseigne que l’alcool sous quelque forme qu’il soit et même le vin, doivent être proscrits à jeun, quand le repas n’est pas très immédiat. Car, stimulé à l’avance et pour rien, l’estomac se fatigue vite de produire à vide et à faux les sucs nécessaires à la digestion. Il n’en aura plus quand il en faudra, et votre alcool n’y fera plus rien. Les digestions difficiles arriveront ; vous vous en apercevrez régulièrement une heure après le repas. Vous prendrez alors une goutte de cognac. Malheureux ! votre cognac fût-il tombé du ciel au lieu de venir de chez le mastroquet qui met en bouteilles son alcool de pommes de terre, qu’il n’échapperait pas à cette loi : pris non immédiatement après le repas, l’alcool augmente l’indigestion, parce qu’il transforme en matière solide (en chimie on dit : il précipite) la substance liquide nommée pepsine et indispensable à l’estomac. Mauvaises digestions amènent mauvaise nutrition ; mauvaise nutrition produit dépérissement et conduit à toutes ces choses affreuses, qu’on voit dans les vues de projections : maladies du cerveau, maladies du cœur, maladies du foie, etc. L’organisme des parents est déséquilibré et compromis, celui de leurs enfants vaudra moins encore ; celui des petits enfants sera absolument pitoyable ; celui des

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arrière-petits enfants ne sera plus propre à la vie. Votre descendance, parents alcooliques, sera malheureuse et toutes les maladies qui vous épouvantent chez les autres, en guetteront les membres, à moins, comme il arrive souvent, que l’alcoolisme ne tarisse du premier coup les sources de la vie, et qu’aux foyers où l’on a donné place à la bouteille du poison, à l’alcool, les berceaux à jamais déserts ne retentissent plus du tout des joyeuses voix d’enfants. G. B.

Avis. — L’abondance des matières nous oblige avec regret à remettre au prochain numéro une très intéressante conférence de projection de M. l’abbé G. B. sur l’Anti-alcoolisme… Notre excellent confrère et ami voudra bien ne point nous tenir rigueur du retard que nous apportons par là à la publication de son travail : nos lecteurs ne perdront rien pour attendre.

[filet ornemental]

III. — REVUE TECHNIQUE

L’éclairage des Appareils de Projection

Centrage du point lumineux

L’éclairage étant une question capitale lorsqu’on veut faire de la projection, nous avons cherché tous les perfectionnements qu’il était possible d’apporter pour arriver au rendement maximum. Le choix de l’éclairage dépend des ressources dont on dispose et des résultats auxquels on doit arriver. Nous avons donné dans notre premier numéro de ‘Ange les rapports d’éclairage de l’écran qui ont été l

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relevés en employant les différentes sources lumineuses en usage pour les projections.

Mais, quel que soit le mode d’éclairage que l’on emploie, il ne suffit pas de placer la source lumineuse dans l’appareil ; il faut que le point lumineux y occupe une place déterminée, hors de laquelle on ne saurait obtenir de bons résultats.

De ce réglage, ou plutôt de ce centrage, dépend non seulement l’uniformité lumineuse des projections, mais aussi leur netteté.

Le centrage doit être d’autant plus parfait, que la source lumineuse est plus petite. Avec une lampe à grosse flamme, un écart d’un centimètre permet encore d’obtenir une projection mauvaise, il est vrai, mais à peu près éclairée sur toute sa surface, tandis qu’avec la lumière oxydrique ou la lumière électrique, ce même écart déterminerait la formation d’un disque sombre sur une partie de la surface de la projection .

[gravure : trois générateurs et saturateurs à acétylène, portant les inscriptions RADIGUET & MASSIOT PARIS]

La netteté des images obtenues dépend, non seulement de la qualité et de la bonne disposition des len-

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tilles. mais aussi du centrage du point lumineux. Un déplacement d’un milimètre ou deux, à droite ou à gauche snffit pour donner du flou d’un côté de la projection. Aussi, pour arriver à un centrage mathématique, nos appareils les plus perfectionnés sont-ils munis de mouvements de rappel, à vis ou à crémallière, permettant de déplacer le chalumeau de haut en bas, de droite à gauche, et d’avant en arrière. La figure montre le disque sous les différents aspects qu’il présente sur l’écran, suivant que le point lumineux est bien ou mal centré. Si le centrage est parfait, le disque est uniformément éclairé comme en A. Si le point lumineux, tout en étant bien exactement à la hauteur de l’axe des lentilles, est trop rapproché, le disque présente, comme en B, un centre éclairé, entouré d’une pénombre bleuàtre. Au contraire, lorsque le point lumineux est trop éloigné, l’aspect est le même, avec cette différence toutefois que la pénombre est rougeâtre. Si le point lumineux est trop à gauche, le disque présente l’aspect C, avec une pénombre à gauche. Le point lumineux disposé trop à droite donne une pénombre à droite comme en D. Placé trop haut, la pénombre s’élève comme en E. Enfin, si le point lumineux est trop bas, la pénombre descend en F. Il est facile, à l’aide de la figure ci-contre, en ayant soin de la graver dans sa mémoire, d’apprécier de suite l’effet produit par les excentricités de la source lumineuse et de trouver sur le champ ce qu’il y a à modifier pour obtenir le d sque parfait A. RADIGUET ET MASSIOT,

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Pour faire servir les négatifs aux verres de projections

Faire des verres de projection avec un bon négatif est chose agréable et qui donne satisfaction ; mais on n’a pas toujours le bon négatif que l’on voudrait avoir ; il faut donc, s’il est insuffisant, le rendre propre à l’usage des projections. S’il est verni, on peut boucher les trous et les taches transparentes dans les hautes lumières. Une application bien faite de couleur au moyen d’un pinceau fin peut suffire pour cela. Mais quand ces taches se présentent sous l’aspect de demi-tons légers et nuageux, ce n’est pas aussi facile. Je préfère dans ce cas me servir d’un crayon moyennement dur, taillé fin, après application d’une goutte d’un mélange de baume du Canada et de térébentine sur la surface vernie, et frottant ensuite avec un tampon de coton. Cela donne un champ excellent pour le travail du crayon, avec lequel on opère la retouche nécessaire au moyen de petits coups appliqués légèrement. Ce travail doit être fait avec beaucoup de soin.On placera le négatif sur un pupitre à retouche, placé en bonne lumière et garni d’un verre grossissant fixé à gauche.Il est bon aussi d’avoir un morceau de carton un peu plus grand que le négatif percé d’un trou comme une pièce de cinq francs afin que l’œil ne soit pas troublé par une lumière étrangère au point qui l’occupe. Il pourra arriver que le travail du crayon s’exerce d’une manière satisfaisante autour de la tache, tout en laissant au centre de celle-ci un point inattaqué ; dans ce cas, il vaut mieux recourir à une application de couleur liquide au moyen du pinceau que d’essayer de l’estamper avec le crayon dans l’espérance d’accroître sa densité. Cette recommandation s’applique à toute espèce de retouche, opération qui demande toujours beaucoup de tact artistique. A suivre). IMPRIMATUR : BONNEFOY. Digne. le 8 janvier 1903 vié. gén. L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN. Imp. Assist. par le Travail, 24, q. Archevéché. — Lyon.

March 1903

première année, no. 6, 15 March 1903; pp. 81–96. Built from the BnF’s IIIF images; this issue has no BnF text layer and rests on a single reading. Back to the list of issues

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L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
1re ANNÉE N° 6 MARS 1903
SOMMAIRE :
La Ligne de défense rèligieuse par les projections.— I. Bulletin
et Nouvelles de l’Œuvre: Comité central de Digne. — Nos
centres auxiliaires.—Les conférences avec projections à l’Eglise.
— II. Renseignements utiles: Conférences anti-alcooliques
avec projections. — L’Alcool poison ou aliment? — III. Revue
technique: Pour faire servir les négatifs aux verres de projec-
tion (Suite et fin). — Appareil à projections, nouveau modèle,
le « Bayard » perfectionné.
Ligue de défense religieuse
par les projections
La lutte est ouverte…!
Nos ennemis, les ennemis de Jésus-Christ et de
son Eglise, travaillent misérablement, depuis quel-
ques années, à déchristianiser les âmes, « au moyen
de projections !… De ce côté encore, la foi de nos
enfants, de nos jeunes gens, de nos peuples, à l’heure
présente, court un très sérieux danger, auquel il
nous faut parer, autant qu’il dépend de nous.
Le temps d’agir et de réagir est donc venu, et de-

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puis longtemps. De là, « l’Œuvre des projections catéchistiques, » dont les résultats en divers lieux sont des plus consolants. L’importance exceptionnelle de cette Œuvre s’impose aujourd’hui à tous les prêtres, à tous les hommes de cœur et de zèle ; et c’est un ardent appel que nous adressons ici à tous nos lecteurs. Nous voudrions faire connaître les sujets de conférences traités par nos adversaires, les localités où ils auront été donnés, le genre d’auditoire qui les aura entendus, afin de bien préciser le mal et par la suite le remède. Enfermés chez nous, dans notre presbytère, nous ne doutons pas du mal qui se fait, nous ne nous rendons pas compte de l’activité que déploie « l’homme ennemi » dans le champ du père de famille, et nous nous laissons dépasser par l’action extérieure des mauvais. Nous prions donc instamment nos vénérés confrères et tous nos amis de nous tenir au courant de toutes les tentatives mauvaises faites chez eux par des conférenciers sectaires, impies ou même neutres, de vous faire savoir les sujets traités, l’impression produite, le nombred’auditeurs, etc. Et s’ils ont eux-mêmes organisé des conférences avec projections, nous leur serons pareillement très reconnaissants de vouloir bien nous renseigner, en un petit compte rendu, sur la nature et le résultat de ces réunions. Un dévouement général et personnel de tous et de chacun est nécessaire pour développer notre « Œuvre de défense religieuse par les projections »

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Il ne suffira pas de donner un peu d’argent, il faudra se donner soi-même, il faudra beaucoup de courage, de persévérance et de sacrifice ! Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons, Dieu aidant, égaler et même surpasser les efforts de nos adversaires. Car, comme classe intelligente, nons sommes aussi nombreux qu’eux, nous sommes aussi instruits qu’eux, nous sommes aussi riches qu’eux; mais il faut mettre ces moyens en valeur, il faut que tout le monde donne, la jeunesse surtout qui a vigueur et enthousiasme.

I BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE

COMITÉ CENTRAL DE DIGNE

Nous lisons dans la « Semaine religieuse de Digne » : « Nos lecteurs apprendront avec peine le départ de M. le Chanoine Lagune qui est rentré à Bordeaux, son diocèse natal. — Il était venu dans les Basses-Alpes en 1897, attaché, en qualité de secretaire, à la personne de Mgr Hazera, dont il avait été le vicaire à Ste-Marie de la Bastide. M, le Chanoine Lagune s’était acquis, dès la première heure, de nombreuses et vives sympathies parmi le clergé et parmi les fidèles. Aussi, laisse-t-il partout chez nous de profonds et légitimes regrets. Nous lui souhaitons tout bonheur et tout succès à Bordeaux, et nous lui donnons l’assurance qu’il ne sera pas oublié ici. » M. le Chanoine Lagune était le dévoué et distingué Président de notre Œuvre, et, à ce titre, il mérite ici toute notre reconnaissance et notre respectueuse admi-

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ration. Il s’intéressait trop au progrès de l’Œuvre et à la Rédaction de la Revue pour que nous ne soyons pas affligés de son départ. M. le Chanoine Lagune, en nous quittant, peut compter sur nos prières ; nos chers associés, ses amis, ses frères dans le sacerdoce lui doivent ce pieux souvenir. Que Dieu lui accorde santé, longue vie, honneurs, prospérité !

Nos centres auxiliaires

Nous nous préparons à établir à Lyon un centre de roulement afin de diminuer les frais de port et d’avoir un service plus rapide pour toutes les paroisses de la région. Bientôt aussi un bureau sera établi à Lille, à Paris et dans la Bourgogne. Alors, grâce à son organisation, l’Œuvre pourra faire un bien considérable et contribuer aussi à faire mieux connaître notre belle Religion et partant, la faire aimer.

Les Conférences avec projections à l’Église

Nos adhérents de la Bonne Presse à Paris préparent, en ce moment, de magnifiques collections de vues pour l’enseignement de la Religion par les projections. Le choix des tableaux sera très judicieusement fait. Il réunira avec le fini et l’art des œuvres de maîtres, l’inspiration vraiment chrétienne et l’adaptation parfaite au sujet traité. Nous empruntons, à ce sujet, les pages suivantes à la Revue « les Conférences » qui travaille de concert avec « le Fascinateur » et « l’Ange » à répandre, à développer par tous les moyens, cet apostolat par l’image dont nos ennemis savent si bien servir : Le but que nous poursuivons est un but sssentiellement apostolique.

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Nous nous sommes faits conférenciers pour gagner des âmes à Jésus-Christ.— C’est chose bien entendue. Pour nous le conférencier n’est vraiment dans son rôle, qu’autant que le sujet qu’il traite : économique, historique, scientifique, pittoresque, se réfère, ne serait-ce que par un mot, à Dieu, cause première de toute chose, explication finale de toute science. La conférence avec ses attraits, avec son côté plus humain, peut permettre d’atteindre beaucoup de monde et de faire entendre la bonne parole que l’on ne va plus chercher à l’église. Est-ce à dire qu’il n’y a rien à faire l’église ? A Dieu ne plaise ! Puisqu’on n’y vient plus comme jadis, il faut y faire venir. Quel moyen employer? Faire une prédication qui attire. On répondra avec trop de modestie : mais ce n’est pas en mon pouvoir. Tout le monde n’est pas Lacordaire ou Monsabré. Ce n’est pas nécessaire. Tous les prêtres ont grâce pour annoncer la parole de Dieu. Cela suffit pour qu’ils réussissent. Mais il faut que leur prédication attire. Un moyen efficace : qu’ils illustrent leur conférenee. Le livre illustré a aujourd’hui toutes les chances de succès. Comme disent quelques-uns, il arrive souvent qu’on lit les images et qu’on regarde le texte. Rien n’est fort, pénétrant, comme l’enseignement par l’image. Autrefois,il y avait en beaucoup de maisons chrétiennes une Bible à images, un Nouveau Testament ou une Vie des saints à images. Nos pères ont appris la religion dans ces livres par les images. Faites des sermons à images. Nous savons déjà plusieurs prêtres qui ont abordé ce genre d’apostolat et qui y réussissent. Quel inconvénient y a-t-il p: atiquement à disposer dans l’Eglise même la lanterne à projections ?

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— 86

Un écran mobile est placé en lieu bien apparent. Le prêtre est en chaire ou près de l’écran, et parle à un auditoire certainement attentif et tenu en éveil. Mais quels sujets traiter ? Faut-il pour cela briser avec la méthode consacrée par les siècles? Non, certes. Il ne nous appartient pas à nous de diriger et de conseiller ceux qui ont mission pour enseigner de la part de Dieu. Racontons au moins ce qui se pratique déjà : Nous trouvons dans les essais tentés deux ou trois genres d’enseignement, qui ne sont après tout que la forme traditonnelle de l’enseignement. L’explication du texte évangélique, c’est très simple : Prendre la vie de Notre-Seigneur d’après les Evangiles, en montrer l’enchaînement, et en faire voir et comprendre les diverses circonstances; cette explication, mise en lumière par la description des lieux, les souvenirs de voyages, si on a été pèlerin de Terre Sainte — et combien l’ont évité — désormais, est susceptible de beaucoup intéresser, — Et pendant que vous faites ce commentaire passent sur l’écran les scènes évangéliques mêlées aux vues de Terre Sainte. Vous terminez par une considération pieuse pendant laquelle un tableau de maître, d’une composition vraiment chrétienne, peut ajouter l’impression d’une belle scène à l’émotion que vos paroles pourront produire. Prenez par exemple la Passion. Expliquez-la avec tous les détails. Montrer sur l’écran les scènes et les monuments. Votre prédication sera très intéressante, très compréhensible, vous serez suivi et on y reviendra, et vous aurez fait grand bien. Nous allons publier prochainement en vue de ces travaux du Carême, la Passion de Notre-Seigneur et toute une vie de Jésus-Christ, préparée dans ce but, avec les vues bien choisies. Nous croyons que nous aurons rendu un vrai service.

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Ce que l’on fait ainsi pour l’Evangile, beaucoup le font pour l’Ancien Testament. L’étude de la Bible ainsi présentée aux fidèles peut être l’étude nouvelle d’une chose ancienne et laisse présenter d’utiles souvenirs : chose d’autant plus nécessaire que les enfants des écoles laïcisées n’apprennent plus rien de l’Histoire Sainte et ne connaissent plus ni Adam ni Eve.

[gravure : buste d’une jeune fille aux longs cheveux, auréolée, devant des lis]

[gravure : portrait photographique d’une fillette aux cheveux longs tenant des lis]

L’Innocence.

Mais il y a une autre forme de l’enseignement que les projections peuvent aider beaucoup : c’est l’apologétique si nécessaire aujourd’hui.

Etudier par exemple Jésus-Christ, sa divinité prouvée par ses miracles, par ses prophéties, par son caractère

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surhumain, etc. Tout cela peut être illustré tant par des scènes de sa vie et de sa mort, tant par des vues documentaires, des cartes, et enfin des tableaux de maître. Votre sermon pénétrera bien mieux dans les esprits, et vous aurez fait une grande œuvre.

Dans ce but, nous donnons plus loin un plan d’instructions avec la série des projections à utiliser. Et ce que nous disons de Jésus-Christ, sujet inépuisable et varié à l’infini, nous pouvons le dire des sacrements spécialement de la Pénitence et de l’Eucharistie, de l’Eglise, de ses bienfaits, des vertus que le Christ a idéalisées, que les saints ont pratiquées. On peut le dire des grandes vérités. des fins dernières, etc., etc.

Voilà donc une mine à exploiter. Bien sûr, l’idée que nous suggérons et que d’autres ont eue et ont déjà mise en œuvre, sera réalisée par bon nombre d’apôtres zélés. Ils feront mieux que nous n’avons dit. Dieu soit loué !

« Les Conférences » annoncent ensuite la publication d’une série nouvelle de petits volumes destinés aux conférenciers. Ce seront des fascicules contenant le texte des conférences avec projections plus fréquemment employées, dont le besoin est plus immédiat, surtout pour les conférences avec projections. Vient de paraître : Rome et le triomphe de l’Eglise. La conférence étudie le triomphe de l’Eglise raconté par les monuments de Rome. La grandeur du triomphe est dite par les majestueuses ruines du Capitole, du Forum, du Palatin, du Colisée, etc. Les moyens de triomphe par le martyre, par la sainteté, par les sciences et les arts sont décrits par les basiliques, les églises, les palais, les musées, les galeries, les chefs-d’œuvre. Cette conférence comporte 45 vues. Prix du livret : 0 fr. 25. Pour paraître prochainement ; La Vie de Jésus-Christ, la Passion de Jésus-Christ, les Voyages de Saint Paul, avec projections, par un ancien professeur de théologie. Sans cesser de donner dans la Revue des textes pour

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Conférences, la série des fascicules en préparation nous aidera à répondre plus vite aux demandes qui nous sont faites et permettra de fournir aux orateurs, non pas seulement une explication rapide des séries de vues, mais de vraies conferences.

II. RENSEIGNEMENTS UTILES

Conférences antialcooliques avec projections.

Les médecins ont envisagé l’alcoolisme au point de vue de l’hygiène, les moralistes et les économistes l’ont dénoncé comme le fléau des familles et des sociétés. Nous, prêtres envisageons-le par rapport aux âmes qu’il corrompt et qu’il damne. L’alcoolique affaiblit sa volonté et se prépare à des chutes lamentables. Il apporte dans sa famille la ruine souvent, toujours le malaise. Il lègue à ses enfants un corps malsain dans lequel une âme honnête et chrétienne se trouvera dépaysée. N’avait-il pas déjà assez des suites du péché originel, cet enfant ? Comment pourra-t-il résister, avec une intelligence et une volonté atrophiées, aux funestes entrainements d’une concupiscence surchauffée, En faut-il davantage pour nous déterminer à faire une guerre ardente à l’alcoolisme sous toutes ses formes ? C’est un fléau religieux, en face duquel le prêtre ne saurait rester indifférent puisque ce fléau perd les âmes que le prêtre doit sauver. Aussi. l’épiscopat belge a placé au nombre des premières œuvres à promouvoir, la lutte contre l’alcool. A Liège, M. l’abbé Lemmens a fondé « Le Bien-être social » association qui pourrait servir de type à une œuvre similaire catholique. L’œuvre a son journal et dispose d’un matériel considérable pour les conférences avec projections.

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En France, S. G. Mgr. Latty, évêque de Châlons a rédigé des statuts spéciaux pour le clergé et a établi dans son diocèse un enseignement antialcoolique à donner en chaire et dans les catéchismes, préconisant l’emploi de conférences avec projections. Ces sortes de conférences font toujours en effet une grande impression, surtout sur ceux qui ne sont pas des buveurs de profession, et même, parfois sur ceux-là aussi. Nous donnons ci-après celle que nous avons déjà annoncée :

[bandeau décoratif : frise ondulée]

L’Alcool poison ou aliment ?

« L’alcool est un aliment et non un poison ! C’est la science qui le démontre : A bas les Ligues anti-alcooliques et vivent les ivrognes ! » Ne va-t-on pas nous jeter à la face une interruption de cette sorte, au cours de nos conférences populaires, si nous nous obstinons à médire de l’alcool, si nous persistons à vouloir en représenter les méfaits sur la lumineuse étendue de notre écran ? Car un savant de valeur, M, Duclaux, se basant sur les expériences d’un Américain, a essayé de démontrer la valeur nutritive de l’alcool. Au lieu d’ètre un poison, l’alcool serait un aliment. Avouez que nous voilà loin des mortifiantes prédications des anti-alcooliques ! Et quelle joie pour les fervents de l’apéritif, quelle réclame en faveur des bars ! C’est qu’en effet la presse avait colporté la nouvelle ; après les grands journaux, ce sont les petits régionaux et départementaux, si souvent en peine de copie qui l’ont introduite jusqu’au fond des villages. Ce bon M. Duclaux ! Ce que la clientèle des mastroquets s’est mise tout de suite à lui vouloir du bien ! Cependant tout le monde n’est pas du même avis que le savant parisien, il s’en faut ! Sa thèse est en butte à pas

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mal d’objections, elle a essuyé plus d’une savante réfutation. Et pour mon compte, je ne veux pas en faire l’assaut suivant les règles de la contradiction scientifique, Mais je tiens à déclarer ici que les termes dans lesquels on la résume sont évidemment faux : l’alcool ne saurait être un « aliment ». Par suite, nous maintiendrons au programme la « lutte contre l’alcoolisme. » Savez-vous, en effet, ce que pense le brave paysan qui voit dans son journal ces mots : l’alcool est un aliment ? Il songe immédiatement aux aliments ordinaires dont il tire sa subsistance, il fait la comparaison, et il conclura que l’alcool, en de certaines proportions, peut tenir lieu de viande, de pain, de légumes. Et c’est l’erreur, Car, il faut bien le savoir, pour le savant, pour le physiologiste, la même phrase, exactement la même : l’alcool est un aliment, signifie une tout autre chose. Cela veut dire qu’en un milieu donné, avec toute sorte d’appareils destinés à renseigner sur la température, sur le poids, sur l’énergie vitale, on a essayé de remplacer dans la nourriture d’un sujet choisi pour cette expérience, 46 grammes de beurre et 56 de féculents, par 100 d’alcool. Le poids du sujet ainsi alimenté est resté le même, il n’y a pas eu de fatigue après un repas de cette nature, et vite l’on a écrit : l’alcool est un aliment. Mais d’abord, l’expérience a été passagère, on n’a pu la prolonger des jours, des mois, des années, pour voir si le résultat serait toujours aussi satisfaisant. On ne s’est pas autrement assuré que l’aliment qui a soutenu un organisme pendant quelques heures pourrait le soutenir une vie entière. Et cela n’est pas concluant, si l’on songe que des expériences faites aussi à Munich, à Be rlin et à Paris, avaient donné, quelque temps avant, des résultats tout contraires et démontré que l’alcool ne nourrit pas, que seulement il excite. Non, l’alcool ne nourrit pas, il excite le système nerveux tout simplement, comme tant d’autres produits, comme le

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chloroforme, l’éther, etc. Il produit chez le buveur une sensation de vie plus gaie, plus intense, plus forte, et c’est justement cette sensation que recherche le buveur, c’est ce qui lui fait prendre en habitude les absorptions d’alcool. Malheureusement, l’impression bienfaisante ne dure pas, elle est suivie d’une sorte d’affaissement. Au premier moment, il semblait qu’on eût plus de courage et de force grâce à l’alcool ; puis le charme rompu. l’on constate qu’il y a eu, au contraire, une vraie perte d’énergie. Se remeton. ce qui arrive si souvent, à boire pour retrouver les premiers et favorables effets de la liqueur trompeuse ? A mesure qu’on en prend l’habitude, l’exitation agréable du premier moment devient et plus courte et plus rare, tandis que l’affaiblissement se prolonge et se propage du système nerveux à tous les points de l’organisme, La chose a étésuffisamment démontrée pour qu’on n’insiste pas. Les expériences en boîte fermée mécaniquement faites par quelques Américains ne sauraient prévaloir, même avec les ingénieux commentaires de savants français, contre la grande et universelle, mais épouvantable expérience, que notre pays est en train de faire depuis un demi-siècle. En 1850, les statistiques dénonçaient une consommation annuelle de 1 litre 46 d’alcool par individu, en France. En 1900, un Parisien boit plus que cela, les statistiques lui font un chiffre de 27 litres par an d’alcool pur à 100 degrés. C’est à n’y plus croire. Et l’on dit que les Normands boivent davantage encore, mais je n’ai pas sous les yeux le chiffre qu’ils absorberaient En même temps, le douloureux phénomène de la dépopulation élargit ses ravages ; le thermomètre de la criminalité ne cesse de monter : l’irresponsabilité par suite d’alcoolisme s’établit de plus en plus fréquemment à la face des tribunaux, excusant le meurtre si l’on veut, mais hélas ! ne le supprimant pas ; la vigueur naturelle des belles races disparaît pour faire place à des générations de tuberculeux, de rachitiques, d’hommes pâles et faibles que la vieillesse ébranle bien avant l’âge. Les maladies

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du foie, conséquence inévitable de l’alcoolisme ; la paralysie précoce résultat d’un cerveau désorganisé par la liqueur-poison, se présentent de plus en plus souvent. Et tandis que les effets du redoutable fléau se font de jour en jour plus cruellement sentir ; tandis que les vagues dévastatrices de cette marée montante qu’est l’alcoolisme avec son cortège de maladies morales et physiques, tentent de tout submerger, est-ce donc le moment de jeter aux échos comme une sinistre ironie, sur la foi d’un expérimentateur quelconque, cette trompeuse plaisanterie que « l’alcool est un aliment. » ? GABRIEL BLANC

Vues pour projections
(MAISON DE LA BONNE PRESSE)

1 Cobaye auquel on a injecté un centimètre cube d’alcool éthylique. — 2 Effets de l’alcool amylique sur un cobaye. — 3 Effets d’empoisonnement. — 4 Estomac d’un homme à l’état normal, estomac d’un alcoolique, cicatrice indiquant un ulcère. 5 Foie à l’état normal, foie d’un alcoolique, cœur normal, cœur d’alcoolique, rein normal, rein d’alcoolique. — 6 Cerveau normal, méningite alcoolique. — 7 Graphique de l’alcoolisme en France et des cas de folie. — 8 Graphique de l’usage de l’alcool dans les diverses nations. — 9 Types d’alcooliques. — 10 Enfants dégénérés d’alcooliques. — 11 La tentation. — 12 Intérieur d’un ménage dont le mari se livre à la boisson. — 13 Les cauchemars et la folie. — 14 Funestes conséquences.

OUVRAGES RECOMMANDÉS

Alcoolisme et Décadence, par M. l’abbé Camille Ract, préface de M. l’abbé Lemire. — Prix, 3 fr. 50 ; franco, 0 fr. 25. — Bureaux de la chronique, 10, quai Tilsitt, Lyon. L’Alcoolisme et ses Remèdes, par Maurice Vanlaer, in-16, 169 pages, Paris, Colin, 2 fr. Du rôle des chefs d’industrie dans la lutte contre l’alcoolisme,

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par le docteur Faidherbe, grand in-8, 32 pages, Roubaix, chez l’auteur, 38, rue de l’Hospice. La question de l’alcool et de l’alcoolisme, par le docteur Lancry, Arras, Sueur-Charruey, 0 fr. 50. Alcoolisme ou Epargne, par le même, 1 vol. in-32, 0 fr. 60· Asselin et Houzeau. Un Fléau social, par le docteur Legrain. — Avec fig., 0 fr. 15 port, 1 exempl. 0 fr. 05; le cent, 12 fr., port 1 fr. 05. Henri Gauthier, éditeur. 55, quai des Grands-Augustins. L’Alcoolisme en France, par le docteur Laborde et M. Le grain. — Conférences-types, 16 fig. et graphiques, 1 fr. 50, port 0 fr. 50 (Union Franç. Antialc.), 5, rue de Latran, Paris. Tableau mural d’Antialcoolisme, par le docteur Galtier-Boissière. — Grand tableau double face en 5 couleurs, 6 fr. 50. Paris, Colin. Lésions viscérales produites par l’alcoolisme. — Planches en 14 couleurs représentant deux foies, trois reins, deux cœurs et quatre estomacs, imprimé sur carton 55 × 73, 1 fr. 25 franco. Tableau donnant l’explication de la planche, 0 fr. 10. Brochure de 24 pages donnant l’explication détaillée, 0 fr. 30.

III. REVUE TECHNIQUE quatre estomacs, imprimé sur carton 55 × 75, 1 fr. 25 franco. Tableau donnant l’explication de la planche, 0 fr. 10. Brochure de 24 pages donnant l’explication détaillée, 0 fr. 30.

III. REVUE TECHNIQUE Pour faire servir les négatifs aux verres de projections (Suite et fin) J’ai obtenu de bons résultats sur des négatifs imparfaits à transformer en verres de projection par la vieille méthode qui consiste à placer au dos un papier à calquer et en travaillant dessus les nuages légers ou les ombres faibles au moyen d’un crayon et d’un estampe. Il faut avoir un papier très fin, exempt de granulations qui se reproduiraient sur l’écran, et il n’y a rien de meilleur pour forcer le détail des ombres visibles, mais cependant trop faibles pour venir au tirage. Il est encore possible en outre d’appliquer un vernis ou une huile transparente sur les parties solarisées, de façon à rendre le papier transparent et à laisser passer la lu-

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mière au travers. On peut ainsi obtenir de bons résultats sur des plaques qui auront été exposées à une mauvaiss lumière et qui ne donnent que de faibles détails dans les ombres et solarisent tous les objets, tels que tours, clochers, cime des arbres, etc. Etant donné un négatif parfait d’ailleurs, mais où un ciel léger donne une teinte inégale, je préfère ne lui faire subir aucun traitement ; j’applique au dos du verre à projeter un papier épais coupé snivant les lignes du ciel et j’obtiens sur l’écran un résultat parfaitement net. On se trouve souvent avoir affaire à des négatifs obtenus à la chambre à main et qui présentent une distortion manifeste des lignes verticales. Cet inconvénient peut être corrigé en plaçant le négatif dans une chambre avec un châssis ordinaire mobile, et gardant la plaque sensible verticale, tandis qu’on donne au chassis l’inclinaison que l’on juge nécessaire. Si l’on se trouve avoir besoin d’un ton plus vif, on peut essayer d’une autre lentille et après avoir mis au point, la fixer. On fait aujourd’hui des chambres appropriées à ces petites modifications. Mes remarques s’appliquent aux verres faits avec la chambre et sont simplement le résultat de mon expérience. (Photographic Times).

[filet ondulé décoratif]

NOUVEAU MODÈLE
” LE BAYARD “
Perfectionné.

Voici un appareil à projections qui nous paraît très pratique et qui se recommande par ses qualités sérieuses et son prix modéré ; il est de lamaison do la Bonne Presse ? Construit tout en tôle russe, avec porte sur les deux côtés, pour l’usage facultatif de toutes les lumières, condensateur def 103 millimètres comme dans les appareils précédents, objecti

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double de 43|52 millimètres de diamètre en verre d’Iéna, parfaitement achromatique et très lumineux, monture à double bouton de crémaillère pour la mise au point, fente pour introduire des verres teinteurs et obturateur en cuivre à tourniquet. L’avant de cet appareil est en cuivre poli et verni, de forme très élégante. Le socle est en deux parties : celle d’avant se meut à l’aide d’une vis de rappel et permet de placer au centre optique de l’appareil, soit des tableaux, dans les deux sens, soit des instruments de démonstrations scientifiques, cuves de labo-ratoires, verres d’expériences, clichés de grandes dimensions, etc. Cet appareil est livré dans une élégante boîte en tôle noire, fermant à clé. Disque projeté : 2 m. 50 à 5 mètres, suivant le recul. Poids de l’appareil complet : 6 kilogs.

Prix de l’appareil Bayard perfectionné MODÈLE 1903 Complet en boîte avec Condensateur, Objectif, Châssis portevues, sans aucune Lampe pour l’éclairage. . . . 65 fr. » Complet en boîte avec Condensateur, Objectif, Châssis portevues et Lampe à pétrole n° 10 à 4 mèches. . . . 80 fr. » Complet en boîte, avec condensateur, objectif, châssis portevues. Support pour bec Auer et chapeau spécial. . 80 fr. » Complet en boîte, avec condensateur, objectif, châssis portevues et lampe à alcool « Bayard » et Chapeau spécial. 92 fr. 50

Augmentation pour le cône à projeter les corps opaques connu sous les noms de mégascope, caphengoscope, etc. 8 fr.

Pour tous les abonnés de l’ANGE, qui feront l’achat du BAYARD, en nous adressant directement leur commande, nous nous chargeons d’obtenir les prix les plus doux.

IMPRIMATUR : BONNEFOY.
Digne. le 8 janvier 1903 vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN. Imp. 21, quai de l’Archevêché, LYON

April 1903

première année, no. 7, 15 April 1903; pp. 97–112. Built from the BnF’s IIIF images; this issue has no BnF text layer and rests on a single reading. Back to the list of issues

[ornement typographique : frise de fleurons et de croisillons]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
Ire ANNÉE. N• 7. 1903.
SOMMAIRE :
L’Enseiguement par lea Projections lumiueuses (Rapport de
M. Lemoinc curé d’Haveluy). — I Bulletin et nouvelles de
l’Œuvre : Offrandes pour l’Œuvre. — Location de verres pour
projections à Orléans. — Avis. — II Renseignements utiles :
Plan de conférences avec projections sur la Divinité de J. C. —
III Revue technique : Pour rendre l’écran transparent. — Le
succès des projections par la lampe à alcool « Bayard ». —
Variété : Pourquoi je suis projectionniste…. enragé.
L’Enseignement par les
Projections Lumineuses
Rapport présenté au dernier Congrès des Catho-
liques du Nord et du Pas-de-Calais par notre
collaborateur et ami M. Lemoine, curé d’Haveluy
(Nord).
Les projections lumineuses sont un mode d’en-
seignement puissant et captivant, et nul n’ignore
avec quelle ardeur les loges maçonniques, les
sociétés scientifiques, la « Ligue de l’Enseigne
[tampon circulaire : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (?), largement illisible]

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ment laïque » emploient journellement ce moyen d’action que nous sommes encore, nous prêtres et hommes d’œuvres, à considérer comme simple chose de luxe et d’agrément : « Ab hoste doceri fas est. » Pourquoi donc, nous aussi, surtout en face du mal immense qui va résulter de la fermeture de nos écoles libres, pourquoi nous qui sommes disposés à employer tous les moyens pratiques d’y remédier, s’il se peut, pourquoi n’emploierions-nous pas désormais, d’une manière méthodique et régulière, dans nos séances, nos conférences de cercles et de patronages, dans nos catéchismes, ce merveilleux outil pédagogique qui s’appelle l’appareil à projections lumineuses ? Le cardinal Perraud disait dernièrement à ses prêtres : ” Ne nous le dissimulons pas, Messieurs, ” entre l’enseignement de l’école et le nôtre, celui ” des catéchismes, les enfants établiront vite un ” parallèle ; si la leçon d’histoire naturelle ” les captive et si la leçon de catéchisme les ” ennuie, prenons garde, cette impression peut ” devenir une atteinte mortelle, irréparable, ” portée non seulement à leur sentiment religieux, ” mais à leur foi. Ne negligeons donc rien pour ” leur faire trouver intérêt et vie à l’enseignement et à l’étude des vérités révélées. ” Dans son « avertissement sur le Catéchisme », Bossuet écrivait : Etudiez-vous à prendre les sens, afin que par les sens vous saisissiez l’esprit et le cœur. « Il faut prendre l’âme où elle est », a-t-on dit. Or, hélas ! depuis le péché, l’âme vit plongée dans la matière, dans les sens. C’est là qu’ira l’atteindre et la saisir le mode d’enseignement par les projections : par ce moyen, les vérités religieuses ne s’adressent plus seulement à la mémoire et à l’intelligence, elles parlent aux sens, elles impressionnent l’imagination, elles gagnent le cœur ; elles saisissent alors l’âme et la ramènent facilement sur ces hauteurs de l’esprit où Dieu lui parle. Le savant abbé Moigno a travaillé de longues

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années et avec beaucoup de succès aux projections lumineuses, dont il voulait, disait-il,faire la base principale de l’enseignement. ” Nihil est in intellectu quod priùs fuerit in sensu ”, dit l’adage scolastique. Rien n’entre dans l’esprit que par les sens, et spécialement par ce sens de la vue qui est plus vif, plus net, plus puissant encore que celui de l’ouïe et se mêle à toutes nos conceptions. Donc le prêtre zélé, qu’il s’adresse à des hommes, à des jeunes gens ou aux enfants de son catéchisme, trouvera dans l’emploi des projections lumineuses, un moyen certain de donner à son enseignement plus de saveur et de charme, de clarté et de puissance, et par conséquent plus de valeur. Un simple exemple : Je suppose que nous venons de parler à nos enfants du ” Sacrifice ” » ; ils y ont probablement, hélas ! compris bien peu de chose. Mais montrons-leur, maintenant, en une saisissante apparition lumineuse, le ” Sacrifice d’Abraham ”. Oh ! comme ils regardent ! Comme ils voient tout : l’autel, le bois, Isaac, la douce et innocente victime, le bras levé du sacrificateur qu’un ange de Dieu vient retenir… et le reste ! Voilà une image qui s’imprime dans l’âme de l’enfant comme un cachet dans la cire molle : parlezlui maintenant ; à cette impression vive joignez vos explications ; elles seront cette fois écoutées, comprises et pour longtemps retenues. Et ce qui est vrai pour les enfants ne l’est-il pas aussi pour nos grands jeunes gens et nos hommes ? Ne sommes-nous pas tous et toujours de grands enfants, à ce point de vue comme à beaucoup d’autres ?

*

L’emploi des ” Projections lumineuses est donc un moyen excellent, ” très puissant ” et, nous le montrerons, ” très facile ”, d’enseignement religieux.

[page 100]

Cela est si vrai que déjà, dans bon nombre de diocèses de France, se sont établies des œuvres centrales diocésaines, ayant pour but de faciliter, à tous les prêtres et hommes d’œuvres, l’emploi des projections. A Digne, cette œuvre a pour titre ” Œuvre catéchistique des projections lumineuses, à Nancy elle s’apelle : Association de Saint-Pierre Fourier ou Union des Œuvres d’éducation et de patronage poar l’enseignement religieux par les projections lumineuses. A Paris, c’est la Commission des Patronages, 7, rue du Goëtlogon, qui offre ses services et ses moyens d’action : appareils, vues, etc.. à tous les Directeurs d’œuvres de la capitale (1). Et partout on se félicite du succès et des résultats obtenus. Je ne citerai qu’un seul témoignage, M. l’abbé Simon, secrétaire de l’Evêché de Nancy et directeur de l’Œuvre des projections dans ce beau diocèse, termine ainsi une lettre qu’il m’adresse : « Les patronages du diocèse, et ils sont nombreux, sont tous associés à notre œuvre, et ils s’en félicitent grandement. » En quoi consiste essentiellement cette œuvre de l’enseignement religieux à l’aide des projec-

(1)Outre les œuvres de ce genre fondées à Digne, Nice et Paris nous pouvons signaler ; A Tours, le Prêt gratuit de vues à projections fondé sur l’initiative de la ” Jeunesse catholique ” dans le but de venir en aide aux Direc. teurs de patronages, d’écoles etc., qui désirent multiplier les conférences populaires et les séances récréatives. Le comité donne gratuitement les vues pour une durée de huit jours-Les frais de port seuls sont à la charge des demandeurs. Plus de 4,000 vues seront en circulation dans le courant de l’année· Se renseigner auprès de M. L. Carré, 13, rue Saint-Jacques Noirmand. à Tours. A La Roche-sur-Yon, le Comité de l’Union diocésaine tient à la disposition de tous ceux qui lui en feront la demande, une lanterne à projections et environ cinq cents vues. S’adresser pour les conditions à l’Institution Sainte-Marie à La Rochesur-Yon. A Angers, l’œuvre des projections qui a son siège au Patronage Saint-Vincent-de-Paul, boulevard de Nantes, prête des vues à ses adhérents.

[page 101]

— IOI —

tions, telle qu’il est possible de la fonder chez nous ? Elle consiste surtout à établir, dans le diocèse, un centre d’expédition et d’échange de ” vues de projection ” à constituer un stock de milliers de vues, comprenant tout l’enseignement religieux, et à tenir ces vues à la disposition de tous les prêtres et directeurs de cercles, de patronages, de catéchismes qui, moyennant une petite cotisation annuelle, deviennent les associés de cette œuvre d’apostolat. Ils y trouvent d’ailleurs bien d’autres avantages qui vont apparaître dans ce qui suit :

(A Suivre).

I. BULLETIN & NOUVELLES DE L’ŒUVRE

Offrandes faites à l’Œuvre

Notre appel a été entendu, voici déjà quelques souscriptions reçues : 1º Un bienfaiteur de l’œuvre. . . . . . . . . 25 francs 2º M. le curé de Saint-Mammés (S.-et-M . . . . 5 » 3º M. le curé de Meylan (L.-et-G.) . . . . . . . 10 » 4º M. Hédiard, du diocèse de Paris. . . . . . 5 » 5º Une mère chrétienne. . . . . . . . . . . 5 » 6º Un groupe de petits enfants . . . . . . . . 6 » 7º Un ami de l’œuvre à Paris. . . . . . . . . 20 » 8º Deux petites filles de la 1ᵉ Communion . . . 1 » 9º Un cathéchiste . . . . . . . . . . . . . . 1 » 10º Une religieuse . . . . . . , . . . . . . 1 » 11º Une école congréganiste de filles. . . . . . 2 50 12º Anonyme . . . . . . . . . . . . . . . . 6 » 13º Plusieurs enfants de la Persévérance . . . . 2 » 14º Un ami dévoué de l’Ange (Meurthe-et-Moselle). 2 » 15º Petite amie de Jésus . . . . . . . . . . 0 50 16º Un futur prêtre. . . . . . . . . . . . . 1 17º Un petit montagnard . . . . . . . . . . . 0 50 18º Rose de Jeanne d’Arc. . . . . . . . . . . 0 60 Puisse le mois de Marie nous apporter de nouvelles souscriptions et nous procurer, par l’intercession de notre glorieuse et puissante protectrice, les abondants secours dont nous avons besoin à l’heure actuelle !

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Location de verres pour

projections lumineuses

à Orléans

——————————

Nous sommes heureux d’apprendre qu’il se fait, en ce moment, dans le diocèse d’Orléans, une active propagande en faveur de l’enseignement de la Religion par les projections lumineuses. Une œuvre de prêt de vues va s’y établir. Avec les verres, l’œuvre, dit l’Echo du Sacré-Cœur, fournira des conférences, d’abord celles qu’a éditées la Maison de la Bonne Presse, et puis celles dont nos confrères, qui se feront ainsi nos collaborateurs, voudront bien nous confier au moins le canevas. Le règlement de l’œuvre sera publié le mois prochain. Nous félicitons sincèrement nos amis d’Orléans et c’est de tout cœur que nous leur souhaitons le plus vif succès.

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Au moment de mettre sous presse, nous recevons d’un de nos zélés ami, un article plein d’actualité et très pratique, sur Jeanne d’Arc et la Question sociale ; nous le ferons paraître la prochaine fois.

II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

Plan de Conférences avec projections sur la Divinité de Jésus-Christ

(Extrait de la Revue “ les Conférences. ” que nous avons déjà citée.)

Ces conférences sont destinées à être données à l’Eglise. On installe un écran dans un lieu convenable, de façon à ne pas masquer l’autel ou au moins assez mobile pour être facilement enlevé pour le salut qui suit l’instruction. Les conférences sont partagées en trois points assez courts. Entre chaque point on montre trois

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vues seulement. C’est une façon d’attirer les auditeurs de les intéresser et de rendre plus sensibles les enseignements. Ainsi distribuées les projections n’enlèvent rien à l’attention et au respect dus à la parole de Dieu (1). Dans les églises où l’on ne dispose pas du gaz ou de l’électricité, on peut faire passer toutes les vues à la fin de la conférence pour n’avoir à faire l’obscurité qu’une seule fois. I

JÉSUS-CHRIST CENTRE DE L’HISTOIRE

I. — LES PROMESSES DE LA VENUE DE JÉSUS-CHRIST, renouvelées au temps des patriarches et sous la loi de Moïse. Vues 1. — La Sainte Famille, Murillo. 2. — Sacrifice d’Abraham, Rembrandt. 3. — Moïse, Michel-Ange. II. — LE TEMPS DE LA VENUE DE JÉSUS-CHRIST déterminé par Jacob, Daniel, Aggée et Malachie. Vues 4. — La vision d’Ezéchiel, Raphaël. 5. — Le temple de Jérusalem. 6. — Le mur des pleurs à Jérusalem. III. — LES CARACTÈRES PERSONNELS DE JÉSUS ANNONCÉS. — Sa grandeur et ses humiliations, chantées par David, Isaïe, Jérémie et Zacharie. Un Rédempteur ainsi annoncé devait être plus qu’un homme. Vues 7. — L’Annonciation, Fra Angelico. 8. — La Vierge adorant l’enfant, Lippi. 9. — Ecce Homo, Guido Reni.

II

LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
ET LES AFFIRMATIONS DU CHRIST

On a prétendu que le Christ n’a jamais affirmé sa divinité.

(1) La série des vues pour ces conférences se trouve aux conditions ordinaires, à la Maison de la Bonne Presse.

[page 104]

Le Tableau de la DÉPOSITION DE LA CROIX, de Fra Bartolomeo

[gravure : une projection lumineuse d’une Déposition de Croix sur un écran dressé dans une salle voûtée, avec lampe suspendue]

104 [gravure : dans une salle, un conférencier en chaire devant un écran où est projetée une vue ; un auditoire nombreux, assis et debout, regarde]

A Sainte-Anne à Paris, M. l’abbé Poulin évoque les tableaux au fur et à mesure et les explique ; des deux côtés, l’auditoire, nombreux, populaire et intelligent, suit avec respect et intérêt.

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I. — Il l’a affirmée devant ses apôtres, au Jourdain, à Césarée de Philippe, au Thabor. Vues 1. — Le Baptême de Notre-Seigneur, Verrochio. 2. — Jésus et les Apôtres, Raphael. 3. — La Transfiguration, Raphael. II. — Il l’a affirmée devant les foules lors de la guérison de l’aveugle-né, devant ses ennemis. les Pharisiens, Joan. ix, 35. Vues 4. — Jésus et la Samaritaine, Guido Réni. 5. — Christ et Pharisiens, Luini. 6. — Tête de Christ, Metsis. III. — Il l’a affirmée devant ses juges, devant le grandprêtre, devant Pilate. Il s’est montré Dieu sur la croix. Vues 7. — Christ devant Pilate, Munkascy. 8. — Ecce Homo, Le Corrège. 9. — Le crucifix aux Anges, Lebrun.

III
LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST ET SES ŒUVRES

Le Christ a prouvé sa puissance divine par des miracles.

I. — VÉRITÉ DES MIRACLES DU CHRIST

a) Il a fait preuve de puissance divine sur la nature inanimée. Vues 1. — Noces de Cana, Véronèse. 2. — Pêche miraculeuse, Van Dyck. 3. — Tempête apaisée, Balze.

b) Il a fait preuve de puissance divine sur les malades qu’il a guéris. Vues 4. — Le centurion de Capharnaüm, Véronèse. 5. — Les aveugles de Jéricho, Poussin. 6. — Jésus guérissant les malades, Van Dyck.

c) Il a fait preuve de puissance divine sur la vie et sur la mort.

II. — Caractère de ces miracles: puissance spontanée, bienfaisance, non par ostentation, mais pour sanctifier les âmes et prouver la doctrine.

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Vues 7. — La Fille de Jaïre, Véronèse. 8. — Jésus chez Marthe et Marie, Jouvenet. 9. — La résurrection de Lazare, Bonifazio.

IV

La divinité de jésus-christ et ses prophéties

Le Christ, qui s’est affirmé Dieu, a prouvé cette affirmation par de vraies prophéties. I. — Il a prédit: La ruine de jérusalem et du temple. — Tableau de l’accomplissement de la prédiction. Vues 1. — Lieu où Jésus prédit la ruine de Jérusalem. 2. — Jésus parlant aux filles de Jérusalem. 3. — L’esplanade du temple (état actuel). II. — L’universalité de son règne Vues 4. — La pêche miraculeuse, Raphaël. 5. — Dispersion des Apôtres. 6. — L’Eglise catholique. (Catéchisme en images.) III. — La perpétuité de l’église. — L’Eglise triomphe de tous les ennemis et de tous les obstacles : persécutions, barbares, musulmans, philosophes, et révolutions. Vues 7. — Saint Pierre délivré par un ange, Raphaël. 8. — Saint-Pierre de Rome. 9. — Christ bénissant, Bellini.

V

LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST ET SA SAINTETÉ

Nul n’a enseigné comme lui, nul n’a été bon comme lui. On est saisi : I. — PAR L’ÉLÉVATION, LA PROFONDEUR ET LA SIMPLI-CITÉ CONTINUES DE SON ERSEIGNEMENT. — Les Béatitudes, les Paraboles. Vues 1. — Jésus prêchant la multitude, Mazzolino. 2. — Le sermon sur la montagne, Rembrandt. 3. — Le mauvais riche, Bassano.

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II. -— PAR LA BONTÉ ET LA TENDRESSE INEFFABLES pour les petits, pour ceux qui ont souffert et ceux qui ont péché. Vues 4. — Laisser venir à moi les petits enfants, Risler. 5. — Jésus dans l’atelier de saint Joseph, Murillo. 6. — Jésus et la Chananéenne, Palma. III. — PAR LA SENSIBILITÉ, L’HUMILITÉ, LA SINCÉRITÉ de cette bonté qui ne se démentent jamais. Vues 7. — Résurrection de Lazare, Del Piombo. 8. — Le Christ et les Pharisiens, Ribera. 9. — Transfiguration, Raphaël.

VI

LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
ET SON ŒUVRE L’EGLISE

Le Christ Dieu a voulu demeurer avec nous en assistant son Eglise. I. —CETTE ÉGLISE EST BIEN UNE ŒUVRE DIVINE. — On y trouve l’autorité que le Christ a constituée pour enseigner et régir. Vues 1 . — Vocation des fils de Zébédée, Basaiti. 2 . — Pentecôte, Gleyre. 3 . — Jésus sur le lac de Génézareth, Delacroix . II . —CETTE ÉGLISE A BIEN LES CARACTÈRES que le Christ lui a donnés. a) Elle est une dans sa foi et dans ses sacrements . Vues 4 . — Saint Pierre et saint Paul . 5 . — Saint Pierre et Ananie. 6 . — Saint Paul à l’Aréopage . b) Elle est sainte, catholique et apostolique. Le Christ est avec elle jusqu’à la consommation des siècles . Vues 7 . — Sainte Cécile, Raphaël. 8 . — Les confesseurs, Flandrin. 9 . — Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, Flandrin.

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VII

LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
ET SON ŒUVRE L’EUCHARISTIE

Un Dieu seul pouvait penser à demeurer avec nous toujours. I. — VÉRITÉ DE L’EUCHARISTIE. — La présence réelle prouvée a) Par la promesse du divin sacrement. Vues 1. — Le Christ bénissant le pain, Dolci. 2. — La Cène, Gleyre. 3. — La multiplication des pains. b) La présence réelle prouvée par l’institution du divin sacrement. Vues 4. — Les pèlerins d’Emmaüs, Rembrandt. 5. — La dernière Cène, Schœngauger. 6. — Les disciples d’Emmaüs, Le Titien. II. — BIENFAITS DIVINS DE L’EUCHARISTIE. — Présence réelle, sacrifice et communion, l’Eucharistie grandit l’homme, le fortifie et le console. Vues 7. — La communion de saint Jérôme, Dominiquin. 8. — Annonciation, Lippi. 9. — La Vierge à l’hostie, Ingres.

VIII

La divinité de Jésus-Christ

dans sa passion

La divinité de Jésus-Christ apparait jusque dans ses douleurs. I. — Dans son agonie. — Il est surhumain par la véhémence de sa douleur, par la sueur de sang, par son calme entre deux tempêtes. Vues 1. — Agonie, Giotto. 2. — Trahison de Judas, Hans Holbein. 3. — Le Christ au roseau, Ary Scheffer.

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II. — DEVANT SES JUGES ET SUR LA VOIE DOULOUREUSE. — Il se montre Dieu par son héroïque patience, par sa dignité surhumaine, par son affirmation solennelle. Vues 4. — Le Spasimo, Raphael. 5. — Erection de la croix, Rubens. 6. — Le crucifiement, Fra Angelico. III. — AU CALVAIRE. Sa divinité éclate dans les paroles qu’il prononce, dans les prodiges qui accompagnent sa mort. Conclusion: la parole du centurion: Vere filius Déi erat iste. Vues 7. — La descente de croix, Daniel de Volterre. 8. — Déposition de croix, Fra Bartholoméo. 9. — Le crucifix de Charles Quint.

IX

LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST PROUVÉE PAR SA
RÉSURRECTION

I. — LA RÉSURRECTION, SIGNE DE LA VÉRITÉ DE LA DOC-TRINE. — Le Christ l’a prédite. Il est ressuscité par sa puissance spontanée.

Vues 1. — Les Saintes Femmes au Sépulcre, Bouguereau. 2. — Résurrection de Jésus-Christ, Vinci. 3. — Jésus et Madeleine, Le Corrège. II. — LA RÉSURRECTION, FAIT RÉELLEMENT DIVIN. — Examen des circonstances. — Suavité des hypothèses de la critique. — Examen de la véracité des témoins.

Vues 4. — Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt. 5. — Incrédulité de Saint Thomas, Cima. 6. — La résurrection, Mantegna. III. — CONSÉQUENCE DE LA RÉSURRECTION. — Notre foi affermie, notre espérance confirmée, notre amour gagné.

Vues 7. — Jugement dernier, Fra Angelico. 8. — Immaculée Conception, Murillo. 9. — Couronnement de Marie, Fra Angelico.

[page 110]

— IIO —

III. — Revue Technique

Pour rendre l’Ecran transparent

Quand on fait des projections par transparence, c’est à-dire derrière la toile, celle-ci doit être aussi transparente que possible. Dans ce cas, certains opérateurs enduisent la toile, à l’aide d’un pinceau, d’une ou de plusieurs couches de circ ou de vernis copal bien blanc. Nous trouvons que cela n’est pas pratique, et la meilleure manière de rendre l’écran transparent, celle qui nous paraît le plus pratique, consiste simplement à le mouiller, avec un fort pinceau ou une grosse éponge, ou encore avec une petite pompe. Le Fascinateur, dans son numéro de mars, nous fait part. à ce sujet, d’un procédé très ingénieux, à la portée de tout le monde. Au lieu d’une pompe, employez tout simplement un siphon d’eau de seltz dont on dirige le jet comme on veut, en l’écartant lorsqu’il y a lieu avec le doigt placé sur l’ouverture. L’écran se trouve mieux et plus vite mouillé. L’important est de mouiller la toile complètement de façon que l’eau ruisselle à sa surface, car il ne suffit pas qu’elle soit seulement humectée. Il est bon de mélanger à l’eau de 10 à 15 o|o de glycérine, afin d’augmenter la transparence et de conserver l’humidité de la toile pendant un temps beaucoup plus long. Nous devons faire remarquer avec M. Molteni (1) que, en conseillant d’employer l’eau purement et simplement, nous supposons que la toile est neuve et qu’elle a conservé l’apprêt reçu en fabrique. Mais lorsqu’elle a été souvent mouillée, et surtout lorsqu’elle a été blanchie, l’apprêt qui bouchait les intervalles existant entre les fils de l’étoffe s’en est allé. L’eau seule ne suffirait pas à faire disparaître ces interstices. Il faut, dans ce cas, ajouter à l’eau de l’amidon et un peu de gomme arabique. On en enduit l’écran, qui fonctionne alors comme s’il était neuf. _______________________________________________ (1) Instructions pratiques.

[page 111]

Il ne faudrait pas cependant tomber dans un excès opposé, car une transparence excessive a le défaut de rendre sensible à l’œil la direction de l’appareil. La transparence doit être telle, que l’image projetée sur l’écran paraisse éclairée d’une manière uniforme sur toute sa surface.

Le succès des projections par la nouvelle lampe à alcool ” BAYARD ,, perfectionnée et s’adaptant à tous les modèles de lanternes. Intensité : 150 bougies.

[gravure : lampe à alcool à pression avec deux poires de caoutchouc, réservoir et brûleur] BONNE PRESSE [gravure : lampe à incandescence pour projections, avec deux poires en caoutchouc gainées de filet et boîtier portant l’inscription BONNE PRESSE]

Cette nouvelle lampe nous est fournie par la Maison de la Bonne Presse et mérite d’être signalée aux amateurs de projections. Elle est d’un maniement on ne peut plus simple, d’une fixité absolue, d’une très grande économie ; elle donne une lumière presque aussi belle que la lumière oxydrique. Nous en donnerons dans le prochain numéro la description et le mode d’emploi. La lampe complète avec un manchon coûte 22 francs, port en sus. La même sur plateau avec vis calantes pour le centrage en hauteur, 25 francs. Manchons de rechange B. P. 0 fr. 75 centimes. En s’adressant directement à nos bureaux à Champtercier on obtiendra toujours les prix les plus doux.

[page 112]

VARIÉTÉ

Pourquoi je suis projectioniste…. enragé

Voulez-vous savoir pourquoi j’aime tant les projections et surtout ce qui me détermina à m’y consacrer avec une passion dont vous n’avez pas idée, le voici bien simplement. En 1899, je voyageais beaucoup. Un samedi je prenais à la première heure le train devant me conduire en une petite localité. Un monsieur bien cinglé dans une redingote battant neuf, chargé d’innombrables bagages monta dans le même compartiment. Tout d’abord suffoqué par une telle avalanche de colis, et me blottissant comme je pouvais à l’autre extrémité, contre la cloison de la portière. je méditais intérieurement sur l’exiguité des wagons de troisième classe… Le train siffle, le monsieur à fini son installation. et comme il est fort myope ne m’a pas remarqué. Alors suant, soufflant, il déploie un formidable journal… horreur, l’Aurore, ce journal, qui fit et fait encore tant de mal. Que vais-je faire grand Dieu ! avec un tel compagnon de route, si au moins il descendait bientôt… Impatient énervé (je l’avoue à ma honte), je me mis à tapoter un air quelconque sur les vitres. Alors, le monsieur s’apercevant de ma présence, s’excuse poliment et entame une conversation dont je vous fais grâce, amis lecteurs.,. Bref, j’appris qu’il était membre de la Ligue de l’Enseignement et commis-voyageur en conférences agricoles… et autres. Mon titre de laïque ne trahïssant pas mes sentiments intimes, je fus invité par lui à assister à la conférence que précisément il devait faire le soir même dans la localité où je me rendais. Inutile de vous dire que j’y assistais malgré les objections de mon oncle, un saint prêtre, qui prétendait qu’un bon catholique doit éviter tout contact avec des hommes malfaisants. (A suivre).

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 8 avril 1902 vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN.

LYON.—Imp. de l’Office d’Assistance par le Travail, quai de l’Archevêché, 21,

[annotation manuscrite : grand paraphe à l’encre traversant le bas de la page]

May 1903

première année, no. 8, 15 May 1903; pp. 113–128. Back to the list of issues

[bandeau décoratif]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
1re ANNÉE. No 8. 1903.
SOMMAIRE :
L’Enseignement par les projections lumineuses (Rapport de
M. Lemoine, curé d’Haveluy) Suite et fin. — I. Bulletin et
nouvelles de l’Œuvre : Offrandes faites à l’Œuvre. — Comité
central de Digne. — II. Renseignements utiles : Jeanne d’Arc
et la question sociale. — Bibliothèque des conférences. —
III. Revue technique : La Pratique dans les Projections. —
Le succès des Projections par la lampe à alcool « Bayard »
(Suite et fin). — Variété : Pourquoi je suis projectionniste…
enragé (Suite et fin.)
[ornement : filet ondulé décoratif]
L’Enseignement par les
Projections Lumineuses
Rapport présenté au dernier Congrès des Catho-
liques du Nord et du Pas-de-Calais par notre
collaborateur et ami M. Lemoine, curé d’Haveluy
(Nord).
SUITE ET FIN
[ornement]
Projet de règlement de l’Œuvre
1. L’Œuvre est essentiellement religieuse et a
pour but d’aider, dans le diocèse, les directeurs
[mention de source : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France]

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de catéchismes, de cercles, de patronages, à donner plus d’attraits, plus d’intensité et, par le fait, plus d’utilité à l’enseignement religieux, afin de réparer un peu, par ce moyen, le grand mal résultant de la fermeture de nos écoles chrétiennes. 2. Encouragée et bénie par Monseigneur, l’Œuvre est dirigée par un Comité ainsi composé : Président d’honneur : Président effectif : Vice-Président : Directeur : Membres : Le Comité se réunit au moins une fois l’an à l’époque des retraites ecclésiastiques. 3. Notre Association comprend des membres actifs et aussi des membres honoraires qui veulent bien, par leur charitable générosité, soutenir une œuvre toute d’apostolat. 4. La cotisation annuelle demandée pour faire partie de l’Œuvre et jouir de tous les avantages qu’elle offre a été fixée par le Comité à la somme de . . . . 5. Moyennant cette contribution charitable apportée à une œuvre qui, evidemment, ne peut se développer et fonctionner sans ressources, tous nos associés : a) Peuvent nous emprunter gratuitement pendant toute l’année (sauf, s’il se peut, Août et Septembre) autant de séries de vues de projection qu’ils désirent choisies dans notre catalogue ; chaque série est accompagnée d’un livret explicatif et se compose ordinairement de 40 à 50 vues, ayant principalement pour objet : l’Histoire Sainte, la vie de Notre-Seigneur, la Terre-Sainte, l’Histoire de l’Église, le Catéchisme tout entier en 500 tableaux, la Vie des Saints, les Grands Pèlerinages et bien d’autres sujets d’histoire, de science, d’actualité. b) Tous nos adhérents reçoivent gratuitement chaque mois notre Bulletin de l’Œuvre des Projections pour les Catéchismes et Conférences, où ils trouvent tous les renseignements pratiques dési-

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rables sur l’achat et l’emploi des appareils, sur les progrès de l’œuvre et les « séries » nouvellement acquises. Ils trouvent dans le « Bulletin mensuel », des Conférences toutes faites ; ils peuvent encore user de sa publicité pour se faire entre eux des offres d’achat ou de vente d’appareils, pour publier des comptes rendus de séance, pour exprimer leurs observations ou desiderata, etc. c) Ils trouvent au bureau de l’Œuvre le meilleur accueil, et tous les renseignements dont ils ont besoin sur le choix et sur le fonctionnement des appareils de projection, quelle que soit la lumière dont ils désirent se servir : pétrole, bec Auer, acétylène, alcool, lumière oxydrique, oxyétérique électrique. Ces différents systèmes d’éclairage sont, s’ils le souhaitent, expérimentés sous leurs yeux. Au besoin même, nous nous rendons chez nos associés pour les initier à l’art des projections et donner une première séance. Notre « Manuel pratique du projectionniste » leur donnera d’ailleurs des renseignements assez complets et assez précis pour qu’ils puissent réussir du premier coup, fussent-ils complètement novices en la matière. d) Si nos associés veulent faire leurs acquisitions par notre intermédiaire, ou seulement sur notre recommandation, ils profiteront de la remise importante que nous concèdent les grandes maisons de Paris, à titre d’Association pour œuvre charitable. Pour la somme de 80 fr. environ on peut acquérir tout ce qui est nécessaire, sauf les vues, pour faire de très belles projections à lumière d’alcool ou d’acétylène dont l’emploi n’offre plus maintenant le moindre danger. c) Messieurs les Directeurs de cercles et de patronages peuvent nous emprunter gratuitement des pièces de théâtre : « Drames, Comédies, Chansonnettes, » dont nous possédons une collection choisie, épurée et fort abondante. Le catalogue très explicatif de ces pièces leur sera envoyé.

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6. Les conditions pratiques d’emprunt et de circulation des vues font l’objet du règlement spécial suivant : 1º Chaque série se compose de cinquante vues environ. Quelques clichés supplémentaires, de simple curiosité ou amusement, sont, autant que possible, joints à chaque série. (Les clichés de la série principale portent une étiquette blanche, les clichés supplémentaires une étiquette rouge ) ; 2º Il n’est généralement prêté à un même associé qu’une seule série à la fois et pour dix jours seulement, aller et retour compris. Avant de retourner la série au secrétariat, le conférencier doit remettre les vues dans l’ordre des numéros inscrits sur les étiquettes ; 3º Pour tout envoi par colis postal, il est inscrit au compte de l’associé 1 fr. 35 pour couvrir les frais d’expédition et de commission ; 4º Les associés sont responsables des accidents survenus entre leurs mains ou de la perte des objets qui leur sont prêtés ; ils doivent en faire directement et immédiatement la déclaration au secrètariat. Toute vue cassée se paye 1 franc ; 5° Dans les demandes par lettre ou commissionnaire, indiquer deux séries en plus de la série désirée, dans le cas où celle-ci serait déjà promise ou déjà en circulation ; 6° Une cotisation annuelle de cinq francs donnera droit à un nombre indéterminé de séries pendant toute l’année. L’année va du 1er Mai au 1er Mai. Les vues de certaines séries sont numérotées et accompagnées d’un livret-conférence. 7° Le Comité fait appel à la charité apostolique de tous ceux qui voudraient lui céder ou lui offrir des vues qu’ils auraient en leur possession et dont ils pourront d’ailleurs continuer de se servir, tout en ayant le grand mérite d’en faire profiter leurs confrères. Enfin, nous supplions tous nos chers et vénérés confrères et tous les hommes d’œuvres si dévoués de notre diocèse. de ne pas rejeter « a priori » et

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sans l’essayer, ce moyen d’action que nous leur proposons et dont nous sommes prêts à leur rendre l’emploi si facile. Nous leur signalons, en le leur recommandant, ce qui se passe en certains diocèses : l’achat d’un appareil de projection par canton ou par deux ou trois paroisses assez rapprochées. N’ayant qu’un but : le RÈGNE DE DIEU dans les âmes de tous nos chers petits enfants, nous osons espérer les bénédictions divines sur notre Œuvre ; mais ce qui nous rassure beaucoup aussi c’est la persuasion que nous pouvons compter sur les encouragements et la sympathie de tous nos chers confrères du diocèse.

1. BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE
Offrandes faites à l’Œuvre

Report : 84, 10 DEUXIÈME LISTE 1. Un ami des enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 fr. 2. Une directrice de pensionnat. . . . . . . . . . . . . . . . . 3 » 3. Un associé du diocèse de Lyon. . . . . . . . . . . . . . . . 10 » 4. Rose de Mai. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 » 5. Une enfant de Marie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 » 6, Lilas blanc et Pervenche. . . . . . . . . . . . . . . . . 0, 60 7. Un futur missionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 » 8. Violetta Portugeza . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1, 50 9. Un admirateur de l’OEuvre . . . . . . . . . . . . . . . . 3 » 10. Petite Colombe de Jésus. . . . . . . . . . . . . . . . . 0, 50 11. Reine-Marguerite des Prés. . . . . . . . . . . . . . . . 0, 50 12. Plusieurs enfants de la Première Communion.. . . . . . . 1, 50 13. Fleur d’oranger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0, 50 14. Yvonne, Leuntia, Berthe et Jeanne de Jésus . . . . . . . 2 » 15. Plusieurs associés du diocèse de Digne . . . . . . . . . 10 » 16. Louis de l’Alsace. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0, 50 17. Marcei de Bussièré à Marseille. . . . . . . . . . . . . . 5 » 18. Pâquerette fleurie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0, 60 19. Une Dame catéchiste . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 » 20. Un petit Africain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 » 21. Un fidèle lecteur de « l’Ange » . . . . . . . . . . . . . 5 » Total. . . . . . . . . . . . . . . 193, 30

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Comité central de Digne

Nous sommes heureux, ce mois-ci, d’avoir à enregistrer la nomination de notre nouveau Président. C’est M. le Chanoine Bonnefoy, vicaire général de Mgr l’Evêque, qui, désormais, présidera à nos travaux et à notre apostolat de foi et de science religieuse par les projections. Nous remercions Monseigneur de ce nouvel honneur qu’il veut bien faire à l’œuvre, et nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau et vénéré Président. Tous nos amis et associés voudront s’unir à nos hommages, prier avec nous et redire avec nous ce souhait si chrétien des longues espérances : Ad multos annos ! Le Conseil de l’Œuvre demeure constitué ainsi que suit : Président effectif : M. le Chanoine BONNEFOY, vicaire général de Mgr l’Evêque de Digne. Directeur : M. G. AILLAUD, Curé de Champtercier, près Digne. Sous-Directeur : M. MOUNIER, Directeur du Patronage des Frères, à Digne. Trésorier : M. ANDRAU, Curé de Courbons, près Digne. Secrétaire : M. MAUREL, Curé des Dourbes, près Digne. Membres du Conseil : MM. PORTAL, Curé-Doyen des Sièyes Digne. SAVORNIN, Curé du Chaffaut, près Digne. BERNARD, Curé de la Robine, près Digne.

Nous nous efforçons d’apporter chaque mois quelque nouvelle amélioration à la rédaction de la Revue. C’est ainsi que très prochainement nous commencerons la publication d’une très intéressante étude historique et scientifique illustrée sur les Projections lumineuses, par Hilcem du Fascinateur. Nous n’avons pas besoin de la recommander davantage à l’attention de nos lecteurs.

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

Jeanne d’Arc et la question sociale

Et je veux, ô France, ô ma Patrie, Chanter ta bonne terre où le ciel m’a fait vivre, Et tes bons paysans sans qui rien né vivrait. ( DÉROULÈDE. )

Le 8 mai, la ville d’Orléans célèbre, comme toujours, l’anniversaire de sa délivrance. Orléans chante, publie à l’envi le nom d’une paysanne, Jeanne d’Arc, dite la Pucelle. Et tandis qu’Orléans fait en l’honneur de cette Judith des temps modernes, des fêtes solennelles et patriotiques, est-ce qu’il pourrait se faire que la France qui fut sauvée miraculeusement par cette même fille des champs, restât sourde et muette ? Non, au moment où la France est envahie non plus par l’Anglais, « bouté hors du territoire », mais par les hordes francs- maçonnes, les juifs et les libres penseurs de toute espèce, il faut à tout prix qu’elle agisse et qu’elle cherche de quel côté viendra le salut. Dieu par qui règnent les rois et dont la justice, dit Bossuet, se plaît à donner de temps en temps de dures et sévères leçons, Dieu s’est souvent servi des plus petits moyens pour confondre les puissants du jour, et s’il suscita autrefois Jeanne d’Arc en vue de rétablir les affaires de son pays et de rendre à la religion attaquée sa liberté et sa gloire, ne serait-il pas conforme à ses desseins d’opposer les vertus de Jeanne au flot montant du matérialisme moderne ? Et dans ce but, pourquoi n’établirions-nous pas une fête spéciale dans chaque paroisse en l’honneur de celle qui sur l’échafaud déjà, même par les Anglais, même

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par ses bourreaux, était regardée comme une sainte ? Oh ! il serait à désirer, en attendant une fête nationale, que chaque année, lorsque arrive le 8 mai, le drapeau de la France se joigne à la bannière de Jeanne et tous les deux se déroulent dans le sanctuaire au milieu de nombreuses oriflammes. Mais, hélas ! nous l’affirmons, parce que nous l’avons constaté maintes fois, Jeanne d’Arc est trop peu connue en France et surtout elle y est mal jugée. C’est là un vrai malheur pour la Patrie en même temps qu’une perte pour la religion ; l’une et l’autre gagneraient à voir la vraie Jeanne d’Arc proposée comme exemple aux bons Français. Oh ! qu’elle semblera grande aux âges les plus reculés, s’écriait il y a quarante ans l’illustre cardinal Pie, cette fille d’Adam en qui ses ennemis et ses juges n’ont pu découvrir une seule faiblesse, dont la vie intime est aussi pure, aussi resplendissante que sa vie publique ; dont 118 témoins oculaires ont révélé tout ce qu’ils savaient, sans pouvoir révéler autre chose que des vertus ! Au pied même du bûcher de Rouen, l’un des bourreaux de la vierge Jeanne s’écriait en se frappant la poitrine : « Nous sommes perdus, car nous avons brûlé une sainte. » Jeanne d’Arc vierge et martyre, ces deux traits surnaturels sont dépeints depuis plus de 4 siècles, par tout panégyriste de la sainte. Mais nous tous, catholiques de France, nous devons beaucoup à Jeanne d’Arc et comme catholiques et comme Français : que Jeanne d’Arc n’ait pas éte suscitée de Dieu pour sauver le peuple, et la France devenait aussitôt anglaise ; que la France devînt anglaise, un siècle plus tard, elle cessait d’être catholique ; ou bien elle se précipitait dans des luttes et des calamités sans fin. Jeanne d’Arc, simple fille des champs, est donc à la fois la grande patriote et la grande chrétienne ; cela suffirait bien pour démontrer qu’on peut être chrétien, religieux dans le fond du cœur et

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servir néammoins son pays, le sauver au besoin, n’en déplaise à tous Ies impies. Par l’esprit et par le cœur, je ne connais rien de plus chrétien et de plus français que Jeanne d’Arc, en elle la nature et la grâce se sont embrassées comme deux sœurs. Jeanne d’Arc est un modèle à offrir à la fille des pâtres et à la fille des rois, à la femme du siècle et à la vierge du cloître, anx paysans comme aux soldats, anx grands comme aux petits. Jeanne d’Arc, grande patriote et grande chrétienne, devrait donc être choisie comme patronne par tous les démocrates chrétiens ; il me semble que ceux-ci ne sauraient avoir dans le ciel meilleure protectrice.

Démocrate chrétienne, Jeanne le fut jusqu’à sauver sa patrie du joug de l’oppression. Voilà que depuis près de 100 ans, il y avait grande pitié au royaume de France : Isabelle, fille de Philippe le Bel, avait épousé Edouard d’Angleterre ; à l’avènement de Philippe VI, celle-ci réclama, au mépris de la loi salique, la couronne de France pour son fils, Edouard III.De là entre l’Angleterre et la France, cette lutte de tout un siècle ; de là, aussi, la France ellemême partagée dans son sein entre les Armagnacs fidèles au roi, et les Bourguignons partisans des Anglais. Enfin, une petite paysanne, née dans un coin de la Lorraine, entend un jour des voix d’en haut qui lui parlent de la France piétinée, ensanglantée : « Va, fille de Dieu, va, va. » Et la modeste enfant qui jusque-là gardait les troupeaux sur les coteaux de Domrémy, obéit aux voix du ciel qui lui disent de courir à la délivrance de son pays. Elle n’a que 17 ans, elle n’a aucune instruction ; mais fille du peuple, Jeanne a toujours possédé les vertus du peuple, vertus qui vont bien souvent jusqu’au sacrifice de soi-même ; en outre, elle est pleine de confiance en Dieu, et cela devra suffire. Aujourd’hui encore, la France n’est-elle pas déchirée

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[gravure : trois anges ailés avec nimbes, portant des instruments de musique, dans un bois ; au fond un clocher, et en bas une figure agenouillée]

[gravure : Jeanne d’Arc agenouillée dans un pré, un fuseau à la ceinture, devant des arbres, avec un troupeau de moutons et des maisons à l’arrière-plan ; signée « Th. Beuzon » à gauche et « DEBERNY » à droite]

JEANNE D’ARC ENTENDANT LES VOIX

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par les factions ? Qui la délivrera ? Autrefois, lors de la guerre de Cent ans, ce fut une enfant ; et pourquoi pas aujourd’hui ? Mais, assurément ce ne sera pas l’enfant qui n’a pas encore de barbe au menton et qui déjà n’à plus rien à apprendre en fait de turpitudes. Non ; mais les sauveurs se trouveront toujours parmi les types achevés de la grandeur et de la bonté, parmi les saints qui maintiennent les bases sociales, parmi les hommes de bien. Et pourquoi pas aussi parmi les femmes ? La race des Clotilde, des Jeanne Hachette, des Jeanne d’Arc, aurait-elle à tout jamais disparu du sol français ? Si la femme peut répandre autour d’elles de influences tout à fait pernicieuses, elle peut faire aussi un bien immense par l’ascendant de ses vertus ; or, toute vertu contient toujours le germe d’une victoire. « Il y a une femme au fond de tous les événements », disait Joseph de Maistre. Et quant à moi, amis lecteurs, je salue sincèrement toutes les dames de la Ligue Française qui mettent leur foi en action et qui, comme Abner, craignent Dieu, mais n’ont pas d’autre crainte. Démocrates à la façon de Jeanne d’Arc, elles bataillent, elles luttent contre le mal et Dieu, disent-elles Joseph de Maistre. Et quant à moi, amis lecteurs, je salue sincèrement toutes les dames de la Ligue Française qui mettent leur foi en action et qui, comme Abner, craignent Dieu, mais n’ont pas d’autre crainte. Démocrates à la façon de Jeanne d’Arc, elles bataillent, elles luttent contre le mal et Dieu, disent-elles comme Jeanne, donnera la victoire. Elles savent aussi comme l’héroïne d’Orléans et Patay, que « guerroyer contre le royaume de France, c’est guerroyer contre le roi Jésus ». Elles sont donc ferventes patriotes en même temps que ferventes chrétiennes ; elles sont des démocrates qui vont au peuple, suivant en tout les conseils de Léon XIII, le grand pape du peuple et des ouvriers. Elles sont des démocrates chrétiennes se souvenant que c’est par la foi, que Clotilde triompha à Tolbiac et baptisa en J.-C. la nation française, que c’est la foi qui créa notre Jeanne d’Arc et opéra toutes les merveilles de cette angélique guerrière de 19 ans. Ces dames françaises qui vont semant le bien à profusion comprennent que Dieu ne manque jamais à ceux

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qui ne lui manquent pas. Comme Jeanne d’Arc, toutes prêtes au sacrifice et aussi pleines de confiance en Dieu, n’ont cependant qu’une prétention : faire leur devoir. Mais dans un si noble accomplissement de leur devoir je les admire. Jeanne d’Arc suscitait, partout où elle passait, l’enthousiame. Dans une de ces ovations où elle était acclamée par la foule, son père s’était mêlé au peuple, pour assister au triomphe de sa fille. Personne ne le connaissait, on ne l’avait même pas remarqué ; c’était un pauvre paysan. Un bourgeois s’écria près de lui : « Que je voudrais donc bien avoir une aussi bonne fille!» Jacques d’Arc se tourna vers lui et lui dit : Dieu vous bénisse, brave homme, je suis son père. « Alors, dit l’historien, les rangs de la foule s’écartent : « Place au père de la Pucelle », crie-t-on partout. Le père s’approche de Jeanne, bénit sa fille et lui dit : « Fais ton devoir, ma fille ! » Catholiques de France, l’Église et la France s’inclinent vers vous et vous disent : « Faites votre devoir.» Ecoutez-les. Et puisse votre curé dire de vous, comme le curé de Jeanne d’Arc, disait de sa paroissienne : « Elle était bonne chrétienne », il n’en avait jamais vu de meilleure, et il n’y en avait pas de pareille dans sa paroisse. A. BERNARD. (A suivre).

P.-S. Nous donnerons dans le prochain numéro la suite et la fin concernant alors spécialement les projections. Cette deuxième partie sera un peu plus historique que la première, et parlera des moyens d’organiser une fête annuelle pratique de Jeanne d’Arc, surtout dans les campagnes.

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III. — REVUE TECHNIQUE

La pratique dans les projections

Nous emprutons à M. Fourtier (1) quelques observations pratiques sur les soins à donner aux lampes à pétrole. Dans une séance, il importe d’abord de surveiller les mèches d’une façon constante, car les conditions du tirage se modifient, tant par suite de l’échauffement de l’air de la salle où les projections se font, que par suite de sa diminution en oxygène, diminution produite par la combustion et la respiration des auditeurs. Il y a donc lieu d’assurer dans la salle une ventilation énergique, sinon la lampe ne tarde pas à fumer et à répandre des odeurs âcres très désagréables. La lampe à pétrole exige des soins tout particuliers. Elle ne doit être jamais remplie qu’au moment de s’en servir et, aussitôt les projections finies et la lampe refroidie, elle doit être soigneusement vidée, sinon l’huile, continuant à monter par capillarité, suinterait sur la lampe ; au contact de l’air, elle se résinifierait et formerait avec les poussières de l’atmosphère une sorte de vernis qui, distillé en quelque sorte au cours de la séance suivante, remplirait la salle d’une odeur repoussante. Après avoir été remplie de pétrole, la lampe est essuyée avec le plus grand soin ; les mèches sont coupées nettement d’un coup de ciseau. On emploiera de préférence le coupe-mèches représenté ci-contre, qui agit un peu à la manière des tondeuses et a l’avantage de donner une section très franche. Il ne faut pas oublier que tout fil excédant [gravure : un coupe-mèches, sorte de pince-tondeuse] la mèche produirait une flamme plus haute et sujette à fumer. Les deux angles des mèches plates seront abattus pour les mêmes raisons. La mèche doit être coupée de manière à enlever toute la partie carbonisée, en laissant cependant un léger liseré noir pour faciliter l’allumage. La lampe sera d’abord allumée, la mèche à demi baissée et tenue quelques instants au grand air ; cette précaution aura pour but de permettre au pétrole qu’on n’aurait pu essuyer de s’évaporer et à la lampe de s’échauffer peu à peu. Lorsque le tirage sera bien établi et que la lampe n’aura plus d’odeur, on l’introduira dans la lanterne. Dans aucun cas, on ne doit, au cours de la séance, mettre la lampe à petite flamme, car la combustion se fait alors très mal et une partie de l’huile est évaporée sans brûler ; il en résulte une odeur insupportable.

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(l) La Pratique des Projections, par H. FOURTIER, t.1·, Gauthier-Villars, Paris.

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Le succès des projections par la lampe à alcool
” BAYARD “

(Suite et Fin)

Le succès des projections par la lampe à alcool « BAYARD », que nous avons signalee à l’attention de nos lecteurs, s’affirme chaque jour, de plus en plus, comme en témoignent les lettres nombreuses de nos correspondants.

[gravure : coupe schématique d’une lampe à alcool, avec repères H, G, F, E, D, B, I]

[gravure : schéma d’un appareil à gaz, cuve A avec tube vertical rempli de carbure B, réservoir D avec robinet E, tuyau C, sortie I et poires en caoutchouc dont l’une, réticulée, reliée à la poire J]

Nos confrères sont heureux de cette précieuse découverte. On n’a pas toujours le temps de préparer les gaz nécessaires pour chalumeau oxydrique et voilà qu’avec la lampe « BAYARD » on met à peine quelques minutes pour préparer une séance de projections et jouir d’une belle lumière qui fait bien ressortir tous les détails des tableaux. En fait d’éclairage, rien d’aussi simple, d’aussi pratique, d’aussi économique.

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Avec la nouvelle lampe à alcool «BAYARD», plus de mèches, plus de mécanisme, plus de réglage, plus de surpression, plus d’odeur, plus d’encrassement, plus de suintement, plus de nettoyage, plus de démontage ; emploi de l’alcool dénaturé ordinaire ou alcool à brûler. — Durée de l’éclairage : deux heures et demie. — Sécurité absolue. Voici, d’après l’Instruction, la description et le mode d’emploi de cette lampe : La lampe BAYARD comprend en A un récipient contenant de l’alcool, dans lequel descend jusqu’au bas un tube vertical B ouvert à son extrémité inférieure. Ce tube est rempli de débris de verre ou porcelaine destinés à disperser le liquide sur une plus grande surface. L’alcool monte dans ce tube, grâce au peu de pression obtenu au moyen de la poire en caoutchouc J, adaptée à une tubulure placée en I ; au sommet du tube B, il est chauffé par le tube E, ce qui produit la gazéification ; cette vapeur chassée dans le tube C, est projetée au bas du Bunsen D, formé lui-même de deux tubes évasés à leur partie supérieure : l’un ouvert en E, produit la veilleuse ou surchauffeur B, l’autre F donne la flamme au-dessous du manchon. On conçoit que le dispositif ci-dessus décrit permette facilement d’obtenir une plus grande quantité de chaleur en E suivant la pression produite en J, et cette quantité est limitée par la forme du jet produit en C. En effet, plus la pression est forte en J, plus le jet prend une forme allongée ; en sorte que l’alcool consommé à la veilleuse est proportionné à l’intensité produite au manchon. Pour la mise en marche, c’est-à-dire pour l’allumage de la lampe, on peut à volonté se servir d’un tampon imbibé d’alcool ou bien d’une cuvette fixée sur le tube B, et dans laquelle on verse de l’alcool. Le tube B étant garni de porcelaine ou de verre et non de mèches en coton ou de métal susceptibles de s’altérer à l’usage, soit en se carbonisant, soit en s’oxydant, la lampe BAYARD semble mériter les faveurs de tous les projectionnistes qui ne peuvent faire usage des lumières intensives. Voir les prix dans notre dernier numéro.

Nous accordons des primes à tous nos clients, suivant l’importance de leurs commandes.

[ornement typographique : frise décorative]

VARIÉTÉ

Pourquoi je suis projectionniste… enragé (Suite et Fin).

La conférence fut ce qu’elle devait y être, tout d’abord pratique puis historique et grand Dieu ! quelle histoire ! L’histoire et ses origines simiesques… bien naturellement…. chose inouïe à dire, il ne trouva personne parmi les spectateurs pour réfuter de telles insanités et montrer les inepties du discours… Une deuxième séance étant annoncée pour le jeudi

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suivant, j’eus la curiosité d’y assister. Notre bonhomme fut plus expressif encore, plus sectaire si je puis dire. Il proposa la formation d’une section de la Ligue populaire de l’Enseignement avec conférences mensuelles pour l’éducation sic et le relèvement de l’intelligence humaine. Pauvre pays, ravagé par cette association néfaste, il s’éloigne chaque jour de son Dieu, chaque jour il s’abaisse davantage, chaque jour il court à la ruine morale. Autrefois paroisse merveilleuse, aujourd’hui foyer d’infection ! Ah ! ce qu’ils ont défait à l’aide de la lanterne magique, pourquoi ne le referions-nous pas avec le même instrument. Prêtres de Dieu, vous avez le moyen de sauver les âmes, sinon par vous-mêmes du moins par l’instigation des conférences honnêtes et intéressantes, il ne vous appartient pas de repousser le levier qui vous est offert pour soulever le bloc de l’indifférence contemporaine. Oh ! je vous en supplie, prenez cette arme et avec elle luttez contre les suppôts de Satan. Bientôt si le Bon Dieu le permet, je vous parlerai de quelques industries pieuses en la matière et vous verrez que malgré les tristes évènements que nous traversons, il y a encore de beaux jours pour les âmes apostoliques. LOUIS DE KERLYS.

[annotation manuscrite : grand paraphe tracé à la plume en travers de la page]

[ornement typographique]

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 8 Mai 1903 vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN.

LYON.— Imp. de l’Office d’Assistance par le Travail, quai de l’Archevêché, 21

June 1903

première année, no. 9, 15 June 1903; pp. 129–144. Back to the list of issues

[bandeau décoratif]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
Ire ANNÉE. No 9. 1903.
SOMMAIRE :
Confiance et courage ! — I. Bulletin et nouvelles de l’Œuvre :
Offrandes faites à l’Œuvre. — Le soir d’une belle fête. —
Petite controverse. — II. Renseignements utiles : La lanterne
magique et les appareils de projection par G.-C. Hilcem. —
III. Revue technique : La Pratique dans les Projections. —
Tableaux; châssis passe-vues ; l’écran. — Encore la lampe
« Bayard ».
Confiance et Courage!
On nous écrit de divers côtés, que les projections lumi-
neuses sont de plus en plus utilisées, avec plein succès, pour
l’enseignement de la religion, dans les écoles, collèges,
ouvroirs, cercles et patronages de jeunes gens et de jeunes
filles.
Le prédicateur s’en sert dans les retraites ouvrières ;
le missionnaire et le prêtre dans les paroisses de cam-
pagne, le conférencier dans les cours du soir ; tous savent
en tirer un excellent parti.
Nous l’avons dit : il y a là un bien immense à faire, et
il faut que les catholiques s’en préoccupent.
Mais certains s’imaginent que c’est difficile, que ces

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séances demandent toute une manutention compliquée, en un mot se font une montagne de ce qui n’est qu’une simple distraction, un petit jeu. D’autres encore nous ont objecté que les projections devant un auditoire enfantin étaient impossibles, par suite des difficultés de la surveillance. A cela, nous répondrons simplement qu’il suffit que le surveillant se mette dans un angle de la salle du côté de l’écran, pour surveiller sérieusement, car la réverbération de l’image projetée éclaire suffisamment pour parer à cette difficulté. Et puis, si la conférence est à la portée de l’auditoire, il sera sage……………………. L’Œuvre des Projections catéchistiques étant déjà admirablement bien outillée, qu’on ne craigne pas de s’adresser à elle pour avoir des vues, des appareils, des textes tout prêts, en un mot tout ce qui est nécessaire pour organiser des séances récréatives, des conférences, des soirées instructives. Il est prudent d’adresser ses demandes quinze jours d’avance. Il sera néanmoins répondu, dans la mesure du possible, aux demandes pressées. L’Œuvre n’a rien de commercial, elle cherche à faire beaucoup de bien, et en nous en occupant nous n’avons qu’un désir : arriver par les projections à réévangéliser les masses. Oh ! quel beau rêve ! « Si l’on savait profiter de votre Œuvre, nous disaiton, il n’y a pas longtemps, et vous soutenir davantage, et surtout si des conférenciers dévoués et désintéressés se groupaient plus nombreux, l’Œuvre des projections lumineuses ferait un pas immense dans la voie de l’apostolat. Il ne s’agit pas de montrer simplement des images. Il faut de plus un verbe tout apostolique pour les expliquer et intéresser… » Oui, chers associés, par les projections vous pourrez peut-être peu à peu ramener au giron de l’Eglise tous ces indifférents de vos paroisses et conserver fidèles les premiers communiants. Si, en apostolat, il n’est pas de petit

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moyen, nous croyons vous en avoir préconisé un grand et sûrement efficace. Confiance et courage !

[bandeau décoratif : une rangée d’astérisques ou fleurons]

1. BULLETIN ET NOUVELLES DE L’ŒUVRE
Offrandes faites à l’Œuvre

TROISIÈME LISTE (Suite) Report : 193 fr. 30 Une religieuse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 fr. Un prêtre du diocèse de Lyon . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 » Marie de Frécourt qui vient de faire sa 1re Communion . . . 3 » Un petit berger des Landes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 fr. 50 Claire de Gibergues. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 » Fleur sauvage. . . . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 fr. 50 Pour des projections en l’honneur du Sacré-Cœur . . . . . . 10 » Un groupe de petits séminaristes. . . . . . . . . . . . . . . . 6 » Trois premiers communiants. . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 » Une amie de Jeanne d’Arc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 » M. le Curé de Lambert (B. Alpes) . . . . . . . . . . . . . . . 5 » Total. . . . . . . . . . . . . . 123 fr. 30 En publiant cette Revue de projections — nos lecteurs le comprendront sans peine — nous nous imposons les plus grands sacrifices. La moindre offrande faite pour nous venir en aide sera donc acceptée avec la plus vive reconnaissance. C’est pour Dieu, c’est pour l’Eglise, c’est pour la France !

[bandeau décoratif : frise d’ornements végétaux]

Le soir d’une belle fête

On nous écrit de la Robine (Basses-Alpes) : Malgré le vent de révolution qui semble souffler à cette heure sur l’Eglise de France, il y a encore des croyants partout : le 24 Mai, notre église était réellement trop petite pour contenir nos bons paysans sans qui rien ne vivrait. Ils fêtaient ce jour-là la bergère de Domrémy, la Pucelle d’Orléans, la libératrice de la France, Jeanne d’Arc. Ils étaient tous là réunis, pour fêter aussi N. D. Auxiliatrice et pour consacrer nos Basses-Alpes et notre chère France au Cœur Immaculé de Marie.

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Le soir, une séance récréative et instructive des mieux réussies était offerte à cette excellente population : c’était la vie de Jeanne d’Arc, en 40 tableaux et un des derniers pèlerinages nationaux d’hommes, à Lourdes, que M. le Curé de Lambert faisait passer sous les yeux des assistants avec une habileté peu commune et au moyen des projections lumineuses. Les livres illustrés ont aujourd’hui beaucoup de succès, et pourquoi pas la prédication illustrée ? Les images attirent toujours, — notre imagination n’est-elle pas faite d’images ? — mais elles font un bien réel quand elles sont instructives et édifiantes. Si, dans la journée, l’assistance aux offices était des plus nombreuses, dans la soirée l’église était comble, pas une âme ne manquait, et il fallait voir avec quel ravissement et quel désir de s’instruire chacun écoutait les explications si claires, si précises et si intéressantes tombées des lèvres de l’opérateur. Chaque tableau était une surprise et se gravait dans l’esprit. Chacun était édifié et tous à la fin, n’eût été le respect qu’on doit apporter dans un lieu saint, eussent volontiers crié : Bis et au plus tôt. Leurs désirs ont été satisfaits. Au soir de la Pentecôte, si tous n’ont pas reçu la visite de l’Esprit-Saint, tous du moins ont eu le plaisir bien légitime de voir, encore en projections lumineuses, la vie de Jésus-Christ.

[bandeau décoratif]

Petite controverse

Nous avons reçu, au sujet des projections dans les églises, plusieurs lettres qui peuvent se résumer en ceci : « Je m’abonnerai volontiers à votre petite Revue, mais pourvu qu’il soit dans votre programme d’exclure les projections des églises, chapelles, en un mot de tous les lieux où réside le Saint-Sacrement. « On doit bien reconnaître du reste que les apôtres, les saints, tous les grands convertisseurs d’âmes n’avaient à leur disposition ni projections, ni musiques, ni illuminations, etc. et cependant ils ont merveilleusement réussi. « Les projections devenant forcément (dans certaines localités) une source d’abus et de désordres, il y a irrévérence grave envers N. S. — Aussi ces réunions bruyantes n’ont-elles plutôt pour effet que la perte de la foi chez les hommes qui ne viennent plus à l’église en autre temps. » Toutes ces questions méritent certainement une réponse, et cette réponse la voici ; elle est de M. le Curé de Sainte-Elisabeth à Paris ; on n’en saurait trouver de meilleure. Le judicieux curé de cette paroisse

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M. l’abbé Sédillot s’exprimait en effet ainsi, dernièrement, dans la Vérité française :

D’abord, on nous reproche d’innover. C’est nous. Monsieur le Directeur, qui sommes dans la tradition. Produire l’image dans l’église pour servir de base à la prédication a toujours été chose admise en principe et très souvent pratiquée en fait, en Italie, en France et ailleurs, et ce, du consentement de l’autorité ecclésiastique et avec ses encouragements. Non seulement les missionaires, mais les curés, les évèques, les saints l’ont fait. Lisez saint Liguori qui l’a pratiqué lui-même ; lisez Bossuet — oui, Bossuet ! — ils l’approuvent et le recommandent De nos jours, chez nous. en Bretagne notamment, c’est le fait constant. lors de la prédication dite des indulgences, en septembre.

Vous voyez là, dans les vastes églises de ce pays chrétien, des tableaux brillants et naïfs représentant les mystères — en somme, le catéchisme en images — suspendus à droite et à gauche de la chaire, et le « tableautier » les désignant de sa longue baguette pendant que le prédicateur les explique et en développe le sujet. Ai-je besoin de vous le dire, Monsieur le Directeur ? le succès est grand et le profit spirituel plus grand encore. Quant à nous, à Paris, nous sommes partis de la même idée, mais nous avons monté, comme il était juste, des tableaux de maîtres : la Communion de saint Jérôme du Dominiquin, la Cène de Léonard de Vinci, la Transfiguration et le Spasimo de Raphaël : je vous assure qu’ils sont éloquents et qu’ils soutiennent et complètent l’orateur à merveille.

Maintenant. nous prions qu’on ne nous cherche pas querelle sur le fait de « la projection lumineuse ». Nous usons là d’un progrès matériel que nous mettons au service de Dieu, Quoi de plus simple ? C’est affaire d’accoutumance et elle sera prompte.

Je sais aussi que le mot d’inconvenance a été prononcé. Qu’on se rassure ! Il n’en existe pas l’ombre. Oui, comme il a été dit par notre honorable contradicteur, nous abaissons l’écran et pendant que chantent les fidèles, le Saint-Sacrement est apporté au maître-autel pour la bénédiction. Qu’y voit-on à redire? Car, évidemment, on nous eût fait grief du contraire.

Quant à moi, Monsieur le Direeteur,je crois la cause gagnée. D’ailleurs un de messieurs les archidiacres est venu voir par lui-même ces projections chez deux de mes confrères et s’est retiré satisfait. A son témoignage, ajoutez le témoignage non équivoque des assistants, à chaque fois plus nombreux et plus sympathiques ; tenez compte surtout du point de vue vrai, supérieur: l’instruction et l’édification (résultat qui ne saurait être discuté: « Je n’ai jamais eu de réunion plus pieuse, » me disait le vénéré curé de Sainte-Anne), et vous serez tenté de répéter le mot de la Sainte Ecriture lors de l’apparition de la première lumière: Et vidit Deus quod essel bonum.

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

La Lanterne magique et les Appareils de Projection

I. — UN PEU D’HISTOIRE

L’INVENTION de la lanterne magique, longtemps attribuée à un physicien danois, Thomas Walgenstein, paraît incontestablement revenir au savant Jésuite allemand, le P. Kircher, né à Geysen, près de Fulde, en 1602, mort à Rome en 1680. Dans son grand traité de lumière Ars Magna lucis et umbræ (2ᵉ édition de 1671, livre X), le P. Kircher fait de son appareil une description très complète, et lui donne bien le premier le nom de lanterne magique qui l’a rendu populaire. Parlant ensuite de Walgenstein, il s’exprime ainsi ( p. 769 ) : « Reprenant nos inventions décrites ici, il ramena à une meilleure forme la lanterne décrite par nous et en vendit dans la suite, à son grand profit à plusieurs princes italiens. » Ce paragraphe ne laisse donc subsister aucun doute sur le nom de l’inventeur. La lanterne magique est, comme on sait, un appareil qui permet d’obtenir, sur toute surface blanche : mur blanchi, papier blanc collé, ou simple morceau de calicot tendu sur deux bâtons, dans une chambre obscure, des images amplifiées d’objets dessinés ou peints sur des bandes de verre transparentes.

[gravure : une lanterne magique posée sur une table, projetant en cercle l’image de deux personnages]

Fig. 1.

La lanterne magique primitive (fig. 1.) se compose d’une boîte de fer-blanc s’ouvrant sur le côté, dans

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laquelle on place une lampe munie de son réservoir à huile, de sa cheminée et de son verre. Derrière la lampe est accroché un réflecteur parabolique aussi poli que possible, qui réunit les rayons dans la direction de la paroi de la boîte opposée à celle qui soutient la lampe. Au milieu de cette face, le faisceau lumineux ainsi formé rencontre une forte lentille plan-convexe (fig. 3) à court foyer qui le fait converger. Cette lentille, qui porte le nom de condensateur, répartit les rayons lumineux sur la

[gravure : coupe schématique d’une lanterne de projection à lampe à huile, avec réflecteur, condensateur et objectif, et tracé des rayons vers l’image AB]

Fig. 2

surface de l’image. L’objectif se compose d’une simple lentille biconvexe (fig. 4) montée en avant sur un tube qui coulisse à frottement dans une douille fixée au corps de la lanterne et renfermant le condensateur. Les verres sont glissés entre les deux lentilles, de façon que les sujets y soient renversés, c’est-à-dire placés la tête en bas (fig. 5), et ils se trouvent projetés droits sur la surface blanche ou écran. Le grossissement produit par la lanterne magique s’estime, comme celui des lentilles, d’après la proportion suivante : La grandeur de l’image est à celle de l’objet comme la distance de l’objectif à l’image est à la distance de l’objectif à l’objet. On peut donc, en s’éloignant, obtenir des images de plus en plus grandes : toutefois, si le dessin n’est éclairé, comme c’est l’ordinaire, que par la flamme d’une lampe

[gravure : deux lentilles en coupe, l’une plan-convexe, l’autre biconvexe] Fig. 3. Fig. 4.

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[gravure : bande décorative représentant une procession de personnages portant une lanterne magique, un diable et un chien]

Fig. 5.

ou d’une bougie, on ne peut guère dépasser un grossissement linéaire ou en diamètre de 20 à 25 fois. En 1798, le physicien Robertson améliora la lanterne magique du P. Kircher, et construisit son fameux fantascope qu’il introduisit en France. En même temps, il créait un théâtre de fantasmagorie (1), qui eut à Paris une grande réputation. Il cherchait d’abord à impressionner les spectateurs en leur annonçant qu’il allait évoquer des ombres : l’obscurité qui régnait dans la salle, l’apparition de figures lumineuses généralement macabres ou diaboliques, les bruits terribles ou lugubres qu’il faisait entendre, concouraient à produire un effet saisissant. Voici la description d’une séance donnée par Poultier-Delmotte dans son journal l’Ami des lois, le 8 germinal, an VI — 28 mars 1798. Dans un appartement très éclairé, au pavillon de l’Echiquier, n° 18, je me trouvai avec une soixantaine de personnes, le 4 germinal. A 7 heures précises, un homme pâle, sec, entra dans l’appartement où nous étions ; après avoir éteint les bougies, il dit : « Citoyens et Messieurs, je ne suis point de ces aventuriers, de ces charlatans effrontés qui promettent plus qu’ils ne tiennent. J’ai

(1) Fantasmagorie. Si l’on s’en rapporte à la racine du mot, c’est l’apparition des spectres, des fantômes, devant une assemblée. D’après le Dictionnaire des sciences (Privat-Deschanel et Focillon, 1883), tout porte à croire que la fantasmagorie était connue des anciens, que les prêtres de Memphis et d’Eleusis en usaient pour frapper l’imagination de ceux qu’ils initiaient à leurs mystères. Ce qu’il y a de certain, c’est que Fiorani a trouvé une lentille de verre dans un tombeau romain ; que l’on a décounvert une lanterne magique dans les ruines d’Herculanum, et que si ces instruments existaient dès cette époque, il ne serait pas impossible que les prêtres égyptiens en aient eu de semblables en leur possession.

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assuré, dans le journal de Paris, que je ressusciterai les morts, je les ressusciterai. Ceux de la compagnie qui désirent l’apparition des personnes qui leur ont été chères, et dont la vie a été terminée par la maladie ou autrement, n’ont qu’à parler, j’obérai à leur commandement ! » Il se fit un grand silence; ensuite un homme en désordre, les cheveux hérissés, l’œil triste et hagard, la figure arlésienne, dit : « Puisque je n’ai pu, dans un journal officiel, rétablir le culte de Marat, je voudrais au moins voir son ombre. » Robertson verse, sur un réchaud enflammé, deux verres de sang, une bouteille de vitriol, douze gouttes d’eau-forte et deux exemplaires du Journal des hommes libres. Aussitôt s’élève peu à peu un petit fantôme livide, hideux, armé d’un poignard et couvert d’un bonnet rouge ; l’homme aux cheveux hérissés le reconnaît pour Marat ; il veut l’embrasser, le fantôme fait une grimace effroyable et disparaît. »

[ornement typographique : deux fleurons floraux]

Parmi les perfectionnements successifs apportés à la lanterne magique, il convient de citer la découverte de Dollond, opticien à Londres (1758), qui rendit les lentilles achromatiques par l’association de verres de densités différentes, et l’emploi de la lampe à huile d’Argand popularisée par Quinquet (1780) ; mais l’apparition des lumières intensives devait seule faire entrer la lanterne magique dans une phase nouvelle. En 1884, Drumond découvre la lumière oxydrique que les travaux de Carvelaris, Tessié du Motay et Bourbouze rendent pratique vers la fin de l’année 1864 senlement, et, en 1844, Foucault inventait son régulateur qui devait favoriser l’emploi de la lumière électrique. Enfin, en 1865 un nouvel agent d’éclairage faisait son apparition, le pétrole : grâce à sa vive lueur il permettait de créer les modèles de lanternes de projection propres à donner de très belles images.

[gravure : petit fleuron décoratif]

On a varié à l’infini les formes de la lenterne magique et ses décorations extérieures ; la transformation la plus sensible a été la construction du lampascope (fig. 6), dans

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lequel la source lumineuse est fournie par une boule de verre opaque semblable à celles que l’on met sur nos lampes Carcel, modérateurs ou autres systèmes employés communément dans les familles. Mais cet instrument devait, comme la lanterne magique du XVIIᵉ siècle, demeurer dans la catégorie des jouets d’enfants : la découverte de la photographie, la fabrication des images positives sur albumine d’une finesse incomparable, nécessitait l’emploi d’appareils plus perfectionnés.

[gravure : partie inférieure d’une lanterne magique, avec son pied ouvragé]

Fig. 6.

[ornement typographique]

La lanterne magique peut et doit être autre chose qu’un jouet d’enfants sans portée. Il ne suffit pas de présenter aux enfants des scènes ridicules, il est désirable au contraire qu’ils trouvent dans l’usage de ces ingénieux appareils, non l’occasion de rire de sottes caricatures ou d’écouter seulement des contes, mais bien des tableaux instructifs qui leur apprennent leurs devoirs envers Dieu et envers leur prochain, l’histoire de notre pays et du monde entier, l’histoire de la terre, les merveilles de l’industrie. ainsi que mille autres sujets qui frapperont vivement leur imagination et contribueront à leur instruction. Nous croyons, du reste, qu’on commence à comprendre en France comme en Angleterre et en Allemagne, tout le profit qu’on peut tirer de ces transformations successives,

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pour l’instruction récréative, non seulement des enfants, mais même du plus grand nombre des adultes.

[gravure : petit ornement typographique de trois fleurons]

M. l’abbé Moigno, dont la vie tout entière fut consacrée à l’étude des sciences, travailla durant de longues années aux projections lumineuses dont il voulait faire la base principale de l’enseignement. En 1852, il esquissait, dans la première livraison du Cosmos qu’il venait de fonder, le programme matériel d’une grande et courageuse entreprise, mais il rencontra des difficultés sans nombre, et ce ne fut que le 1er novembre 1872, qu’il put commencer son œuvre dans une belle salle qu’avait fait construire pour lui M. Milin de Grand-Maison, cité du Retiro, rue du Faubourg Saint-Honoré, 30, avec une seconde entrée rue Boissy-d’Anglas. « J’ai donné à cette salle le nom de Salle du Progrès, dit l’abbé Moigno (1), parce que son but principal est de promouvoir, sous toutes ses formes, le progrès réel et bienfaisant ; de donner le plus grand et le plus prompt essor possible aux inventions et aux découvertes de la science et de l’industrie, expressions les plus vivantes du progrès ; de combattre énergiquement les deux ennemis inexorables du progrès, des découvertes et de l’invention, l’ignorance qui les tue dans leur germe ou les tient plongés dans le néant, la routine que leur oppose le cercle infranchissable de l’inertie, » Instruire ou récréer, voici tout le programme de la salle du Progrès. » Le seul moyen efficace d’instruction est la mise sous les yeux, par des expériences ou par des tableaux vivement éclairés, de tous les faits de la nature, de la science, de l’industrie et des arts. » En outre des expériences faites avec les instruments les plus perfectionnés, l’illustration de chacune des branches des sciences et des arts appellera donc à son aide une série de tableaux reproduits ou par l’impression ou par la photographie sur verres transparents et projetés à la lumière électrique ou oxydrique sur un vaste écran

(1) L’Art des projections, par l’abbé MOIGNO, 1872. Paris, Gauthier-Villars.

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visible de toutes les parties de la salle. Le rôle du démonstrateur, exercé et spécial, sera d’animer, de décrire, de commenter l’expérience ou le tableau mis sous les yeux des auditeurs aussi clairement et aussi succinctement que possible. » (A suivre.)

L’abondance des matières nous oblige de renvoyer la suite et la fin de Jeanne d’Arc et la Question sociale.

III REVUE TECHNIQUE

La Pratique dans les Projections

Sous cette nouvelle rubrique, nous continuerons à donner ici chaque mois, d’excellentes choses au point de vue pratique. — Nous ne craindrons pas d’entrer dans les moindres détails, car sans croire qu’il y ait des operateurs qui oublient d’éclairer leur lanterne, cependant il arrive trop souvent que les possesseurs d’appareils, ne parvenant pas, après bien des essais, à les faire fonctionner d’une manière satisfaisante, et cela faute d’instructions minutieuses, claires et pratiques, se rebutent et y renoncent. Nous voulons précisément éviter à nos confrères ces pertes de temps et d’argent et ces découragements. — Le but de ces instructions pratiques est donc d’aider les personnes qui achètent des appareils de projections, à en tirer tout le parti dont ces instruments sont susceptibles, lorsqu’ils sont bien construits. Nous indiquerons aujourd’hui les accessoires indispensables pour donner une séance de projections, à savoir : 1º les tableaux ; 2º le châssis passe-vues ; et 3º l’écran. I. LES TABLEAUX Les tableaux sont habituellement des positifs sur verre, vues photographiques ou reproductions des tableaux de maîtres. — Ils mesurent

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85 sur 100 milimètres ; c’est le format français (fig. 1), celui que nous avons adopté.

[gravure : vue sur plaque de projection représentant une rue de village avec clocher, charrette bâchée, un homme marchant, et l’enseigne « AUBERGE DU CHEVAL »]

[gravure : vue projetée d’une rue, un homme debout sur la chaussée, dans un cadre noir arrondi]

Fig. 1.

Les tableaux coloriés, quand on dispose de fonds, sont plus agréables, évidemment que les autres et font un plus grand effet. En tout cas ne choisissons que des sujets qui soient tous grands et très visibles ; les tableaux à écussons ou à petits personnages ne rendent pas bien en projection. L’Œuvre des Projections catéchistiques vous offre un choix varié de tableaux artistiques qui vous permettront d’organiser des séances charmantes, instructives et édifiantes. Lorsque les tableaux sont en noir, on peut cependant les colorer à volonté, séance tenante, au moyen d’un petit appareil très ingénieux et très pratique (fig. 2) qui se fixe devant l’objectif et par la manœuvre de feuilles de gélatine de différentes couleurs, permet d’obtenir de très jolis effets de coloris. Nous le cédons, avec 12 teintes, au prix de 7 fr. 50.

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[gravure : un objectif ou porte-lentille circulaire à volets ouverts]

Fig. 2

II. — CHASSIS PASSE-VUES

Pour pouvoir utiliser les positifs ou tableaux dans l’appareil à projections on se sert du châssis passe-vues. — Parmi les divers modèles existants, le plus usité et le plus commode est le châssis double, à levier automatique (fig. 3), système à ressort faisant sortir automatiquement la vue libre. Prix : 2 fr. 50.

[gravure : un châssis double à levier automatique portant deux vues sur verre]

Fig. 3

III. — L’ECRAN

Le choix d’un écran mérite aussi la plus grande attention ; nous croyons avec les meilleurs professionnels qu’un mur bien blanc et très uni est le meilleur écran que l’on puisse désirer, lorsqu’il s’agit de projections directes ou par réflexion. — Dans le cas où on ne pourrait employer le mur pour recevoir les projections, il faudrait avoir un écran monté sur châssis démontable, ou encore le système store, se roulant et se déroulant à volonté. On trouve à la Maison de

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la Bonne Presse de ces écrans tout préparés et livrés avec leurs supports. Les prix varient suivant les grandeurs.

PRIX DIMENSIONS DE LA TOILE Avec châssis | Système store démontable. |

2 m. 20 de côté. 15 francs. 20 francs. 2 m. 50 de côté. 20 francs. 25 francs. 2 m. 85 de côté. 25 francs. 30 francs.

Nous nous chargeons de procurer nous-mêmes avec primes ces écrans à nos clients et abonnés. Nous pouvons fournir des écrans plus grands, de 3, 4 et 5 mètres et au delà. Deux perches bien droites qu’on passera simplement dans les ourlets ménagés à cet effet en haut et en bas de la toile permettront de la tendre avec force sans crainte de déchirure. Voici les prix réduits de ces écrans qui sont d’ailleurs établis avec beaucoup de soin ; l’étoffe en est très blanche et très solide, résistant à des mouillages fréquents. Dimensions : 3 × 3 mètres sans couture. . . . . 18 fr. 4 × 4 à couture invisible 32 — — 5 ✕ 5 — — — 58 — Sur demande, les écrans sont faits à des dimensions spéciales. Le prix est alors proportionnel si les deux mesures changent sensiblement, sinon il est basé sur la mesure supérieure la plus voisine. Nous avons encore des écrans munis d’œillets tout autour et qu’on peut tendre au milieu d’une salle sur un porte-cran ; de cette façon on pourra placer l’écran entre le public et l’appareil, et c’est ce qu’on appelle opérer par transparence. Ces sortes de projections réussissent ordinairement très bien, l’auditoire n’étant pas distrait par la vue de l’appareil et de ses diverses manœuvres. On vient de fabriquer un nouveau porte-écran portatif trés solide et très léger (fig. 4.), que nous recommandons spécialement. Le montage consiste à réunir des baguettes de bambou dans leurs douilles formant cadre par des coins en cuivre fort. La rigidité est obtenue par le moyen des cordes tendues aux pieds. Grandeur de ce porte-écran : 3 m. carrés pouvant faire également 0 m. 90, 1 m. 80 et 2 m. 70. Boîte solide à crochets. Prix : 53 francs. Ecran spécial pour ce porte-

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écran avec forts œillets, ourlets renforcés, 3 ✕ 3 mètres à couture invisible : 25 francs.

[gravure : un écran de projection sur un cadre tubulaire à pieds trépieds, et sa boîte de rangement]

Fig. 4. Quant à la manière de rendre l’écran transparent, se reporter à ce que nous avons dit à la page 110 de notre Ange d’avril. Encore la Lampe « Bayard » ou quelques détails complémentaires sur la bonne manière de s’en servir 1º Dévisser le bouchon 1 (voir le schéma dans notre dernier numéro), remplir aux trois quarts environ la lampe d’alcool, le vide étant nécessaire pour la pression de l’air, remettre le bouchon, fermer, et placer la poire en caoutchouc. 2. Placer le manchon G sur le crochet spécial H et le flamber avec une allumette quand on s’en sert pour la première fois. 3. Remplir d’alcool le godet fixé sur le tube C et l’allumer. 4. Quand l’alcool du godet est sur le point de s’éteindre, et à ce moment-là seulement, donner trois ou quatre impulsions sur la poire à air pour donner la pression qui déterminera la puissance de l’éclairage en ayant soin de maintenir la poire gonflée dès que le manchon est devenu incandescent. 5. A la fin de la séance, enlever simplement la poire et la lampe s’éteint d’elle-même ; il faut éviter de souffler sur la lampe, car cette opération amènerait chaque fois la perte du manchon. OBSERVATION L’alcool à brûler est dénaturé par le méthylène qui renferme, entre autres substances, 5 pour 100 d’impuretés pyrogénées ; on y ajoute encore 500 grammes de benzine de régie par hectolitre. Ces impuretés suffisent à obstruer le tube C. On évitera cet inconvénient en filtrant l’alcool dans un filtre en papier. Toutefois, lorsque le brûleur ne fonctionne pas, il suffit de dévisser le tube capillaire représenté en C dans la coupe de la lampe et d’y passer un crin de cheval pour le déboucher, mais jamais d’aiguilles ni d’épingles.

IMPRIMATUR : BONNEFOY, Digne, le 8 juin 1903 – vic. gén. L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN. LYON.— Imp. de l’Office d’Assistance par le Travail, quai de l’Archevêché, 21

September 1903

première année, no. 12, 15 September 1903; pp. 145–196. Back to the list of issues

[bandeau décoratif]
L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES
Revue Mensuelle Illustrée
Ire ANNÉE. No 12. SEPTEMBRE 1903.
SOMMAIRE :
Joie et Espérance. — I. Bulletin et nouvelles de l’Œuvre :
Offrandes faites à l’Œuvre. — A la retraite pastorale de Digne.
Avis à nos abonnés. — II. Renseignements utiles : Le Repas
des Gardes du Corps. — Étude pour projections. — III.
Revue technique : Recettes, procédés, formules. — Table des
matiéres.
[bandeau décoratif]
Joie et Espérance
Hier, le sceau du pêcheur fut complètement
brisé et nous étions orphelins ; aujourd’hui nous
avons encore un père ; l’anneau du pêcheur est
déjà passé à un autre doigt. L’ancien cardinal-
patriarche de Venise vient d’être élu souverain
pontife par les électeurs du Conclave, et cette élec-
tion du 4 août 1903 vient d’ajouter un anneau de
plus à la chaîne déjà bien longue des pontifes.
Pie X est le 264ᵉ pape qui va désormais diriger
la barque de saint Pierre.
Nous nous empressons de dire que nous fondons
en lui de bien grandes espérances. Le nouveau pon-
tife est un enfant du peuple et il connaîtra par
conséquent de ce peuple toutes les aspirations. La
[mention imprimée en marge inférieure : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France]

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mort de Léon XIII nous jetait dans l’angoisse, mais les paroles de saint Paul sont toujours d’actualité : Dejecimur, sed non perimus. Oui, on le voit bien, lorsque nous sommes jetés à terre, nous vivons encore et l’élection de Pie X est bien faite pour rassurer les démocrates chrétiens qui appuient toute leur doctrine sur l’Évangile et sur la religion de Jésus-Christ. Sans doute des assauts furieux pourront être livrés encore à la Papauté, mais contre celle-ci les portes de l’Enfer ne prévaudront jamais et Pie X vaincra le monde par son immense charité. C’est ainsi par la charité et par la vérité, in veritate et caritate que la Papauté suivra encore son chemin d’ascension jusqu’à la fin des temps. Nous avons donc confiance, et on peut dire que dans nos tribulations nous surabondons de joie. A Pie X, tous les hommages les plus empressés de notre confiance, de notre respect, de notre obéissance et de notre affection. A Pie X de nombreuses années. O vous, Très Saint Père, qui êtes placé à la tête du peuple de Dieu, nous vous suivrons toujours. Vous qui êtes établi pour nous redire les oracles de l’infaillible vérité, nous vous écouterons ; vous qui personnifiez l’indissoluble unité de l’Eglise, nous adhérerons à vous de tout notre esprit, de toute notre volonté. C’est avec un cœur tout filial que nous nous unissons à vous en tout, partout et toujours. A. BERNARD.

I. — BULLETIN & NOUVELLES DE L’ŒUVRE

Offrandes faites à l’Œuvre SIXIÈME LISTE Report. . . . . . 172 fr. 50 1° M. l’abbé Liotard, curé de Puimoisson (B.-A.) . . . 1 fr. 50 2° M. l’abbé Bonnet, curé-doyen de Saint-Etienne (B.-A). 1 fr. 50 3° M. l’abbé Séré, curé de Meylan (Lot-et-Garonne) . . 7 fr. 50 Total. . . . . . 183 fr. 00

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A la Retraite pastorale de Digne

Au cours de la retraite ecclésiastique qui vient d’avoir lieu au Grand-Séminaire de Digne, Monseigneur a bien voulu appeler l’attention de son clergé sur l’emploi des projections au catéchisme. Sa Grandeur qui approuve hautement notre Œuvre et désire la voir s’établir dans le plus grand nombre des paroisses de son diocèse, nous a adressé, en cette circonstance, ses meilleurs conseils de direction. Au milieu des tristesses et des difficultés de l’heure présente, ses fortifiantes paroles seront pour nous une joie, une récompense et un soutien. Puissent les paroisses répondre nombreuses aux désirs et aux espérances de Sa Grandeur !

AVIS A NOS ABONNÉS

En remerciant nos chers abonnés de l’excellent concours qu’ils continuent à nous donner, et par leurs bonnes prières et par leur zélée propagande en faveur de la Revue, nous les prions de prendre bonne note des avis suivants qui sont propres à tous les périodiques : 1° Nous adresser à temps le montant de leur abonnement pour éviter les frais de recouvrement, ou sinon faire bon accueil à la traite postale qui leur sera présentée. 2ᵉ Joindre la somme de cinquante centimes à toute demande de changement d’adresse. 3ᵒ Nous avertir dès qu’il se fait une irrégularité dans le service de la Revue.

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II. — RENSEIGNEMENTS UTILES

Le Repas des Gardes du Corps

Étude historique pour projections.

LISTE DES VUES 1. Louis XVI (portrait), 1793. 2. Ouverture des États généraux, 1789. 3. États généraux. 4. Costumes militaires. 5. Marquis de La Fayette. 6. Louis-Philippe d’Orléans. 7. Paris vers 1788. 8. Paris gardé par le peuple. 9. Berthier (depuis prince de Wagram). 10. Marat. 11. Marie-Antoinette. 12. Le Dauphin et Madame Royale. 13. Madame de Lamballe. 14. Escalier de marbre au château de Versailles. 15. Cour d’honneur du château de Versailles. 16. La cocarde tricolore. 17. Mouvement des femmes sur Versailles. 18. Jean-Louis ; Maillard ; Billaud. 19. Les femmes envahissent l’Assemblée. 20. Plusieurs gardes du corps sont massacrés, 21. Boudoir de Marie-Antoinette. 22. Salon de l’Œil-de-Bœuf (château de Versailles). 23. Envahissement de la chambre de la reine. 24. Pillage de la chambre de la reine. 25. Le peuple ramène la famille royale aux Tuileries. 26. La famille royale se rend à Paris.

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AUTEURS A CONSULTER. — Erreurs et mensonges historiques de Ch. Barthélemy ; 5ᵉ série, pag. 6 et suivantes. — Récits des grands jours de l’histoire de P. Gaulot, pag. 170 et seq. — Monde moderne (Revue dù), année 1900, nᵒ 69, pag. 307 et seq. — L’Ouvrier, tomes 9 et 10, pag. 329 et seq. — Evêques et Archevêques de Paris, Vicomte d’Avenel, tome II, pag. 48. — Histoire de France (de Genoude). — Révolution française, tome II, pag. 313 et 404.—De Feller, Biographie universelle. Canevas : L’épisode dramatique du repas des gardes du corps pourrait inspirer, par comparaison, un sujet intitulé : Autrefois, Aujourd’hui. Autrefois, comme aujourd’hui, les passions des hommes, dans l’intention de réaliser leurs desseins pervers, mettent en jeu la complicité égarée du peuple que leur ruse hypocrite aveugle en lui proposant le mirage pour la réalité. — Autrefois comme aujourd’hui, le levier auquel obéiront toutes ces énergies « c’est le Journal ».

⎧ 1º Le bruit du départ de la famille royale I ⎪ pour Metz ; ⎪ 2º Le rassemblement des troupes dans Ver-Causes ⎨ sailles ; ⎪ 3º La famine dans Paris ; apparentes ⎪ 4º Les insultes à la cocarde tricolore et à la ⎩ nation.

Ce sont ces prétendus motifs qui babilement exploités par les meneurs conduisirent le peuple à Versailles. — Un seul… et encore, aurait quelque chance d’être retenu : « la famine à Paris ». — Tous les autres ne méritent même pas d’être examinés.

1º Le bruit du départ de la famille royale pour Metz.

Ch. Barthélemy sur la foi des mémoires ose à peine écrire que ce départ ait même existé à l’état de projet cinquième série, page 10). — P. Gaulot, d’après le récit

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de Weber, frère de lait de Marie-Antoinette, prête à Malouet et à d’autres membres de l’Assemblée nationale une proposition de retraite de la famille royale à Tours, étant donné l’insécurité de Versailles (tome IV, p. 171). Ailleurs, d’accord avec Ch. Barthélemy, le même chroniqueur rapporte que dans la soirée du 5 octobre, un ordre fut, en effet, donné de transporter la Cour à Compiègne (Ch. Barthélemy, p. 31. — P. Gaulot, 180), et que ce fut cette tentative, avortée d’ailleurs, qu’exploitèrent les Jacobins, plus de huit jours passé le 6 octobre, pour répandre leur fable de la fuite à Metz. On y croyait même si peu, que Gouvion-Saint-Cyr, officier d’ordonnance de La Fayette, demanda à un collègue en subsistance à Versailles : «….. Pourquoi la Cour ne s’en est pas allée ? »

2° Le rassemblement des troupes dans Versailles.

Lors de la tenue de l’Assemblée nationale à Versailles, les seules troupes de garnison se composaient des suisses ; des cent suisses ; de six cents gardes du corps et de gardes-françaises. Mais ce dernier corps militaire ayant publiquement fait défection au 14 juillet, le roi en avait ordonné le licenciement. Rayés des cadres, ces soldats avaient formé le plus fort contingent de la garde nationale , tandis qu’à Versailles même, un surcroît de service incombait de la sorte aux autres troupes. Sur les conseils de M. de Saint-Priest et du comte d’Estaing, la municipalité, pour parer à cet inconvénient, avait été autorisée à faire venir de Rambouillet trois bataillons de chasseurs et deux cents dragons de Lorraine. (Ch. Barthélemy, p. 9.) Toutefois, les anciens gardes-françaises n’étaient pas sans haine contre les gardes du corps, qui avaient pris leur poste, et désiraient le réintégrer. C’est cette intention dangereuse que La Fayette ne put maîtriser qui conduisit les mécontents à Versailles. Dès avant que cette démarche ait été tentée et dans la crainte d’une collision entre armes rivales, la municipa-

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lité de Versailles avait caserné peu après le régiment de ligne des Flandres. Ce n’est donc pas au roi que doit être imputé le mouvement de troupes : cause apparente du conflit. Et, le serait-il, que les raisons qui le motivèrent, lui ôteraient le caractère de maladresse qu’on lui prête. (Ch. Barthélemy, p. 7, 8, 9, 10. — Paul Gaulot, p. 171.)

3⁰ La famine à Paris.

C’est là, en effet, la seule excuse que l’insurrection peut invoquer pour sa défense. — Dans la matinée du 5 octobre, les émeutiers préludèrent à leur marche sur Versailles par le sac des bureaux de l’hôtel de ville de Paris, et la tentative d’exécution sommaire d’un boulanger qui trompait sur le poids du pain. (Paul Gaulot, p. 175. — Monde moderne (Revue du), année 1900 ; n° 69, p. 310. — Ch. Barthélemy, p. 20, 24, 26).

4⁰ Les insultes à la cocarde tricolore et à la nation.

Miot de Mélito rapporte, en effet, que des militaires, dans l’ivresse de la fête, auraient crié : « A bas l’Assemblée nationale ! » C’est là le seul témoignage un peu sérieux sur lequel pourrait s’appuyer la déposition haineuse et outrée de Lecointre, au Châtelet. Au sujet de la cocarde tricolore, l’armée française, universellement, portait alors la cocarde blanche. Le corps de troupes qui la représentait à Versailles, n’eut donc pas à modifier cet agrément de l’uniforme ; quant à la garde nationale dont les soldats avaient la cocarde tricolore, c’est en amis et en invités que ceux-ci vinrent au repas du régiment de Flandre. Il est donc peu probable que ces hommes aient été l’objet de propositions contraires à leurs sentiments. — (Ch. Barthélemy, p. 12 ; 16 et req. ; 24 et 25. — P. Gaulot, p. 173 (note) et 176. — Monde moderne, p. 3ro.)

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⎧ 1º L’ambition et la ⎫ 1º La colère des ⎪ haine régicides du duc ⎪ a n c i e n s g a r d e s II ⎪ d’Orléans. ⎪ françaises, devenus ⎪ ⎪ gardes nationaux. Causes ⎨ 2º Les passions et la⎬ 2ºLes passions de ⎪ haine des Jacobins, ⎪ LA LIE du peuple. réelles ⎪ en particulier de Le- ⎪ 3º Le spectre de ⎩ cointre. ⎭ la famine. [texte vertical entre les accolades : Exploitant à leur profit]

Pour établir la vérité de ces causes et la responsabilité des acteurs désignés, lire aux articles :

Duc d’Orléans (Biographie universelle de de Feller. — P. Gaulot, p. 175 et 176 ; 182 et seq., 184 (note). — L’Ouvrier ; tomes 9 et 10, p. 329 et seq. ; 10 et seq. — Ch. Barthélemy, p. 8).

Lecointre (de Feller, kiog. univ. — (Ch. Barthélemy, p, 9, 10, 28, 32, 33. — P. Gaulot, p. 184[?] (note) et 174. — Monde moderne, p. 309.

III. — Le levier dont ils se servirent fut le journal Courrier de Versailles, rédigé par le maître d’école Gorsas (de Feller, Biog. univ. article Gorsas. — Ch. Barthélemy, p. 11. — P. Gaulot, p. 175).

En outre,

Sur les émeutiers et les femmes de Paris à Versailles, lire :

L’Ouvrier, tomes 9 et 10 ; p. 329 et seq. ; p. 10 et seq. — Ch. Barthélemy, p. 20, 25, 27, 32, 33, 34 et 38. — P. Gaulot, p. 175 et 176. Monde moderne, p. 312.

Sur :

La Fayette : Feller, Biographie universelle, à cet article ; De Genoude, Histoire de la Révolution française, tome 2, p. 189.

Duport (Adrien), voir Feller, à l’article Duport.

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III. — REVUE TECHNIQUE

Recettes, — Procédés, — Formules

ENTRETIEN DES OBJECTIFS

Il faut souvent examiner l’objectif en place et de temps en temps l’enlever et l’étudier scrupuleusement, — L’artifice suivant révélera immédiatement ses moindres défauts accidentels. Placez-vous en face à une fenêtre fermée et bien éclairée, regardez au travers de l’objectif en braquant celui-ci sur le montant de bois qui arrête la lumière entre les deux battants de la fenêtre. Le système des lentilles sera ainsi vu sur fond noir, tandis qu’il est traversé par la lumière venue latéralement des deux baies éclairées. En cet éclairage latéral, vous apercevrez sûrement les moindres grains de poussière, les plus légères traces de doigts révélées par des traînées graisseuses. Ce sont là d’ordinaire les seuls coupables. Ces défauts sont, d’ailleurs, aisément corrigés, mais encore faut-il procéder correctement. Ne jamais frotter les lentilles qu’à l’aide de linges très fins, très doux et très propres. La fine batiste est toujours ce qu’il y a de mieux. Jamais de peaux, jamais de laine, jamais de blanc d’Espagne, tripoli ou autres poudres capables d’apporter des grains durs rayant le verre. Passer d’abord le linge très légèrement pour chasser les poussières. Ensuite seulement frotter plus fort pour enlever la buée et donner de l’éclat. Pour enlever les dépôts gras, passer le linge mouillé très légèrement d’alcool ou d’éther, puis frotter au linge sec. Pour chasser les poussières intérieures, dévisser le barrillet afin de nettoyer les faces internes des lentilles

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avec le même soin. Toutefois, si l’on constate que des poussières ou des taches se voient eutre deux lentilles collées, il sera prudent d’envoyer le couple au constructeur, car alors la réparation devient très délicate et dangereuse pour quiconque n’est pas du métier. Je ne saurais trop recommander à l’amateur qui démonte un objectif de définir d’avance très minutieusement la position de chaque verre sur la monture par des repères extérieurs, car une permutation enlève souvent à un objectif toute sa valeur. En cette saison de variations brusques et importantes de température et d’humidité, l’amateur ne doit jamais employer nn objectif sans avoir examiné toutes les surfaces qui, généralement, sont le siège de condensations fréquentes et abondantes d’humidité, entraînant d’autres substances moins volatiles prises à l’atmosphère des appartements. J. DE ROUEN. (Gazette photog. amateur.)

Colle pour le montage des projections Eau bouillante . . . . . . 1.000 centim. cubes. Dextrine. . . . . . . . . . . 325 grammes. Sucre. . . . . . . . . . . . . . 335 grammes. Alcool. . . . . . . . . . . . . 85 centim. cubes. Le sucre et la dextrine étant fondus dans l’eau bouillante, on laisse refroidir et on ajoute l’alcool. Cette colle se conserve bien. On étend cette colle sur des feuilles de papier à aiguille qu’on laisse sécher et qu’on découpe ensuite en bande de 10 à 12mm de largeur. (Revue de Photographie.) Comment éviter la buée sur les lentilles et du condensateur et de l’objectif La buée qui se dépose sur le système optique provient de ce que l’appareil était plus froid que l’air ambiant de la salle, et les verres ont condensé à leur surface la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère. Le seul remède est alors de démonter rapidement l’objectif et le conden-

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sateur, et d’essuyer les verres avec une peau de chamois ou un linge fin, en ayant soin de ne pas changer la disposition des lentilles.

Cet accident qui fait bien souvent le désespoir de l’opérateur et du conférencier peut être évité si l’on a soin de chauffer légèrement l’objectif et le condensateur avant de commencer la séance, et d’amener ainsi les verres à la température moyenne de la salle. (Fascinateur.)

Nouvelles occasions exceptionnelles à saisir de suite A VENDRE : 1· *Jolie chambre noire photographique, 13 + 18, très légère, en noyer ciré, ferrures en cuivre poli, chariot à double crémaillère, châssis de verre dépoli à charnières, soufflet toile, long tirage, cône tournant. Double déplacement horizontal et vertical. Deux châssis doubles à coulisses en noyer comme la chambre. Avec son pied métallique composé de cinq tubes coulissant les uns dans les autres en cuivre poli, gros tube oxydé noir au four. Le tout à l’état de neuf, pour 30 fr. seulement. 2· Excellent appareil photographique « Folder » pliant 9 + 12, très commode, souffleten peau, avec objectif zeiss, anastigmat 1 : 9, f 120 m/m, monture en cuivre à diaphragme-iris, muni d’un obturateur à rideau, genre Mornton-Richart pouvant servir pour la pose et l’instantané. Trois châssis doubles. (Le Felder est l’instrument idéal dans la série des appareils à mains à châssis.) Le tout très soigné est laissé au prix extrêmement ment réduit de 120 fr. 3· Beau phonographe à mouvement d’horlogerie caché, barillet à long ressort. Couvercle, boîte à poignée pour transport facile. Un diaphragme enregistreur et trois diaphragmes reproducteurs dont un tout à fait supérieur : Le Cop sortant de la fameuse maison Pathé. Grand Cornet, cor de chasse, tout en cuivre poli pour augmenter l’intensité du son. Une paire d’écoutoirs. Huit petits cylindres, morceaux de chant et de musique de toute beauté. Bon fonctionnement. Ayant coûté 250 fr., laissé pour 120 fr. Immense pavillon télescopique démontable en métal, avec pied-support bronzé en boîte bois blanc, au lieu de 35 fr., 20 fr. 4· Grand appareil de projection de la mai-*

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son Clément et Gilmer, construit en tôle très forte avec garnitures et portes en cuivre nickelé, plaque et cône des devant en cuivre poli et verni. Condensateur de 12 cent. et objectif de 56 millim. projetant un disque lumineux d’un diamètre égal à la distance de l’appareil à l’écran. Montage d’une solidité extrême et modèle tout désigné pour les cabinets de physique. En bon état. Avec sa lampe à pétrole à 5 mèches, valeur 175 francs, laissé pour 110 francs. Pour tous ces articles, s’adresser à nos bureaux à Champtercier

SÉRIES DE VUES RECOMMANDÉES
(Maison de la Bonne Presse).

MISSION DE JEANNE D’ARC en 24 tableaux.

[gravure : sous-bois avec de grands arbres]

[gravure : une jeune femme agenouillée en prière dans un bois, deux moutons broutant près d’elle]

Prix de la série, en boîte à rainures, avec livret-conférence : En noir, 20 francs. — En couleur, 50 francs.

[page 189]

Le Mont Saint-Michel en 25 tableaux.

[gravure : vue du Mont Saint-Michel avec son abbaye et le village au pied du rocher]

Prix de la série, en boîte à rainures, avec livret-conférence : En noir, 25 francs. — En couleur, 50 francs. En s’adressant directement à Champtercier, on obtiendra toujours des prix de faveur.

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

D’après l’ordre où elles sont distribuées Dans chaque numéro de l’ANGE 1re ANNÉE 1902-1903

Documents épiscopaux et articles de fond

pages Notre raison d’être, Esquisse d’un programme . . . . . . . 1 Lettre de S. G. Monseigneur l’évêque de Digne au directeur de

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l’Ange des Projections lumineuses. . . . . . . . . . . 17 Lettre de S. E. le cardinal archevêque de Lyon au directeur de l’Ange des Projections lumineuses. . . . . . . . . . 33 Bonne et sainte année !. . . . . . . . . . . . . . 49 La lutte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Ligue de défense religieuse par les projections. . . . . . . . 84 L’enseignement par les projections lumineuses (rapport de M. Lemoine) . . . . . . . . . . . . . . . . 97 113 Confiance et courage ! . . . . . . . . . . . . . . 130 Une nouvelle industrie du zèle apostolique. . . . . . . . . 145 Rome et l’Eglise en deuil . . . . . . . . . , . . . . 161 Joie et espérance . . . . . . . . . . . . . . . . 177

Bulletin et nouvelles de l’Œuvre

L’Œuvre des projections catéchistiques . . . . . . . 4-19 35 Communication de Belgique . . . . . . . . . . . . 6 Conférences et projections. . . . . . . . . . . . . 51 Catéchisme et projections . . . . . . . . . . . . . 52 Le Mystère de Noël avec projections . . . . . . . . . 68 La jeunesse catholique de Tours. . . . . . . . . . . 68 Encourageants exemples . . . . . . . . . . . . . 69 L’enseignement du catéchisme au moyen de projections . . . 70 Comité central de Digne . . . . . . . . . . . . . 83 Nos centres auxiliaires . . . . . . . . . . . . . . 84 Les conféreuces avec projections à l’église. . . . . . . . . 84 Offrandes faites à l’OEuvre . . . . . . . 101-147-131-148-164 178 Location de verres pour projections lumineuses à Orléans . . . 102 Au comité central de Digne : notre nouveau président. . . . . 148 Le soir d’une belle fête. . . . . . . . . . . . . . . . 131 Petite controverse. . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 A l’Archevêché de Lyon . . . . . . . . . . . . . . . 148 Nos amis d’Orléans . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 A la Retraite pastorale de Digne. . . . . . . . . . . . . 179 Avis à nos abonnés . . . . . . . . . . . . . . . . . 179

Renseignements utiles

Conférences populaires avec projections. . . . . . . . . . . 8 Le drapeau français (Conférence avec projections) . . . . . . 9 Le rapport Edouard Petit . . . . . . . . . . . . . . . 23 Paroles d’évèque . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 La patrie. (Conférence avec projections pour œuvres militaires). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Le Mystère de Noël (15 scènes et 31 tableaux). . . . . . . . 38

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Rome païenne (Projections Molteni). . . . . . . . . . . 43 Jésus enfant ! (8 scènes et 23 tableaux) . . . . . . . . . 54 Contribution aux conférences de projections sur « l’alcolisme ».G.B. 73 Conférences antialcooliques avec projections . . . . . . . 89 L’alcool poison ou aliment (conférence avec projections), Gabriel Blanc . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 Plan de conférences avec projections sur la Divinité de J.-C. . . 102 Jeanne d’Arc et la question sociale. . . . . . . . . . . 119 152 La lanterne magique et les appareils de projections. . . . . . 134 Les projections lumineuses . . . . . . . . . . . . . . 165 Le repas des gardes du corps. (Etude pour projections sur les journées des 5 et 6 octobre 1789) . . . . . . . . . . 180

Revue technique

Lampe R. et M., à incandescence par l’alcool, spéciale pour appareils à projections . . . . . . . . . . . . . . 11-28 45 Appareils adoptés et recommandés par l’Œuvre . . . . . . . . 48 L’eclairage par l’alcool . . . . . . . . . . . . . . . 59 Fabrication de vues sur verre pour projections lumineuses. . . 62 Le centrage de la lumière . . . . . . . . . . . . . . 77 Pour faire servir les négatifs aux verres de projections . . 80 94 « Le Bayard » perfectionné (nouvel appareil à projections). . 95 Pour rendre l’écran transparent. . . . . . . . . . . . . 110 Le succès des projections par la nouvelle lampe à alcool « Bayard » . . . . . . . . . . . . . . . . 111-126 144 La pratique dans les projections. . . . . . . . . . . . . 125 Accessoires de projections : tableaux, châssis, passe-vues, écran. 140 Installation de l’appareil à projections . . . . . . . . . 156 Travaux d’amateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 Entretien des objectifs . . . . . . . . . . . . . . . 185 Recettes, procédés, formules . . . . . . . . . . . . . . 186 Occasions exceptionnelles . . . . . . . . . . . , . . 187 Séries de vues recommandées . . . . . . . . . . . . . 188

Variétés

Apostolat et projections. (Louis de Kerlys) . . . . . . . . . 13 Une pérégrination projectionniste (Paul Ardennes) . . . . . . 30 Pourquoi je suis projectionniste… enragé (Louis de Kerlys). 112 127

Bibliographie

Instructions pratiques sur l’emploi des appareils de projection, par Molteni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64

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Illustrations

La Nativité, de Flandrin (simili-gravure) . . . . . . . . . 8 Appareil à projections . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Madona della Scala, par Le Corrège (simili-gravure) . . . . . 21 Lampe R. et M., à incandescence par l’alcool . . . . . . . 28 45 Projections de Noël : Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Projections sur la Sainte-Enfance : Jésus-Enfant . . . . . . 53 Couleurs pour vues sur verre : Boîte avec accessoires. . . . . 64 Jésus bénissant les enfants . . . . . . . . . . . . . . . 75 L’Innocence (simili-gravure) . . . . . . . . . . . . . . 87 La déposition de la Croix, de Fra Bartolomeo (simili-gravure). 104 Lampe à alcool « Bayard » . . . . . . . . . . . . . 111 126 Coupe-mèches . . . . . . . . . . . . . . . . . , . . . 125 Lanterne magique primitive . . . . . . . . . . . . . 134 135 Lentilles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Verre à projections . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 Lampascope . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138 Tableau de projection. . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 Appareil pour colorer les vues . . . . . . . . . . . . . . 142 Châssis passe-vues. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 Nouveau porte-écran. . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 Pieds d’atelier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Le centrage de la lumière. . . . . . . . . . . . . . . . 159 Formation des images . . . . . . . . . . 165-166-167-168 169 Mission de Jeanne d’Arc. . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Le Mont Saint-Michel. . . . . . . . . . . . . . . . . . 189

[ornement typographique : étoile rayonnante entre deux filets]

IMPRIMATUR : BONNEFOY,
Digne, le 8 septembre 1903 vic. gén.

L’Imprimeur-Gérant : Louis GROSJEAN.

Imp de l’Office d’assist. par le Travail, 21, q. Archevêché,Lyon.

[page 193]

[tampon : illisible] [annotation manuscrite illisible] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION. [gravure : un calice surmonté d’une hostie rayonnante au monogramme IHS, sur des nuages, avec banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique. PREMIÈRE ANNÉE 15 Novembre 1902 – N° 2 [gravure : un ange agenouillé, les mains jointes] Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Novembre 1902 – N° 2

[gravure : un ange gardien debout, protégeant un enfant]

ABONNEMENT.

FRANCE, un an, . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 »

Le Numéro : 0, 15 cent.

RÉDACTION :

M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[page 194]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques, etc., doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changements d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

PETITE POSTE

Sous cette rubrique, nous répondrons gracieusement à toute communication d’intérêt général que l’on voudra bien nous adresser. M. l’abbé Périé, à Castres. — Le numéro de décembre contiendra les renseignements que vous désirez. En attendant, vous trouverez dans notre Catalogue les collections de vues pieuses et artistiques à votre goût, pour l’enseignement du Catéchisme et de l’Evangile. M. le Curé de Son (Ardennes). — Gardez votre appareil ; il est excellent. Seulement remplacez la lampe à pétrole par notre lampe à alcool R et M et vous serez satisfait. Les quelques notes sur l’éclairage des appareils que nous donnerons ultérieurement permettront de vous rendre compte que les grandeurs des projections qu’on peut obtenir avec le même objectif en se plaçant à différentes distances de l’écran sont fonction de la puissance lumineuse. A divers. — Pour tous vos achats de lanternes, vues et accessoires de projections, adressez-vous à nos bureaux. Ce sera de votre intérêt et celui de l’Œuvre, à cause des conditions particulières qui lui sont faites.

[page 195]

[tampon : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE] [annotation manuscrite : 226] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix

L’ANGE
DES
PROJECTIONS LUMINEUSES

[gravure : un calice surmonté d’une hostie rayonnante portant le monogramme IHS, entouré de nuées et de banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR

REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION

[gravure : un ange agenouillé, les mains jointes]

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Décembre 1902 – N° 3

ABONNEMENT

FRANCE, un an, . . . 1 50 ÉTRANGER, un an. . 2 »

Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION : M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[annotation manuscrite : 3]

[page 196]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter. demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc ., doive être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

PETITE POSTE

M. l’abbé S., à M. (L.-et-G.) — Merci. Adressez-nous un exemplaire de votre ouvrage pour que nous puissions le publier. A plusieurs. — Il n’existe actuellement aucune vue de projection sur les Catacombes de Rome.

EXCELLENTES OCCASIONS A céder : 1. L’appareil n° 1 de la Bonne Presse, avec lampe à pétrole à 4 mèches, pour 35 francs. 2. Lampe à alcool, le Bayard, dernier modèle de 1902, avec 2 manchons, à 16 francs. 3. 35 vues en noir de la Bonne Presse, sur la Passion de N.-S.. 15 francs. 4. Cône à projeter corps opaques, tout neuf, 5 francs. 5. Lampe à Arc électrique, 25 francs. Le tout rendu franco gare. S’adresser à nos bureaux à Champtercier.

[page 197]

[tampon : DÉPÔT LÉGAL / ligne illisible / N° 75 / 1903]

Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix

L’ANGE
DES
PROJECTIONS LUMINEUSES

REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE

Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION.

[gravure : un calice surmonté d’une hostie rayonnante posé sur des nuées, avec des banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR

[gravure : un ange agenouillé, ailes déployées]

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

[gravure : statue d’un ange gardien guidant un enfant portant des fleurs]

PREMIÈRE ANNÉE
15 Janvier 1903 – N° 4

ABONNEMENT FRANCE, un an, . . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 »

Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION : M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON.

[page 198]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc . , doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

PETITE POSTE

M. l’abbé X… — Oui, nous donnerons une liste complète de vues pour un cours d’enseignement religieux. A plusieurs. — Pour que l’emploi des gaz acétylène, oxhydrique ou oxyéthérique ne donne lieu ni à des accidents ni à des mécomptes, il faut qu’on soit au préalable initié au bon fonctionnement de l’appareil par une personne entendue. Avec un peu de précaution, il n’y a aucun danger. Lorsque les ressources le permettront, l’Œuvre établira des dépôts de vues dans les principales villes de France.

Achat de Lanternes, etc. Nous engageons ceux de nos confrères et amis qui désirent acheter des lanternes de projections, vues, etc., à s’adresser à notre Œuvre, à Champtercier. Ce sera de leur intérêt et celui de l’Œuvre, à cause des conditions particulières qui sont faites.

BELLES OCCASIONS A VENDRE : Appareil complet de projection « Radiant » 30 francs. — Lampe à pétrole « Maxima » 20 francs. — Phonographe avec 16 cylindres 50 francs. — 40 cylindres chant et orchestre 50 francs. — Franco gare, S’adresser à M. l’abbé Baret. à Quct-en-Baumont (Isère). — Appareil complet de projection « Hélios », objectif muni d’un diaphragme à iris, Lampe « Maxima », le tout à l’état neuf 85 francs ; la lampe seule 25 francs. Ecrire à M. Cariteaut, curé de Ségos, par Saint-Matré (Lot).

[page 199]

NOS REVUES

Sous ce titre, nous recommandons les Revues dont le service-échange nous est fait et qui sont publiées par nos distingués collaborateurs.

L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION REVUE MENSUELLE A L’USAGE DES PERSONNES QUI S’OCCUPENT DE LA PRÉPA-RATION A LA PREMIÈRE COMMUNION ET DE LA PERSÉ VÉRANCE. — 5e année. — Rédaction : 7, avenue de l’Archevêché, Lyon. — Administration : 24, rue Charles de Muyssart, Lille. — Abonnement : 2 fr. 50.

L’ECHO DU SACRÉ-CŒUR

REVUE MENSUELLE DU CLERGÉ (2e année). Rédaction et Administration : 3, rue Dupanloup, Orléans. Abonnement ; 1 franc.

L’UNION TERTIAIRE CORRESPONDANCE MENSUELLE S’ADRESSANT EXCLUSIVEMENT AU CLERGÉ BAS-ALPIN (2e ANNÉE) Rédaction : M. le curé de Lambert, près Digne (Basses-Alpes. Communications : M. le curé d’Argentan (B.A.). Abonnement : 1 fr. 50.

Le Trait d’Union CORRESPONDANCE SACERDOTALE MENSUELLE (1re ANNÉE) Rédaction : M. l’abbé A. MARTIN, à Saint-Just-en-Bas, par Sail-sous-Couzan (Loire), Administration : Imprimerie du Sacré-Cœur, à Saint-Jean-des-Vignes, près Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire. Abonnement : 3 francs.

[page 200]

RÉCOMPENSES de CATÉCHISMES ————

Le Petit Almanach illustré des Enfants Destiné au premier âge

Prix : 0 fr 15 ; franco 0 fr, 25. — Prix de faveur pour les commandes importantes.

Jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles. Elle est recommandée tout particulièrement pour les petits catéchismes.

L’Almanach de la Première Communion

Cet Almanach est le complément du précédent. Il a été composé spécialement pour les grands catéchismes et en particulier pour les catéchismes de Première Communion. C’est une belle et édifiante publication, illustrée avec le plus grand soin et qui fera les délices des jeunes convives du Festin céleste. Prix ; 0 f. 40 c., franco. — Il est accordé des remises selon l’importance des commandes.

Librairie VIC et AMAT Charles AMAT Paris, 11, rue Cassette, 11, Paris.

[filet ornemental]

L’Enseignement de la Religion par les Projections lumineuses

Gracieux opuscule illustré et très soigné, contenant toutes les indications nécessaires pour aider les confrères à entreprendre, sans crainte, une chose nouvelle qui n’est pas sans offrir quelques difficultés pratiques. Recommandé par la presse Catholique. Prix net : 0 fr 50. Chez M. AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

[page 201]

ÉTRENNES 1903 ———— Le Petit Almanach illustré des Enfants Destiné au premier âge. Prix : 0 fr 15 ; franco 0 fr, 25. — Prix de faveur pour les commandes importantes. Jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles. Elle est recommandée tout particulièrement pour les petits catéchismes. L’Almanach de la Première Communion Cet Almanach est le complément du précédent. Il a été composé spécialement pour les grands catéchismes et en particulier pour les catéchismes de Première Communion. C’est une belle et édifiante publication, illustrée avec le plus grand soin et qui fera les délices des jeunes convives du Festin céleste. Prix : 0 f. 40 c., franco. — Il est accordé des remises selon l’importance des commandes. Libibrairie Vic et Amat Charles AMAT Paris, 11, rue Cassette, 11, Paris. [ornement typographique en frise] L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION REVUE MENSUELLE Destinée à tous ceux qui s’occupent des Enfants des Catéchismes Il est un précieux conseiller et un guide sur l’enseigne ment de la Religion. Chaque livraison se compose de 32 pages sous double couverture, paraissant le 15 de chaque mois. Ses Collaborateurs principaux sont : l’auteur des Paillettes d’Or, M. le chanoine MOUSSARD, M. le chanoine TURCAN, ancien supérieur de Grand Séminaire, M. le chanoine KNELL, curé d’une importante paroisse, M. le chanoine QUEYTAN, ancien supérieur de Petit Séminaire, M. l’abbé LAUDE, missionnaire apostolique, M. le chanoine DEBOUT. Abonnement : un an, 2 fr. 50. Lyon, avenue de l’Archevêché, 7.

[page 202]

Œuvre des Projections Catéchistiques

Directeur-Fondateur : M. le Curé de Champtercier (Basses-Alpes). L’Enseignement religieux par les Projections Lumineuses mis à la portée de tous, Riches collections de vues nouvelles sur verre, en noir et en couleurs. Apparition des scènes les plus belles et les plus touchantes de l’Histoire religieuse et Nationale. Fêtes enfantines. — Représentations artistiques et chrétiennes. Attractions merveilleuses. Phonographe — Cinématographe.

APPAREILS, VUES, PROJECTIONS PRÊT — LOCATION — VENTE Demander le Catalogue général de l’Œuvre PRIX : 20 centimes.

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IMPRIMERIE

21, Quai de l’Archevêché, 21 LYON CARTES DE VISITE à 1 fr. 25 et 1 fr. 50 le Cent (RENDU FRANCO) Tavaux de Luxe & Labeurs ordinaires Prospectus, Etiquettes Publications Périodiques [vignette : fleuron décoratif en volutes, style Art nouveau]

[page 203]

PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE

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PETIT ALMANACH ILLUSTRÉ Dédié aux enfants des Catéchismes et des Écoles. — Prix : 0.15 ; franco 0.25. — Paris, VIC & AMAT, 11, rue Cassette. C’est une jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles. Nous les recommandons tout particulièrement pour les petits catéchismes.

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PETIT COURRIER DES CATÉCHISMES PUBLICATION HEBDOMADAIRE A tous les apôtres, nous conseillons de propager ce petit journal : illustré, attreyant, pieux, il répond parfaitement aux désirs de celui qui aime l’enfance et veut lui faire un peu de bien. La série de 10 abonnements, 5 francs.

EN S’ADRESSANT : à M. le Directeur du Petit Courrier 7, Avenue de l’Archevêché, LYON

Les personnes qui désirent le recevoir par unité peuvent nous le demander ; il revient alors à 2 francs, pris isolément.

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Pour aller au Ciel, ou la Communion des neuf premiers vendredis, gage de persévérance et de salut. Vingtième édition. En un an, vingt mille brochures se sont écoulées. C’est un succès magnifique ! Le Sacré-Cœur s’est plu à propager la pieuse et si efficace dévotion du premier vendredi. Ah ! si tous les apôtres comprenaient tout ce que réserve la grande promesse et toute l’efficacité d’une telle institution, ils n’hésiteraient pas à s’en faire les ardents propagateurs. L’unité : 0.15 franco ; le 100 8.60 franco ; les 500, 36 fr. Mes meilleures Journées. Prières pour la sainte Communion, ouvrage très utile à l’enfance. — Mêmes prix.

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PARIS, VIC & AMAT, 11, Rue Cassette

[page 204]

L’Almanach de la Première Communion Pour 1903 EST SOUS PRESSE

Ses principaux rédacteurs sont : L’Auteur des Paillettes d’Or, M. le chanoine Henri Debout, M. Henri Caillaud, M. Jean des Tourelles, M. Louis de Kerlys, etc., etc. Une couverture artistique, des gravures très fines, une impression luxueuse font de cet almanach le roi et le meilleur marché de tous. Nous devons à la vérité déclarer que nous faisons de grands sacrifices pour le céder à ce prix, qui est inférieur au prix de revient. Mais le Bon Dieu veut bien se servir de nous pour Le faire connaître à ses petits convives, nous sommes trop heureux de cette faveur. Vous tous, qui propagez notre almanach, faites-le connaître, faites de la sorte aimer et apprécier l’enseignement chrétien. On fait tant aujourd’hui pour le discréditer. PRIX DE VENTE : L’unité 0 fr. 40 franco. | La douzaine 3.85 franco. Le cent, 25 fr. franco. ADRESSER LES COMMANDES A M. Charles AMAT, 11, rue Cassette, Paris. [filet ornemental] Œuvre des Projections Catéchistiques DIRECTEUR-FONDATEUR : M. le Curé de Champtercier (Basses-Alpes)

L’Enseignement religieux par les Projections Lumineuses mis à la portée de tous. Riches collections de vues nouvelles sur verre, en noir et en couleurs. Apparition des scènes les plus belles et les plus touchantes de l’Histoire religieuse et Nationale. Fêtes enfantines. — Représentations artistiques et chrétiennes.

APPAREILS, VUES, PROJECTIONS PRÊT – LOCATION – VENTE Demander le Catalogue général de l’Œuvre PRIX : 20 centimes.

[page 205]

[tampon : DÉPOT LÉGAL / Rhône / 676 / 1903]

[annotation manuscrite : 676]

Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix

L’ANGE
DES
PROJECTIONS LUMINEUSES
[gravure : un ostensoir rayonnant avec le monogramme IHS]

REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE

Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION.

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique.

PREMIÈRE ANNÉE
15 Janvier 1903 – N° 4

ABONNEMENT.

FRANCE, un an, . . . 1 50 ÉTRANGER, un an . . 2 »

Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION : M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON.

[page 206]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc . , doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : [le feuillet est déchiré : le début des lignes qui suivent manque ; texte restitué d’après le même placard, p. 20 du présent numéro] [Paiement] d’abonnements, changement d’adresses, etc., [seront envoy]ées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevê[ché, Lyon.] [Nous répon]drons directement à toutes les lettres qui [contiendront] un timbre ou une carte postale pour la [réponse.]

AVIS IMPORTANT

Afin d’accroître l’intérêt des Conférences, l’Œuvre fera faire spécialement, pour une séance particulière, les portraits de tels personnages qu’on désirerait : évêque, curé supérieur, président, général, etc., ou bien la vue du collège, etc., pour le prix exceptionnel de 1 fr. 75 chaque sujet en noir et 3 fr. en couleur. Choisir autant que possible de bonnes photographies si l’on ne peut envoyer les clichés.

Séances Récréatives

Des séances sont données à domicile ; les conditions sont indiquées par lettre. Ces séances peuvent comporter du Cinématographe, des Projections fixes et des Auditions de l’Idéal-Phonographe.

[page 207]

[tampon : DÉPÔT LÉGAL … 686 …] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix

L’ANGE
DES
PROJECTIONS LUMINEUSES

REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION.

[gravure : calice surmonté d’une hostie rayonnante portant le monogramme IHS, entouré de nuées et de banderoles] VENEZ JESUS SEIGNEUR

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Mars 1903 – N° 6

[gravure : un ange agenouillé, les ailes déployées]

ABONNEMENT. PREMIÈRE ANNÉE 15 Mars 1903 = N° 6 [gravure : statue d’un ange gardien guidant un enfant, sur un socle rocheux] ABONNEMENT. FRANCE, un an, . . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 » Numéro : 0.15 cent. — RÉDACTION : M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes) ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON.

[page 208]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc ., doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

AVIS IMPORTANT

Afin d’accroître l’intérêt des Conférences, l’Œuvre fera faire spécialement, pour une séance particulière, les portraits de tels personnages qu’on désirerait : évêque, curé, supérieur, président, général, etc., ou bien la vue du collège, etc., pour le prix exceptionnel de 1 fr. 75 chaque sujet en noir et 3 fr. en couleur. Choisir autant que possible de bonnes photographies si l’on ne peut envoyer les clichés.

Séances Récréatives

Des séances sont données à domicile ; les conditions sont indiquées par lettre. Ces séances peuvent comporter du Cinématographe, des Projections fixes et des Auditions de l’Idéal-Phonographe.

Occasion

« La Maxima » nouvelle lampe perfectionnée au pétrole, à 4 mèches, avec réflecteur : 25 francs. S’adresser à M. l’abbé Mathon, à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche).

[page 209]

[tampon avec annotation manuscrite : 686] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION. [gravure : un calice surmonté d’une hostie rayonnante marquée IHS, posé sur des nuages, avec des banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR [gravure : un ange agenouillé, en partie visible au bas de la page] Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique PREMIÈRE ANNÉE 15 Avril 1902 — No 7 [gravure : statue d’un ange gardien guidant un enfant]

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Avril 1903 – N° 7

ABONNEMENT

FRANCE, un an, . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 »

Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION :

M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[page 210]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc., doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

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L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION REVUE MENSUELLE Destinée à tous ceux qu s’occupent des Enfants des Catéchismes Il est un précieux conseiller et un guide sur l’enseignement de la Religion. Chaque livraison se compose de 32 pages sous double couverture, paraissant le 15 de chaque mois. Ses collaborateurs principaux sont: l’auteur des Paillettes d’Or, M. le chanoine MOUSSARD, M. le chanoine TURCAN, ancien supérieur de Grand-Séminaire, M. le chanoine KNELL, curé d’une importante paroisse, M. le chanoine QUEYTAN, ancien supérieur de Petit Séminaire, M. l’abbé LAUDE, missionnaire apostolique, M. le chanoine DEBOUT. Abonnement: un an, 2 fr. 50, Lyon, avenue de l’Archevêché, 7. PETIT COURRIER DES CATÉCHISMES PUBLICATION HEBDOMADAIRE

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RECOMPENSES de CATÉCHISMES Le Petit Almanach illustré des Enfants Destiné au premier âge Prix : 0 fr, 15 ; franco 0 fr, 25. — Prix de faveur pour les commandes importantes. Jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles, Elle est recommandée tout particulièrement pour les petits catéchismes. L’Almanach de la Première Communion Cet Almanach est le complément du précédent. Il a été composé spécialement pour les grands catéchismes et en particulier pour les catéchismes de Première Communion. C’est une belle et édifiante publication, illustrée avec le plus grand soin et qui fera les délices des jeunes convives du Festin céleste. Prix ; 0 f. 40 c., franco. — Il est accordé des remises selon l’importance des commandes. Librairie VIC et AMAT Charles AMAT Paris, 11, rue Cassette, 11, Paris. L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION REVUE MENSUELLE Destinée à tous ceux qui s’occupent des Enfants des Catéchismes Il est un précieux conseiller et un guide sur l’enseignement de la Religion. Chaque livraison se compose de 32 pages sous double couverture, paraissant le 15 de chaque mois. Ses collaborateurs principaux sont: l’auteur des Paillettes d’Or, M. le chanoine MOUSSARD, M. le chanoine TURCAN, ancien supérieur de Grand-Séminaire, M. le chanoine KNELL, curé d’une importante paroisse, M. le chanoine QUEYTAN, ancien supérieur de Petit Séminaire, M. l’abbé LAUDE, missionnaire apostolique, M. le chanoine DEBOUT. Abonnement: un an, 2 fr. 50. Lyon, avenue de l’Archevêché, 7,

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NOS REVUES Sous ce titre, nous recommandons ici les Revues don le service-échange nous est fait et qui sont publiées par nos distingués collaborateurs : L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION REVUE MENSUELLE A L’USAGE DES PERSONNES QUI S’OCCUPENT DE LA PRÉPA-RATION A LA PREMIÈRE COMMUNION ET DE LA PERSÉ-VÉRANCE. — 5e année. — Rédaction : 7, avenue de l’Archevêché, Lyon. — Administration : 24, rue Charles de Muyssart, Lille. — Abonnement : 2 fr. 50. L’ECHO DU SACRÉ-CŒUR REVUE MENSUELLE DU CLEGÉ (2e année). Rédaction et Administration : 3, rue Dupanloup, Orléans. Abonnement ; 1 franc. L’UNION TERTIAIRE CORRESPONDANCE MENSUELLE S’ADRESSANT EXCLUSIVEMENT AU CLERGÉ BAS-ALPIN (2e ANNÉE) Rédaction : M. le curé de Lambert, près Digne (Basses-Alpes. Communications : M. le curé d’Argentan (B.A.). Abonnement : 1 fr. 50.

Le Trait d’Union CORRESPONDANCE SACERDOTALE MENSUELLE (Ire ANNÉE) Rédaction : M. l’abbé A. MARTIN, à Saint-Just-en-Bas, par Sail-sous-Couzan (Loire), Administration : Imprimerie du Sacré-Cœur, à Saint-Jean-des-Vignes, près Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire. Abonnement : 3 francs.

LE FASCINATEUR Organe des Récréations instructives de la Bonne Presse Publication mensuelle illustrée. — Un an : 3 fr. Rédaction et Administration : 5, rue Bayard, Paris (8•).

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RECOMPENSES de CATÉCHISMES

Le Petit Almanach illustré des Enfants

Destiné au premier âge

Prix : o fr 15 ; franco 0 fr. 25. — Prix de faveur pour les commandes importantes.

Jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles. Elle est recommandée tout particulièrement pour les petits catéchismes.

L’Almanach de la Première Communion

Cet Almanach est le complément du précédent. Il a été composé spécialement pour les grands catéchismes et en particulier pour les catéchismes de Première Communion. C’est une belle et édifiante publication, illustrée avec le plus grand soin et qui fera les délices des jeunes convives du Festin céleste. Prix ; 0 f. 40 c., franco. — Il est accordé des remises selon l’importance des commandes.

Librairie VIC et AMAT

Charles AMAT

Paris, 11, rue Cassette, 11, Paris

[ornement typographique : bandeau décoratif ondulé]

L’Enseignement de la Religion

par les Projections lumineuses

Gracieux opuscule illustré et très soigné, contenant toutes les indications nécessaires pour aider les confrères à entreprendre, sans crainte, une chose nouvelle qui n’est pas sans offrir quelques difficultés pratiques. Recommandé par la presse Catholique. Prix net : 0 fr 50. Chez M. AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

[page 217]

[tampon illisible] [annotation manuscrite : 896] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION. [gravure : calice surmonté d’une hostie rayonnante marquée IHS, au-dessus de nuées portant des banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique PREMIÈRE ANNÉE 15 Mai 1903 – N° 8 [gravure : un ange agenouillé, partiellement visible] [gravure : un ange debout guidant un enfant, groupe sculpté sur un socle]

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Mai 1903 – N° 8

ABONNEMENT.

FRANCE, un an, . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 »

Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION :

M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[page 218]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc., doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

Œuvre des Projections Catéchistiques DIRECTEUR-FONDATEUR : M. le Curé de Champtercier (Basses-Alpes). L’Enseignement religieux par les Projections Lumineuses mis à la portée de tous. Riches collections de vues nouvelles sur verre, en noir et en couleurs. Apparition des scènes les plus belles et les plus touchantes de l’Histoire religieuse et Nationale. Fêtes enfantines. — Représentations artistiques et chrétiennes. Attractions merveilleuses. Phonographe. — Cinématographe. APPAREILS, — VUES, — PROJECTIONS PRÊT, — LOCATION, — VENTE Demander le Catalogue général de l’Œuvre Prix : 20 centimes. FAVEUR SPÉCIALE A titre de prime, tous les Abonnés directs de “ l’Ange ” qui feront l’achat de L’IDÉAL-PHONOGRAPHE dernier modèle 1903 perfectionné recevront 12 CYLINDRES ARTISTIQUES de la série exclusive B. P· a. choix

[page 219]

[annotation manuscrite : 1108 bis] [tampon : cachet circulaire illisible superposé au titre] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix

L’ANGE
DES
PROJECTIONS LUMINEUSES

REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION.

[gravure : un calice surmonté d’une hostie rayonnante portant le monogramme IHS, entouré de nuées et de banderoles] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR

Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Juin 1903 = N° 9

ABONNEMENT.

FRANCE, un an, . . 1 50 ÉTRANGER, un an . 2 »

Numéo : 0,15 cent.

RÉDACTION :

M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[page 220]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc . , doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

AVIS IMPORTANT Afin d’accroître l’intérêt des Conférences, l’Œuvre fera faire spécialement, pour une séance particulière, les portraits de tels personnages qu’on désirerait : évêque, curé, supérieur, président, général, etc., ou bien la vue du collège, etc., pour le prix exceptionnel de 1 fr. 75 chaque sujet en noir et 3 fr. en couleur. Choisir autant que possible de bonnes photographies si l’on ne peut envoyer les clichés.

………………………………………………………………………

Séances Récréatives

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Des séances sont données à domicile ; les conditions sont indiquées par lettre. Ces séances peuvent comporter du Cinématographe, des Projections fixcs et des Auditions de l’Idéal Phonographe.

………………………………………………………………………

FAVEUR SPÉCIALE A titre de prime, tous les Abonnés directs de ” l’Ange ” qui feront l’achat de L’IDÉAL-PHONOGRAPHE dernier modèle 1903 perfectionné recevront 12 CYLINDRES ARTISTIQUES de la serie exclusive B. P· a. choix

[page 221]

[tampon : bibliothèque, illisible] [annotation manuscrite : 1907] Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix L’ANGE DES PROJECTIONS LUMINEUSES REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE Organe de l’Œuvre des Projections Catéchistiques et SUPPLÉMENT DE L’ANGE DE LA PREMIÈRE COMMUNION. [gravure : ostensoir ou calice rayonnant avec le monogramme IHS, entouré de nuées et d’une banderole] VENEZ JÉSUS SEIGNEUR Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique PREMIÈRE ANNÉE 15 Septembre 1903 – N° 12 [gravure : un ange agenouillé, tête inclinée] Publié avec l’approbation de l’Autorité ecclésiastique

PREMIÈRE ANNÉE

15 Septembre 1903 – N° 12

[gravure : un ange debout guidant un enfant, groupe sculpté sur socle]

ABONNEMENT .

FRANCE, un an . . . 1 50 ÉTRANGER, un an. . 2 »

Le Numéro : 0,15 cent.

RÉDACTION :

M. le Curé de Champtercier (près Digne) (Basses-Alpes)

ADMINISTRATION : 21, quai de l’Archevêché, 21 — LYON

[page 222]

Rédaction et Administration

Les communications concernant la RÉDACTION : Sujets à traiter, demandes de renseignements, articles bibliographiques , etc . , doivent être adressées à M. Aillaud, curé de Champtercier, près Digne (Basses-Alpes). Les communications relatives à l’ADMINISTRATION : Paiement d’abonnements, changement d’adresses, etc., seront envoyées à l’Imprimeur, 21, quai de l’Archevêché, Lyon. Nous répondrons directement à toutes les lettres qui contiendront un timbre ou une carte postale pour la réponse.

PETITE POSTE

A plusieurs. — Les abonnements partent généralement du 15 octobre 1902 et sont toujours payables d’avance. Vous êtes donc priés de vouloir bien vous acquitter au plus tôt. Voyez notre avis à nos abonnés, contenu dans le présent numéro. — Quelques catalogues indiquent le diamètre du disque lumineux au lieu de la grandeur de la vue carrée obtenue, ce qui n’est pas du tout la même chose, le diamètre du disque lumineux sans image étant beaucoup plus grand que la vue carrée inscrite dans ce disque. Nous tenons à mettre nos abonnés en garde contre cette erreur qui pourrait leur faire croire à une puissance des objectifs beaucoup plus grande qu’elle n’est en réalité.

Achat de Lanternes, etc.

Nons engeons ceux de nos confrères et amis qui désirent acheter des lanternes de projections, vues, etc., à s’adresser à notre Œuvre à Champtercier. Ce sera de leur intérêt et celui de l’Œuvre, à cause des conditions particulières qui sont faites.

[page 223]

Œuvre des Projections Catéchistiques Sous la présidence d’honneur de Mgr Compans, missionnaire apostolique et sous le Haut Patronage de N. N. S. S. les Archevêques et Évêques ENCOURAGÉE ET BÉNIE Par S. G. Mgr HAZERA, Evêque de Digne

Directeur-Fondateur : l’abbé AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

Cette œuvre, créée conformément au vœu du Concile de Trente qui recommande d’exprimer les mystères de notre religion au moyen d’images, s’adresse spécialement aux prêtres et à tous les maîtres chrétiens désireux d’agrémenter par des projections leurs catéchismes, cours ou conférences. Les nouvelles projections catéchistiques donnent à l’enseignement religieux tant de charme et d’attrait que les enfants s’y portent spontanément et avec plaisir.

L’Ange des Projections Lumineuses Organe de l’Œuvre des projections catéchistiques et supplément de l’Ange de la Première Communion.

Nouvelle publication mensuelle illustrée, appelée à rendre service à tous ceux qu’intéresse la nouvelle forme de l’enseignement chrétien. L’Ange des Projections lumineuses a sa rédaction à CHAMPTERCIER. Abonnement : 1 fr. 50, Lyon, quai de l’Archevêché, 21.

ABONNEMEMT (L’Ange de la Première Communion) {Le Narrateur du Catéchisme }4 francs. COLLECTIF (L’Ange des Projections lumineuses )

[page 224]

SOUS PRESSE : LE Petit Almanach illustré des Enfants Pour l’année 1904 (3e ANNÉE)

Jolie petite brochure renfermant beaucoup d’illustrations, des traits charmants et des petites poésies gentilles. Elle est recommandée tout particulièrement pour les petits catéchismes. Prix : 0 fr. 15 ; franco, 0 fr. 25. — Prix de faveur pour les commandes importante. Nos abonnés peuvent profiter de leur réabonnement à l’Ange pour envoyer en même temps leur souscription à l’Almanach.

Demander le CATALOGUE GÉNÉRAL de l’Œuvre des Projections catéchistiques, qui contient de riches collections de vues nouvelles.

Prix : 20 centimes.

L’Enseignement de la Religion

par les Projections lumineuses

Gracieux opuscule illustré et très soigné, contenant toutes les indications nécessaires pour aider les confrères à entreprendre, sans crainte, une chose nouvelle qui n’est pas sans offrir quelques difficultés pratiques. Recommandé par la presse Catholique. Prix net : 0 fr. 50. Chez M. AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

[page 225]

Œuvre des Projections Catéchistiques Sous la présidence d’honneur de Mgr Compans, camérier de S. S. Léon XIII et sous le Haut Patronage de N. N. S. S. les Archevêques et Évêques ENCOURAGÉE ET BÉNIE Par S. G. Mgr HAZERA, Evêque de Digne

Directeur-Fondateur : l’abbé AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

Cette œuvre, créée conformément au vœu du Concile de Trente qui recommande d’exprimer les mystères de notre religion au moyen d’images, s’adresse spécialement aux prêtres et à tous les maîtres chrétiens désireux d’agrémenter par des projections leurs catéchismes, cours ou conférences. Les nouvelles projections catéchistiques donnent à l’enseignement religieux tant de charme et d’attrait que les enfants s’y portent spontanément et avec plaisir.

L’Ange des Projections Lumineuses Organe de l’Œuvre des projections catéchistiques et supplément de l’Ange de la Première Communion. ……………………………… Nouvelle publication mensuelle illustrée, appelée à rendre service à tous ceux qu’intéresse la nouvelle forme de l’enseignement chrétien. L’Ange des Projections lumineuses a sa rédaction à CHAMPTERCIER. Abonnement : 1 fr. 50, Lyon, quai de l’Archevêché, 21.

ABONNEMEMT (L’Ange de la Première Communion) COLLECTIF {Le Narrateur du Catéchisme }4 francs. (L’Ange des Projections lumineuses )

[page 226]

LYON, 1, Place des Jacobins, 1, LYON

THIÉRY Aîné
& SIGRAND

Vêtements dans tous les Prix FAITS ET SUR MESURE Pour Hommes, Jeunes Gens et Enfants. CASIER POUR ANNONCES

[page 227]

L’Ange de la Première Communion REVUE MENSUELLE Destinée à tous ceux qui s’occupent des Enfants des Catéchismes Il est un précieux conseiller et un guide sur l’enseignement de la Religion. Chaque livraison se compose de 32 pages sous double couverture, paraissant le 15 de chaque mois. Ses collaborateurs principaux sont: l’auteur des Paillettes d’Or, M. le chanoine MOUSSARD, M. le chanoine TURCAN, ancien supérieur de Grand-Séminaire, M. le chanoine KNELL, curé d’une importante paroisse, M. le chanoine QUEYTAN, ancien supérieur de Petit Séminaire, M. l’abbé LAUDE, missionnaire apostolique, M. le chanoine DEBOUT. Abonnement: un an, 2 fr. 50, Lyon, avenue de l’Archevêché, 7.

PETIT COURRIER DES CATÉCHISMES
PUBLICATION HEBDOMADAIRE

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Voulez-vous intéresser vos enfants au Catéchisme, leur procurer de douces satisfactions et des primes nombreuses ? Abonnez-les à ce cher petit Journal.

Direction : 7, Avenue de l’Archevêché Lyon

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Le Petit Courrier des Catéchismes organise un grand concours avec plus de mille francs de prix.

On remarquera aussi que sa rédaction se perfectionne de plus en plus, et qu’aujourd’hui il fait un bien considérable auprès de ces chers petits que l’on s’efforce d’arracher à l’influence chrétienne.

ABONNEMENT : 50 cent., soit 5 fr. la série de Dix On ne divise pas les séries.

[page 228]

L’Enseignement de la Religion par les Projections lumineuses ……………………… Gracieux opuscule illustré et très soigné, contenant toutes les indications nécessaires pour aider les confrères à entreprendre sans crainte une chose nouvelle qui n’est pas sans offrir quelques difficultés pratiques. Recommande par, la presse catholique. Prix net: O fr. 50. Chez M. AILLAUD, curé de Champtercier (Basses-Alpes).

LE BAYARD Appareil de Vulgarisation Le plus apprécié et le plus répandu des appareils de projection. Objectif combinais. Petzwal de 43,52 en verre d’Iéna CONDENSATEUR DE 1o3mm Prix en boîte tôle fermant à clé : 65 francs.

[gravure : appareil de projection Le Bayard, vu de trois quarts avec sa cheminée et son objectif]

[gravure : lanterne de projection portant les inscriptions « MAISON DE LA BONNE PRESSE » et « LE BAYARD », signée DIETRICH]

Prix de l’appareil BAYARD dernier modèle 1903 avec accessoires : Complet en boîte avec condensateur, objectif, châssis porte-vues et lampe à pétrole n° 10 à quatre mèches. . . . . . . . . 80 fr. Complet en boîte, avec condensateur, objectif, châssis porte-vues. Support pour bec Auer et chapeau spécial . . . . . . . . 80 fr. Complet en boîte, avec condensateur, objectif, châssis porte-vues, lampe à alcool « Bayard » et chapeau spécial . . . . . . . . 92 fr. 50 Conditions exceptionnelles pour les Abonnés de l’ANGE. S’adresser directement à Champtercier.


For the story of this journal, the society behind it, where its slides came from and how it stands in relation to the arrival of cinema, see my introduction to L’Ange des projections lumineuses.

Page images: Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France. BnF shelfmark D-72088 (BIS); ISSN 2273-6220.

Facsimile: all 198 pages as a single PDF (20 MB). Journal content only — the library’s banner, conditions-of-use and inventory leaves are removed, so PDF page n is journal leaf n throughout.


How this transcription was made

Source

The ten issues of L’Ange des projections lumineuses held by the Bibliothèque nationale de France were digitised by the library from its own copy, shelfmark D-72088 (BIS). The journal was published at Champtercier (Basses-Alpes) by the Œuvre des projections catéchistiques and printed at Lyon, 21 quai de l’Archevêché. The BnF volume holds numbers 1–9 and 12 of the first year; numbers 10 and 11 (July and August 1903) are absent from its holdings, and I have not located copies elsewhere. Seven issues were taken from Gallica’s PDFs. The February, March and April 1903 issues were assembled from the BnF’s IIIF image service at native resolution.

Transcription

The text was transcribed from the page images on 10 September 2026 by a vision language model — Anthropic’s Claude Opus 5 — working on overlapping half-page tiles so that no part of any page was reduced below the resolution of the original scan. The script that did it is published with this edition.

The model was never shown the BnF’s own optical character recognition. That independence applies to the initial transcription only: the correction pass described next used the BnF text as a prompt for where to look.

Checking

The transcription was then compared, word by word and by machine, against the text layer the BnF supplies with its PDFs. 1,864 disagreements were found across the 150 pages for which a BnF text layer exists. Every disagreement was classified automatically: 1,516 substantive, 129 of accentuation, 118 of ligature only, 95 of word division, and 10 arising from Gallica’s own catalogue matter.

Candidate errors were then checked selectively, not exhaustively, against the page images. 62 of the 129 accentuation cases were examined directly; the substantive class was sampled rather than worked through. Eight readings were corrected as a result. A separate audit for digital artefacts — Unicode confusables, control characters, duplicated words, unmatched brackets, and figures mis-read as letters — produced a further 50 corrections. Every correction is recorded, with its evidence, in the accompanying corrections log.

This is machine transcription with editorial checking. It has not been proofread cover to cover against the original, and should not be described as though it had.

The comparison is also not symmetrical, and should not be described as though it were. The BnF’s character recognition of this printing is poor — it reads Curé as “Gliré”, Champtercier as “Çliamptèncier”, la manette as “lanianette” — and in the great majority of disagreements the machine-read text was the wrong one. Of the sixty-two accentuation cases examined directly against the page, fifty-four confirmed the reading given here. The comparison served as an error-detection aid, not as a second authoritative reading.

It also needs saying that the journal’s own accentuation is irregular, and that the irregularity is preserved here rather than tidied away. The printing gives Église and RÉDACTION with their accents but Evêques and EGYPTE without; it sets l’Evêque and l’Evèque on the same page, Économie unaccented in one line and VARIÉTÉ accented in another, and it occasionally puts a grave where French has no business having one — mùri, Saòne-et-Loire, Revue dù. BnF’s optical character recognition silently regularises much of this. Where the two sources differ over an accent, the page itself decided the matter.

The February, March and April 1903 issues — 48 pages — have no BnF text layer and could not be cross-checked. They rest on a single reading and are identified as such.

Conventions

  • Spelling, accentuation, capitalisation and punctuation follow the page, including where the printing is inconsistent with itself. The journal accents some capitals (Église, RÉDACTION) and leaves others bare (Evêques); each is given as set.
  • The œ and æ ligatures are given as printed.
  • Word division. Words divided solely at the end of a printed line have been rejoined; lexical hyphens have been retained (Basses-Alpes, Saône-et-Loire). The per-page source files preserve the printed line breaks and their hyphens; the reading edition rejoins them. Both forms are published, and they differ only in this respect.
  • Running heads, page numbers, and the Gallica digitisation stamps and library marks are omitted. The Gallica banner and conditions-of-use leaves, the BnF inventory page, the microfilming target card and the blank leaves are not part of the journal and are not transcribed; they are listed separately. The edition therefore runs to 198 pages of journal content.
  • Illustrations, ornaments and blank pages are noted in square brackets in the position they occupy on the page.
  • Figures. The journal sets old-style figures, in which the zero resembles a small o and the one an i. These are transcribed as the digits they are.
  • Readings that could not be established with confidence are marked [?] in the text. One such reading remains, a damaged sort in a page reference in the September number.
  • Two levels of note are published. unresolved-readings.csv is the apparatus: 137 entries recording readings that remain doubtful or where an editorial decision was made. production-notes.json is the complete, uncurated log the transcription workflow produced — 1,382 entries, most of them recording tile edges, crop boundaries, ornament descriptions and questions of typographic form. It is provenance documentation, not an apparatus, and is labelled as such.
  • Where a leaf is torn and the text lost with it, the missing words are supplied in square brackets from a parallel setting elsewhere in the same issue, and the restoration is noted at that point. This occurs once, on p. 32 of the September number.
  • All editorial matter is in square brackets. Nothing in square brackets appears on the page.

Editorial status

This is a readable transcription preserving the original spelling, punctuation, capitalisation and accentuation, with the limited normalisations described above — rejoined line-end word division, omitted running heads and library marks, supplied page markers, and descriptive notes for illustrations. It is not a diplomatic transcription and does not reproduce lineation or typography.

Disclosure

This transcription was produced with AI assistance, as described above: a vision language model performed the reading, and the checking, classification and correction described here were carried out on that output. The method is stated in full so that anyone relying on the text can judge it.

Rights

The journal text is in the public domain. Bill LeFurgy’s editorial note, annotations, arrangement and other original editorial contributions are licensed under CC BY 4.0. No copyright is asserted over the underlying public-domain text.

Page images are reproduced under the Bibliothèque nationale de France’s conditions for non-commercial and academic reuse, which require the credit line Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.


Cite This Transcription

Please cite the deposited edition by its DOI rather than this page address. The deposit carries the same text together with the editorial note, the per-page source files, the apparatus of unresolved readings and the full correction log.

Œuvre des projections catéchistiques, and Bill LeFurgy (ed.). L’Ange des projections lumineuses: Transcription of the Ten Issues Held by the Bibliothèque nationale de France, 1902–1903. Version 1.0. Zenodo, 2026. https://doi.org/10.5281/zenodo.22713669

Deposited with Zenodo on 11 September 2026. The version DOI above cites this version; the concept DOI 10.5281/zenodo.22713668 always resolves to the most recent one. The journal text is in the public domain; the editorial note, annotations and arrangement are licensed CC BY 4.0.

Part of a collection. This transcription belongs to a series of primary sources transcribed in full — see Silent Film and Jazz Age Culture: Primary Sources, Transcribed in Full.